Marrakech

La place Jamaa El Fna

Sortons donc du palais. Tournons vers la gauche dans la rue, retrouvons le passage couvert et la rue Riad Zitoun. Dès que vous arrivez dans cette rue très passante, tournez à droite et en marchant ainsi tout droit pendant environ dix minutes (800 mètres) vous arrivez sur la place Jemaa el fna. Nous voici à présent sur cette place. Pour bien comprendre, repérons le minaret de la Koutoubya. Une fois cela fait, vous avez au premier plan, partiellement caché par un rideau de verdure, le Club Méditerranée. De là, en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, nous avons : la poste, puis la banque du Maroc, le café du glacier, l’ex-gare routière et le fameux café de[…]

La salle n°6 et n°7

Descendons maintenant au rez-de-chaussée et passons dans la salle 6. Au passage, ne manquons pas d’admirer la cour. Dans la salle 6, les objets évoquent la piste caravanière occidentale. Un thème est particulièrement bien représenté : c’est celui de la guédra. La guédra est une danse dont le nom évoque la jarre recouverte de peau dont on se sert comme tambour. Pratiquée par les femmes, c’est une danse très particulière, de la région de Goulimine. La danseuse, à demi-allongée et recouverte de voiles noirs, commence par bouger les mains, puis les bras et le reste du corps sur un rythme lancinant jusqu’à la transe. On voit aussi de nombreux objets symbolisant la fertilité : grenouilles, béliers, femme accroupie. Nous pouvons

L salle n°5

Dans la 5ème salle, nous nous trouvons dans la région de Djenné et au pays Peul au Mali. On s’arrêtera surtout devant 2 objets, une superbe couverture de mariage touareg et un amecherab. C’est la petite selle de chameau qui se trouve à l’extrémité de la salle. Vous la voyez ? Bien ! Elle est réservée aux femmes ou aux enfants. Remarquez les excroissances importantes à l’avant et à l’arrière de la selle. C’est que cet objet peut aussi s’utiliser renversé, les excroissances formant des pieds. Ainsi, à l’envers, il a la forme d’un petit berceau et s’utilise comme porte-bagage. Avant de quitter la salle, admirons les grandes nattes en cuir tressé sur la droite. Prenez le temps de regarder

La salle n°4

Dans cette quatrième salle, nous continuons notre découverte du pays touareg et de la région des haoussa, une tribu berbère. De nombreux objets exposés ici portent des éléments faisant référence à la grenouille. La grenouille symbolise aux yeux des touaregs, la terre fécondée par la pluie. Quant à son chant, il célèbre les récoltes à venir, la renaissance de la terre. Arborer un bijou ou un objet représentant une grenouille est donc un signe de fertilité, et porte-bonheur. Vous remarquerez aussi une autre particularité : les cuillères. En effet, les touaregs sont le seul peuple du Sahel à avoir adopté cet ustensile. Au bout de la salle, les objets exposés évoquent les tribus non islamisées des pistes maliennes. Observons en

La salle nº 2 et la salle nº 3 du musée

Nous nous trouvons maintenant dans la 2e salle, qui retrace l’itinéraire de Marrakech à Touat, oasis berbère de la région du Tafilalet à l’Est de Marrakech. On y voit surtout une tente de fête berbère. Remarquez également des outils agricoles, mais aussi des objets de parures en bois, particularité de la région du tafilalet. Les éléments de costumes en soie que nous pouvons admirer proviennent des échoppes des artisans juifs de Marrakech. Quand vous aurez fini de découvrir cette salle, nous pourrons passer dans la 3e salle. Cette 3e salle évoque le pays touareg, et les pistes du hoggar. Nous y voyons surtout de magnifiques bijoux en argent et particulièrement des pectoraux triangulaires, à motifs géométriques et réservés aux hommes.

La salle n°1 du musée des arts et traditions populaires

A présent, pénétrons dans la maison par le vestibule qu’on appelle «setwan» et gagnons le patio. Nous pouvons maintenant commencer la visite. Il nous faut commencer par le 1er étage et nous rendre dans la 1re salle. Comme vous le verrez, l’itinéraire est fléché. La première salle évoque les régions du haut et moyen Atlas. Des objets quotidiens sont exposés ici dont une collection de karrak : ce sont des marteaux à sucre. Ceux-ci sont représentatifs de la richesse de leur propriétaire. Remarquons aussi les accessoires décoratifs des hommes pour la fantasia, cette fameuse fête où les cavaliers galopent et tirent ensemble lors des moussems, qui sont ces rassemblements populaires d’origine religieuse. A voir encore dans cette salle, un recueil

Le grand riad

Continuons notre visite en suivant les flèches jusqu’au prochain espace. Nous sommes maintenant dans le grand riad en ayant suivi le parcours fléché. C’est en fait la partie la plus ancienne du palais. On voit bien que toutes ces parties sont reliées par des couloirs, des dédales un peu artificiels dus aux conditions de la construction comme nous l’avons mentionné. Le grand riad a été le premier terrain acheté par la famille Si Moussa . Il est composé d’un jardin, de deux salles et de deux niches au décor très raffiné. Il est intéressant de suivre ici l’évolution de la construction. Achevée en 1867, cette partie était pour Si Moussa un pavillon de repos, de plaisance. Mais son fils dont

La cour d’honneur

Après ces 4 chambres, nous allons gagner la cour de marbre suivante dite « cour d’honneur», toujours en suivant le fléchage. Alors regardons cette cour très imposante : elle mesure 50 m de long sur 30m de large. Elle est entourée d’une galerie de colonnes en bois, avec une vasque au milieu. L’ensemble est très rythmé et bien équilibré: les colonnes, le toit de tuiles et la vasque apportent le rythme vertical, et le pavement apporte lui le rythme horizontal. L’impression dégagée par l’ensemble est particulière car tout joue ici sur les contrastes: chaleur de la cour et quasi-aveuglement aux heures où le soleil frappe, pénombre de la colonnade et bruissement de l’eau dans la vasque. Le toit de tuiles

Les appartements privés de Ba Ahmed

Sortons maintenant de la salle pour suivre le cours de la visite. On accède maintenant à une petite cour entièrement carrelée de marbre et de zelliges. Elle est entourée de 4 chambres qui constituaient les appartements privés de Ba Ahmed, et qui furent transformées en chambres pour officiers par Lyautey. Allez maintenant voir ces chambres et admirer, là encore, leur décor. Rappelons que nous sommes ici dans les appartements privés du souverain. Comme nous l’avons évoqué tout à l’heure au palais du Badi, la séparation des espaces est très importante. Ne pénétrait ici que la famille du souverain. Contrairement aux palais occidentaux, la vie privée est extrêmement protégée et à l’abri du regard. L’ameublement de ces pièces était relativement restreint,

La salle du conseil

Le palais s’articule en fait en 5 parties visitables, le reste étant réservé à la famille royale qui l’utilise toujours. L’endroit où nous nous trouvons s’appelle le petit riad. Le terme « riad » désigne au départ un jardin, mais il s’emploie plus largement pour des ensembles comprenant jardins, pavillons et cours. Ce lieu servait de lieu d’audience pour Ba Ahmed. C’est là qu’il recevait les ministres de son gouvernement. Observons l’organisation de l’espace, un rectangle sur lequel s’ouvrent des salles et des niches. Très rythmé, cet espace est d’une grande sobriété de forme, mais les matériaux utilisés, marbre et céramiques, évoquent la richesse du propriétaire. Entrons maintenant dans la grande salle en face de nous dans l’axe de l’entrée.

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