Marrakech

L’histoire du palais Bahia

Alors justement, parlons-en de ce palais. Il a été édifié sous les règnes complexes de Moulay abd er rahman et de ses successeurs à la fin du 19e siècle. Cette période marque le début de l’ère coloniale et est extrêmement tendue, et en particulier les rapports entre Moulay Abd er rahman et la France. Alors certes, il reçoit le peintre Delacroix mais il se laisse entraîner dans la guerre contre la France avec Abd el Kader. Incapable de maintenir ses positions, il sera contraint de livrer Abd el Kader et devra accepter la main mise de plus en plus nette non seulement de la France, mais aussi de l’Espagne sur le Maroc. Et ses successeurs Moulay Hassan, et Moulay Abdelaziz[…]

Les Alaouites

Depuis la porte bab Berrima, nous allons maintenant nous rendre au “palais de la Bahia”. Pour cela, soyons sur la place des ferblantiers et tournons le dos à la porte “Bab Merrima”. Vous y êtes ? Bien, alors, quand vous tournez le dos à la porte bab Berrima, allez sur votre droite et longez la place des ferblantiers. A quelque mètres devant nous se trouvent les maisons du mellah, l’ancien quartier juif. Une grosse maison en particulier est repérable, car elle est devenue un restaurant touristique qui porte le nom de “Douirya”. La porte de ce restaurant se trouve sous un portique. Quand vous êtes dos à la porte du restaurant “Douirya”, sous le portique, vous prenez à votre droite.

Le palais du Badi

Vous passez la porte “Bab Berrima” et immédiatement après l’avoir franchie, vous tournez à droite et vous apercevez devant vous un long couloir qui mène à l’entrée du palais Badi. Nous voici devant l’entrée du Palais du badi. Le premier bâtiment à ciel ouvert par lequel nous sommes passés pour entrer servait autrefois de mosquée. Nous sommes maintenant dans une vaste cour de forme rectangulaire où sont creusés quatre bassins. Sur notre gauche, à l’angle Est de la cour, un escalier permet d’accéder à une terrasse. Et de là nous pourrons voir l’ensemble des constructions. En chemin, commençons déjà à parler du “Palais du Badi”. “El Badi” signifie en arabe “l’incomparable”. Ce nom lui a été donné à cause de

La place des ferblantiers

Après avoir vu ce mausolée, retrouvons-nous dans le jardin. Nous allons maintenant sortir des tombeaux et nous diriger vers la place des ferblantiers. Pour cela, revenons sur nos pas jusqu’à la porte bab agnaou. Voilà. Nous sommes de retour à la porte Bab agnaou. Lorsque nous lui tournons le dos, effectuons un quart de tour vers la droite et longeons le mur de la Kasbah sur environ 150 mètres, jusqu’à ce que le mur s’arrête pour tourner à droite. Au bout du mur, tournez à angle droit vers la droite pour prendre la rue Arset el Maach qui nous emmène à la “Place des Ferblantiers”. À mi-chemin, à la hauteur d’une chicane, se trouve un moulin à épices qui parfume

La tombe de Lalla Messaouda.

Avant de quitter ce mausolée, jetons un coup d’œil dans la troisième salle, dite salle des niches. Elle est joliment décorée elle aussi, puis retrouvons-nous dans le jardin. Du jardin, nous pourrons maintenant pénétrer dans l’autre mausolée qui est sur la gauche en sortant du mausolée que nous venons de voir. Plus petit que le précédent, il a été embelli par Ahmed le victorieux pour abriter la tombe de sa mère Lalla Messaouda. Une fois entré, vous remarquerez la forme architecturale particulière : la salle est entourée de deux galeries en retour. Mais le type de décor utilisé est le même que dans le grand mausolée que nous venons de visiter. Revenons sur les principaux motifs décoratifs pour les approfondir

La salle des colonnes

Ressortons de la salle de prière. Tout de suite en sortant, tournons à gauche pour trouver à quelques mètres de là, sur notre gauche, une autre porte. Cette porte étroite et basse était autrefois une fenêtre aménagée pour pouvoir entrevoir l’intérieur du tombeau d’Ahmed le Doré. Cette salle est appelée salle des colonnes, car, comme nous le voyons, la coupole centrale repose sur 12 colonnes de marbre de carrare. Nous allons décrire cette salle prestigieuse. Elle est aux colonnes de marbre. Ce marbre blanc est particulièrement abondant dans les constructions saadiennes. Les Marocains l’achetaient ou plutôt le troquaient contre du sucre. Nous avons évoqué tout à l’heure le développement des cultures de canne à sucre, et bien une grande part

Les tombeaux Saadiens

Toujours est-il que cette dynastie nous a laissé de superbes témoignages de sa splendeur, notamment ces tombeaux devant lesquels nous nous trouvons. Le lieu était déjà utilisé comme cimetière, mais ce sont les saadiens qui en ont fait une nécropole royale. Ahmed le doré est le souverain qui a le plus contribué à l’embellissement de ce lieu. Par contre, il a souffert d’abandon. En effet, au début du 18e siècle, l’un des souverains alaouites, Moulay Ismaïl, a fait fermer l’accès aux tombeaux afin que l’on ne puisse plus vénérer le souvenir de la dynastie saadienne. Et c’est seulement en 1917 que le service des antiquités à restauré et rouvert le lieu que nous allons maintenant visiter. Observons à présent ces

Histoire des Saadiens

Longeons maintenant cette façade puis tournons dans la 1re ruelle sur notre gauche. Et à gauche encore, à une dizaine de mètres se trouve l’entrée des tombeaux saadiens. Après avoir pris le ticket, retrouvons-nous dans le jardin. Nous nous trouvons à présent dans le jardin des tombeaux royaux, profitons de ces lieux pour nous asseoir quelques instants afin de comprendre quelle était cette dynastie saadienne. Parlons de ces saadiens. Les Saadiens sont à l’origine une petite puissance originaire de la région du Dra qui se trouve près de Ouarzazate. Au 16e siècle, le Maroc est en déclin. L’éclatement des tribus fait qu’il n’y a plus de pouvoir central. La pression espagnole et surtout portugaise se fait sentir, les réseaux commerciaux

La ville de Kasbah

La porte ancienne de “Bab Agnaou” s’appuie sur un long mur qui délimite une citadelle qu’on appelle la Kasbah. C’est une ville dans la ville qui contient la partie militaire et administrative de la capitale du Maroc. La Kasbah, entièrement entourée de murailles à l’origine, comprend le palais du sultan, la nécropole royale ainsi qu’une importante mosquée. Quand on est face à la Porte Bab Agnaou qu’on vient d’admirer, on trouve immédiatement à notre droite une brèche dans la muraille par laquelle passe désormais la circulation des hommes et des voitures. Prenons ce passage. Nous entrons dans la Kasbah. Nous nous trouvons dans une rue très achalandée qui nous conduit, en une centaine de mètres, à la grande mosquée du

La Medina

Nous arrivons devant une porte ancienne dénommée: “Bab Agnaou”. Parmi les étymologies possibles, cela pourrait signifier: “porte du bélier”. Toujours est-il que cette porte, “bab” en arabe, donne accès à la médina. La medina est entourée de remparts longs de 19 kms, toujours existants, et hauts de 8 à 10 m. Elle s’ouvre sur l’extérieur par 202 tours ou portes dont celle devant laquelle nous nous trouvons. Elle occupe 20% du territoire urbain de Marrakech mais regroupe 43% des bâtiments construits. C’est dire combien elle est dense. Bien sûr, elle est le lieu de commerce et d’artisanat, et c’est aussi là que se trouvent les joyaux architecturaux de la ville. Regardons maintenant cette porte. Elle est construite en pierres bleutées

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