Prague

La maison de la vierge

Nous pouvons nous diriger maintenant vers l’entrée du sanctuaire. Empruntons alors l’escalier installé sur le côté gauche de la terrasse, lorsque nous regardons le Notre Dame de Lorette. De là, nous pourrons rejoindre l’entrée principale de la Lorette. Entrons maintenant à l’intérieur du sanctuaire. La billetterie se trouve juste à gauche sous le porche d’entrée. L’intérieur du sanctuaire se présente comme une vaste cour enveloppée par un portique faisant office de promenade. Au centre de la cour, nous voyons un monument surprenant, une sorte de cube en pierre recouverte de reliefs sculptés. Il s’agit de la réplique de la “Casa Santa de Loreto”, la Maison de la Vierge, le cœur idéologique de Notre-Dame-de-Lorette. Pour y accéder, il faut s’engager sous[…]

Le Sanctuaire de Notre-Dame -de-Lorette

Faisons maintenant demi tour et découvrons un autre chef- d’œuvre de l’architecture pragoise : Notre-Dame-de-Lorette. On ne peut pas dire que les deux bâtiments se ressemblent, mais tous les deux sont pourtant baroques ! D’abord, intéressons-nous à l’origine de ce lieu. Le sanctuaire de Notre-Dame-de-Lorette tire son nom d’une ville d’Italie, Loreto, située près d’Ancône sur l’Adriatique. Selon la tradition, en 1294, la maison de la Vierge y aurait été transportée miraculeusement par les anges depuis la Palestine… Loreto devint dès lors un des plus importants lieux de pèlerinage d’Occident. Puis le temps passe et nous voici au 17e siècle où la recatholisation de la Bohême est engagée. La liturgie des saints et le culte de la Vierge Marie prennent

Le Palais Cernin

Dans notre dos se trouve le passage par lequel nous avons quitté Strahov. Devant nous, c’est la place de Pohorelec transformée en parking. De l’autre côté du parking se trouve un long bâtiment avec des arcades : ce sont les seules arcades de la place. Traversons la place pour nous rendre sous ces arcades, de l’autre côté de la place de Pohorelec. De là, prenons alors sur la droite et marchons sous les arcades jusqu’à la rue Lorentska. La rue Lorentska est juste dans le prolongement des arcades et nous conduira tranquillement jusqu’à la Lorentanske Namesti, la Place de Lorette. Nous sommes maintenant sur le bord de la place de la Lorette, un des plus beaux lieux de Prague. Elle

Vers la Place de Pohoreleç

Nous sommes à la sortie de la bibliothèque. Continuons tout droit en longeant le portail principal de Notre-Dame-de-l’Assomption, puis tournons à droite pour longer le mur du corps de l’église. Continuons à marcher vers le fond de la place, toujours en suivant le corps de l’église sur notre droite. Passons le clocher, avant de rejoindre, tout au bout, le mur qui ferme la cour de Strahov. À gauche, dirigeons-vous vers le portail en fer forgé qui perce ce mur, un panneau indiquera la direction “Panorama”. Nous laisserons le restaurant “Bella Vista” sur notre droite et descendons jusqu’à la prochaine entrée sur notre droite. Nous serons alors arrivés à la terrasse de Strahov où se trouve l’une des plus belles vues

La salle de Philosophie

Revenons sur nos pas et allons admirer la Salle de Philosophie, qui est située en face de l’entrée dans ce long corridor. Cette salle doit son nom à sa collection d’ouvrages, plus de 50 000 exemplaires, consacrés à la philosophie, l’histoire, la philologie. Son histoire est très intéressante. On rapporte que la salle fut réalisée grâce à la stratégie du rusé Vaclav Mayer, l’abbé de Strahov, sous le règne de Joseph 2 en 1783. Dans le but d’unifier l’Etat, l’empereur avait décidé la sécularisation des couvents, c’est-à-dire leur passage du domaine de l’Eglise à celui de l’Etat. Soucieux d’y échapper, Vaclav Mayer, par ailleurs franc-maçon, confie à un architecte, Ignac Palliardi, le soin de réaliser la nouvelle façade extérieure de

La salle de théologie

Avançons. La première salle, celle consacrée à la Philosophie se trouve dans le corridor juste en face de la porte d’entrée. Nous la verrons tout à l’heure. Pour l’instant, prenons ce corridor sur la gauche et allons tout au fond, à une cinquantaine de mètres environ, où se trouve la salle de Théologie. Sur le chemin, nous verrons, le long des murs, des vitrines qui exposent des coquillages, des fossiles, des minéraux et même une dent de nerval. La collection date du 18e siècle et n’est pas sans évoquer les “kunstkammer”, ces “cabinets de curiosité”, très en vogue en Europe depuis la Renaissance et dans lesquels les objets les plus hétéroclites mais aussi les plus rares étaient rassemblés . Une

Façade

Regardons bien cette façade : la sévérité y est certes présente, mais la fantaisie aussi. L’austérité : nous pouvons la remarquer dans l’organisation simple de la façade. Elle est faite de grands pilastres. Les pilastres sont ces grandes colonnes qui couvrent plusieurs étages, 2 généralement. Ils ont tendance à écraser le reste de la façade et le reste c’est quoi : tout simplement, au-dessus des pilastres, une frise classique, et le tout est couronné par un tympan incurvé et décoré d’un grand médaillon représentant l’empereur Joseph 2. Et la fantaisie, où se niche-t-elle nous direz vous? Regardons les fenêtres : elles sont animées par des guirlandes et des fleurs rubanées. C’est une petite touche. Ou encore, ce portail d’entrée assez

La Bibliothèque de Strahov

En sortant, prenons à gauche pour aller vers l’entrée de la fameuse bibliothèque des prémontrés. Tout d’abord, il faut se dire que la présence d’une bibliothèque dans un monastère n’a rien de surprenant. C’est même une règle. L’étude a toujours été l’une des prérogatives essentielles de la vie monastique. Les prémontrés ne font pas exception. On peut même affirmer que l’image de cet ordre fut toujours étroitement associée à l’étude, mais aussi au raffinement et à l’art. Car les prémontrés furent de grands mécènes. L’abbaye de Strahov ne trahit pas ce constat ; bien au contraire, elle le confirme. En effet, dès 1143, soit à peine trois ans après sa fondation, le couvent était déjà célèbre pour sa bibliothèque. Bien

L’Eglise Notre-Dame-de-l’Assomption

Nous pouvons avancer maintenant vers l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, dont on distingue la façade, au fond de la cour, juste en face de nous. En regardant attentivement cette église, on ressent à la fois une impression de nouveau et d’ancien. En fait, au 12e siècle, l’église était une basilique romane. Son aspect actuel est le fruit de remaniements successifs gothique, renaissance, et baroque. Regardez, c’est une façade somme toute sobre, composée de deux niveaux, mais toute la décoration se concentre au niveau du portail. Ce portail en pierre est couronné par une niche dans laquelle se trouve une statue de la Vierge Marie en prière et vénérée par deux anges agenouillés à ses pieds. Sa tête est cernée par une auréole étoilée,

L’Eglise Saint-Roch

Nous pouvons maintenant entrer dans la cour de Strahov où sont réunis les différents bâtiments qui composent l’abbaye. Avançons-nous de quelques mètres au centre de la cour vers une colonne votive encore dédiée à saint Norbert. Sur notre gauche, il y a une petite église. Il s’agit de l’église Saint-Roch. A notre droite, des bâtiments conventuels, et au fond, au-delà de la colonne votive et d’un bouquet d’arbres, l’Eglise Notre-Dame-de-l’Assomption et la Bibliothèque du couvent que nous allons visiter. Avant de continuer notre promenade, un petit mot sur l’église Saint-Roch qui se trouve donc sur notre gauche, quand nous avons l’entrée dans le dos. C’est à l’empereur Rodolphe 2 de Habsbourg que l’on doit cette petite chapelle votive dédiée au

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