Rome

Chapelles de Sta Maria Sopra Minerva

Elle était autrefois le siège de la confrérie de l’Annonciation, et fut commandée par le cardinal Juan de Torquemada, issu de l’ordre dominicain, dont la famille eut par la suite un rôle important dans l’Inquisition. Ici, le nom de Torquemada est associé à l’une des plus célèbres confréries pieuses de Rome, qui regroupe religieux et riches donateurs. Elle avait pour fonction de doter les filles pauvres en vue de leur mariage. C’est la raison pour laquelle le tableau que vous voyez au dessus de l’autel représente la Vierge tenant une bourse. En faisant face à la grille de la chapelle, nous voyons un tombeau sur le mur de gauche. C’est celui du pape Urbain 7, mort en 1590, et qui[…]

L’architecture de l’ensemble

L’ensemble des murs et des voûtes est recouvert de peintures décoratives aux tons chatoyants. Ce sont là des peintures néogothiques du 19ème siècle, c’est-à-dire une imitation romantique des peintures décoratives du Moyen Age. Elles ont pour but de redonner à l’église un aspect plus médiéval et coloré. En outre, l’église renferme quelques œuvres intéressantes que nous allons découvrir. Tout le long des deux nefs latérales se succèdent une série de petites chapelles, autrefois privées, et qui appartenaient à des familles ou à des confréries. Chacune renferme un ou plusieurs tombeaux de religieux , de riches bourgeois et d’aristocrates, ainsi que de nombreux papes. Observons-les, cet ensemble constitue un remarquable musée des tombeaux romains du Moyen Age et de la Renaissance.

La Voûte gothique

Nous découvrons la nef, espace tout en longueur où se tiennent les fidèles. Cette nef est divisée en trois parties par deux rangs de colonnes latérales, créant ainsi deux nefs latérales et une large nef centrale. Levons les yeux. On voit une voûte faite du croisement de deux arcs, appelés ogives en architecture. Ces arcs sont comme soudés en leur lieu de rencontre par une pierre : la fameuse « clef de voûte ». Elle nous indique clairement qu’il s’agit d’une voûte de style gothique, fait suffisamment rare à Rome pour être relevé. Cet art gothique, style venu du Nord de l’Europe, a peu pénétré en Italie et pratiquement pas en Italie du sud. Les italiens sont restés plus fidèles

L’église Santa Maria sopra Minerva

Tournons-nous maintenant vers la façade de l’église Santa Maria sopra Minerva. Extrêmement sobre et classique, elle ne fut édifiée qu’en 1453, et achevée seulement au 17ème siècle. Une série de marques indiquent, sur la façade, le niveau des crues du Tibre avant sa canalisation au 19ème siècle. Le fleuve monta parfois jusqu’à 20 mètres dans cette plaine du Champs de Mars, la plus basse de Rome. Dans l’ensemble, reconnaissons-le, cette façade n’offre pas grand intérêt, et ne prépare en rien à la surprise que nous aurons en découvrant la nef de l’église en y pénétrant. Entrons

La place de la Minerve

Nous nous trouvons maintenant sur la Piazza della Minerva, la Place de la Minerve. Dans l’Antiquité s’élevait ici un temple dédié à Minerve, déesse de l’intelligence et des arts. L’emplacement du temple est occupé aujourd’hui par l’église dont la large façade blanche s’élève sur tout un côté de la place. C’est l’église Santa Maria sopra Minerva, « Sainte-Marie-sur-Minerve». Le peuple romain a de la mémoire, et nul n’ignore que Marie s’est simplement substituée ici à la déesse Minerve. Observons tout d’abord l’obélisque au centre de la place. Cet obélisque égyptien provient de l’entrée d’un autre temple qui se trouvait dans ce quartier, le temple d’Isis et de Serapis. Ces divinités d’origine égyptienne, étaient très vénérées dans la Rome impériale. N’oublions

La Via del Cestari

Tournons maintenant le dos aux 4 temples et traversons le Corso Vittorio Emmanuele II. Là, nous ferons 20 m sur notre droite et nous emprunterons la Via del Cestari, longue rue droite qui s’ouvre face à nous. D’une longueur de 250 mètres, elle nous mènera directement sur la Piazza della Minerva, marquée en son centre d’un obélisque juché sur un éléphant. Marchons ensemble dans cette rue Del Cestari. Vous y remarquerez des magasins de vêtements et d’ornements pour prêtres et religieux. Le quartier du Panthéon, où nous nous trouvons est, avec le « Borgo Pio », quartier du Vatican, l’un des deux grands quartiers consacrés à ce type de commerce. Le magasin le plus typique est Gamarelli, qui se trouve

La place de Largo Torre Argentina

Nous sommes maintenant sur la place nommée « Largo Torre Argentina. » A notre gauche, s’ouvre, en contrebas, une grande aire archéologique. Appuyons-nous à la rambarde qui borde cette aire archéologique. Nous y voyons les restes de quatre temples antiques: ils ne sont certes pas les plus spectaculaires de Rome, mais ils figurent parmi les plus anciens. Ils sont nommés par les lettres «A », « B », « C » et «D». En faisant courir notre regard du temple le plus proche de nous vers celui qui se trouve au fond de l’aire archéologique, nous voyons, dans l’ordre le temple D, suivi du temple C. ensuite suivent les restes des temples B de plan circulaire et enfin le temple

La Fresque de la voûte de la nef

Tournons maintenant le dos à l’autel de saint Ignace. Face à nous s’élève un autre autel, précédé d’une balustrade surmontée de magnifiques anges de bronze. Il est dédié à saint François Xavier, l’un des premiers compagnons de saint Ignace. D’origine espagnole, comme Ignace, il fut le grand évangélisateur de l’Inde et du Japon. Son corps repose dans la ville indienne de Goa. Sur l’autel de cette chapelle repose un reliquaire contenant le bras droit du saint, bras qui, dans la dévotion baroque, baptisa et bénit nombre habitant d’Inde et du Japon. Et maintenant, observons la fresque de la voûte de la nef. Et pour ce faire, retrouvons-nous au milieu de l’allée centrale. Là,, vous verrez, sur le sol de la

Le Baroque

Mais qu’est-ce que le baroque exactement ? Disons qu’il s’agit d’une forme artistique qui s’épanouit en peinture, en sculpture, en architecture, en musique, et même, d’une certaine façon en littérature, pendant tout le 17ème siècle. Ce style est fait de contrastes, de déséquilibres, d’exagérations dans l’ornementation, de théâtralisation du sujet. Le mot « baroque » provient d’un terme de joaillerie portugais, « barocco », qui désigne une perle irrégulière, aux formes étranges. Nous pourrions même dire qu’elle présente une certaine forme de laideur. Des caractéristiques qui la rendent rare, et donc précieuse. En art, le mot baroque désigne un style fait de contrastes et de théâtralité. Il y a aussi une manière baroque de penser et de s’exprimer. L’art baroque

L’église du Gesù

Le grand bâtiment que vous voyez à droite de l’église est donc la maison mère de l’ordre. A l’origine, on y trouvait une petite église, édifiée dès 1540. Elle a disparu depuis. L’église qui se dresse aujourd’hui devant nous fut inaugurée en 1582. C’est le cardinal Alexandre Farnèse qui en finança la construction. Et il imposa son propre architecte, Vignole. Mais la façade elle-même, dernière construite, fut réalisée par l’architecte Giacomo della Porta. Observons bien cette façade, elle est considérée comme un élément artistique important dans la transition entre l’art de la Renaissance et l’art baroque. Lorsqu’on la regarde dans son ensemble, l’impression qui domine pourrait se définir en trois mots : ampleur, sobriété, unité. Pour mieux comprendre ce qui

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