Reims

Salle de Guerre

Le lundi 7 mai 1945 à 2 h 41, dans une salle du Collège Moderne et Technique de Reims, où était installé le Quartier Général d’Eisenhover, commandant suprême, les forces alliées mettent fin à une guerre de plus de cinq ans en obtenant la capitulation des armées de terre, de mer et de l’air du IIIème Reich. La nouvelle est annoncée ensuite simultanément dans les capitales alliées le 8 mai 1945 à 15 heures. La salle de la signature, connue sous le nom de Salle de Guerre, a depuis été transformée en un musée de la Reddition, qui a fait l’objet de réaménagements en 2008 et doit rouvrir ses portes au printemps 2009.

Ancien collège des Jésuites

Splendide et sobre ensemble architectural construit entre 1616 et 1678, ordonné autour de deux cours distribuées de chaque côté de la chapelle. L’ancien collège des Jésuites comprend une magnifique bibliothèque, également du XVIIe, ainsi qu’un réfectoire orné de boiseries et de peintures de Jean Hélart retraçant la vie de Saint Ignace de Loyola et de Saint François-Xavier, l’ancien collège des Jésuites abrite, outre une exceptionnelle collection de meubles régionaux, le Planétarium de la Ville et le FRAC Champagne-Ardenne. C’est également un centre culturel présentant régulièrement des expositions temporaires.

Cryptoportique gallo-romain

Il faut s’imaginer que la salle souterraine actuellement accessible du cryptoportique gallo-romain de Reims ne constitue que l’une des trois ailes qui composaient le monument à l’origine et que cette triple galerie ne représentait elle même qu’un des éléments d’un ensemble bien plus vaste : le forum de Durocortorum. La galerie que vous visiterez s’étend sur 60 mètres de longueur et 9,50 mètres de largeur. Elle est divisée en deux vaisseaux séparés par une rangée de piliers et couvertes de voûtes d’arête en plein cintre. Les murs sont construits en petit appareil, classique à cette époque, alors que les voûtes sont faites d’un béton de tuileau, coulé sur coffrage. Le mur oriental, celui auquel sont adossées les boutiques extérieures est

Hôtel de la Salle

L’actuel Hôtel de La Salle fut édifié à partir de 1545 par Henri Choilly, bourgeois de Reims, enrichi dans le négoce du drap, et porta plusieurs noms, Hôtel des Sacqs de la Hérissandière, Hôtel de la Cloche Perce, avant de prendre, en 1609, celui de ses nouveaux propriétaires. C’est là que naquit, en 1651, Jean-Baptiste de La Salle. Devenu le siège social des biscuits Fossier, il fut bombardé pendant la première guerre mondiale, mais conserve encore aujourd’hui sa façade sur cour et sa tourelle d’escalier construites en 1556-1557.

Musée Saint-Rémi

Musée d’histoire et d’archéologie de la ville de Reims, le musée Saint-Remi est installé dans l’ancienne abbaye royale bénédictine. Vous pourrez y visiter la salle capitulaire médiévale, mais aussi les éléments refaits au XVIIIe siècle, notamment le cloître et l’escalier d’honneur. Dans les salles, les collections sont d’abord consacrées à l’histoire du site et de l’abbaye. Vous y trouverez notamment des mosaïques gallo-romaines, mais aussi la grande tenture de chœur de saint Remi, tissée au XVIe siècle. Une dernière salle, enfin, vous entraînera dans un tout autre domaine, celui de l’histoire militaire de la ville et de la région.

Hôtel de Ville de Reims

En 1627, grâce au remboursement d’une dette importante contractée par le duc de Guise pendant la Ligue, les édiles rémois confient à Jean Bonhomme la construction de leur Hôtel de Ville, commençant par la construction du pavillon d’angle, achevé dès 1628. Après quoi les travaux continuent par la façade, dont les décors sont confiés au sculpteur Nicolas Jacques. Les travaux, interrompus faute d’argent en 1636, laissent un édifice inachevé, allant du pavillon d’angle au pavillon central. En 1880, Narcisse Brunette élève, dans le respect du parti initial, la seconde aile. Incendié en 1917, l’Hôtel de Ville est entièrement reconstruit, seule la façade conservant son aspect d’origine. C’est un incontournable à voir à Reims.

Musée Saint-Denis

Fondée en 1794 à partir des saisies révolutionnaires opérées sur les biens des émigrés et des collectivités religieuses, la collection du musée des Beaux-Arts de Reims, ou musée Saint-Denis, fut d’abord installée dans l’Hôtel de Ville. Durant le XIXe siècle, dons et legs de collectionneurs privés, dépôts de l’Etat et achats de la Ville complétèrent progressivement ce fonds. La Ville acquit, en 1908, le grand séminaire désaffecté installé dans les bâtiments de l’ancienne abbaye Saint-Denis, pour y transférer le musée. C’est cet emplacement qu’il occupe encore aujourd’hui et qui correspond en partie au palais abbatial du XVIIIe siècle, remanié au XIXe siècle. Vous y admirerez tout particulièrement les peintures du XXe siècle, de Gauguin à l’abstraction de l’après-guerre, mais aussi

Cave Veuve Clicquot-Ponsardin

Le 23 octobre 1805, Barbe Nicole Clicquot, née Ponsardin a 27 ans lors du décès de son mari, qui lui laisse une Maison de champagne créée 33 ans auparavant et produisant 100 000 bouteilles annuellement. Elle devient la première femme à diriger une Maison de champagne et une des premières femmes d’affaires de l’époque moderne. À sa mort en 1866, la Maison commercialise 750 000 bouteilles et expédie sa production dans de nombreux pays. Depuis, la marque s’est imposée non seulement comme l’une des grandes maisons de Champagne, mais aussi comme un modèle dans l’exploitation, notamment dans le domaine de l’agriculture raisonnée.

Cave Taittinger

L’emplacement même de la maison Taittinger est historique : c’est là que se trouvait probablement la première église chrétienne de Reims, vers 370. En 407, elle accueillit le corps de Saint Nicaise. En 1211 l’architecte Hugues Libergier y construit une nouvelle église, plus aérienne, aux vitraux exceptionnels. Transformée en prison à la Révolution, l’église tomba peu à peu en ruines jusqu’à son acquisition en 1939 par la maison Taittinger, qui installa ses caves dans les anciens celliers monastiques, reliés ensemble par des tunnels creusés dans la craie.

Cave Ruinart

Classées au titre des Monuments historiques depuis 1931, les caves Ruinart sont, comme leurs consœurs, installées dans des crayères. Mais ici, c’est la plus ancienne des maisons de Champagne, fondée en 1729 par Nicolas Ruinart, que vous visiterez. C’est en 1760 que la maison Ruinart s’installa à Reims, sur les crayères de la Butte du Moulin-de-la-Housse. Elle fut la première à faire usage de ces anciens puits d’extraction de la craie, afin d’y élaborer ses vins de Champagne. Alors qu’au XVIIIe siècle ces puits-trous d’une profondeur de 35 mètres paraissaient plutôt dangereux, menaçaient de s’effondrer et n’avaient guère de destination utile, la maison sut rapidement en tirer avantage. Elle y stocka d’abord ses bouteilles, puis en 1820, elle entreprit de

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