Londres

Le Dean yard

Reprenons notre promenade en dépassant la librairie adossée au mur d’enceinte de l’abbaye à droite du portail royal. Dirigeons-nous vers l’entrée de Dean yard à gauche en faisant dos au portail royal. La porte se trouve encadrée par 2 sortes de tours. Son accès ressemble à celui d’un château fort ocre rose. Nous sommes dans une vaste et calme cour intérieure, bordée de bâtiments. Après la rumeur permanente du quartier central de Londres, on a ici le sentiment de sortir du temps. C’est la cour du rectorat. Il abrite, comme son nom l’indique, la maison du recteur, en anglais : Dean. Le recteur est celui qui gère, au nom de la couronne, l’ensemble que forment l’église et les écoles qui[…]

La façade principale de Westminster

Continuons notre promenade en longeant le flanc de l’église jusqu’au portail principal qui s’ouvre à notre gauche sur une place.Nous sommes à présent sur la place de la façade principale de l’église. Elle est appelée le Sanctuary, le Sanctuaire. Un nom qui date de la période où l’abbaye disposait d’un droit d’asile. C’est ainsi que durant tout le moyen age et jusqu’au 16e siècle, les personnes en délicatesse avec la justice pouvaient se réfugier dans l’enceinte de l’abbaye. Au nom de Dieu, personne ici ne pouvait les en déloger. Cette immunité, bien pratique, a été abolie sous Jacques 1er Stuart qui ne trouvait pas à son goût la faune misérable que drainait ce droit d’asile aux portes de son église

Le portail de Westminster

Sortons de l’édifice pour nous diriger maintenant vers la grande église de l’abbaye de Westminster. Arrêtons-nous devant le portail du côté gauche de l’église.Le vrai nom de cet énorme édifice est en fait la collégiale St Pierre, mais plus personne ne l’appelle ainsi. Intéressons-nous quelques instants aux détails de ce portail. C’est le portail latéral de l’église, le plus impressionnant et le plus ancien aussi. Bien qu’il ait été remanié plusieurs fois, il s’apparente aux portails des cathédrales gothiques françaises qui ont servi de modèle à Westminster. Il s’avance majestueusement au bout d’un des bras de la croix et s’ouvre par 3 portes situées sous des porches. Au fond du plus grand porche, un très beau tympan sculpté et très

L’église Ste Margaret

Allons voir maintenant la façade la plus importante de cette église. Pour cela, il faut retourner sur le trottoir, dépassez le chœur de l’église en longeant les grilles et entrez par la 1re porte à gauche dans l’enceinte de l’abbaye de Westminster.Maintenant, avançons tout droit devant nous en passant entre le chœur de l’abbaye à gauche et une autre église, beaucoup plus petite, à droite. C’est St Margaret. L’extrême proximité de ces deux églises peut sembler étrange. Or, malgré les apparences, cette petite église n’appartenait pas, à l’origine, à l’enceinte de l’abbaye. Elle a été construite au 11e siècle, à la demande des moines de Westminster, pour accueillir les gens du quartier qui n’avaient pas le droit d’assister aux offices

L’Histoire de Westminster

Ressortons du jardin. Traversons la rue Abingdon. Prenons ensuite notre droite pour revenir vers le parlement. Désormais nous longeons un square sur notre gauche. Nous sommes sur Mill Bank Continuons jusqu’au niveau de la tour Victoria. Avançons jusqu’à la grille d’entrée de l’enceinte de la tour du trésor ou Jewel tower, présente à notre gauche. Sur notre gauche : un édifice en pierre. Une tour carrée qui semble beaucoup plus ancienne que tout ce que nous venons de voir, c’est la tour du Trésor ! Elle abritait effectivement les joyaux de la couronne jusqu’en 1864. Avec le Westminster hall que nous avons déjà vu, c’est tout ce qu’il reste aujourd’hui du palais médiéval. Revenons sur l’histoire du lieu. Construite sous

Le jardin Victoria Tower garden

Continuons notre promenade en allant jeter un coup d’œil au jardin Victoria Tower Garden. Pour cela, continuons tout droit sur une trentaine de mètres. La rue change ici de nom et s’appelle Abingdon. Puis nous trouverons une petite porte sur notre gauche qui nous donnera accès au jardin. Nous voici à l’entrée du jardin où nous sommes accueillis par la statue d’une femme Emeline Pankhurst. Elle est restée célèbre pour son action politique au sein du mouvement féminin qu’elle créa avec sa fille Christabel au tout début du 20e siècle : les fameuses “suffragettes”. L’objectif était l’obtention du droit de vote pour les femmes. Celles-ci n’hésitent pas à recourir à des actes spectaculaires. Ainsi en 1905, Christabel crache au visage

Le porche du palais royal

Maintenant, retournons-nous pour regarder de l’autre côté de la rue St Margaret. Face à nous, c’est le chevet de l’abbaye de Westminster. Continuons et arrêterons-nous devant l’autre entrée du palais.C’est l’entrée royale. Elle est située sous la grande tour à votre gauche, au bout de la façade que nous longeons, toujours sur la rue St Margaret. Nous voilà devant le porche qui sert d’entrée royale au palais. Deux lions montent la garde de chaque côté de l’arc du porche d’entrée. Cette entrée est réservée aux souverains et permet d’accéder directement à la Chambre des Lords. Elle est nettement plus impressionnante que l’entrée des Commons et plus solennelle aussi. Sa fonction royale est indiquée dans le paysage londonien par un élément

Le roi Richard cœur de Lion

Progressons encore un peu sur la rue St Margaret pour nous arrêter à hauteur de la statue équestre qui s’élève devant la grande façade du palais. Nous voilà devant ce cavalier, l’un des personnages mythiques de l’Angleterre. Il doit son surnom à sa bravoure et son courage. C’est le roi Richard Cœur de Lion. Regardez-le chevauchant sa monture triomphalement, le bras levé et l’épée haute. Du haut de son socle, il entre en vainqueur dans la ville, héros attendu d’une population qui l’acclame. C’est le bon roi Richard qui s’en revient récupérer son royaume abandonné aux mains de son frère, le malheureux Jean sans Terre, comme nous le rappelle la fin de Robin des bois ! L’histoire, bien sûr, n’a

Le néo-gothique perpendiculaire

Nous n’avons pas encore évoqué le style architectural de cet édifice. Pourtant, il le mérite. Le style utilisé par l’architecte Barry pour reconstruire le palais est appelé « néogothique perpendiculaire ». Désignation barbare, vous en conviendrez, mais qui indique simplement que le style est un gothique spécifique à l’Angleterre et remis au goût du jour au 19e . Ce gothique perpendiculaire se reconnaît par sa grande rigueur des lignes qui forment, à la surface des édifices, un réseau de motifs géométriques caché sous un décor de plus en plus abondant. Regardez la façade du palais que nous longeons. Partout sur l’immense surface se croise un réseau de lignes qui se coupent à angle droit. D’où le nom de «perpendiculaire ».

La Chambre des communes

Continuons notre progression toujours sur le même trottoir. Avançons encore de quelques mètres sur St Margaret jusqu’au portail d’entrée du parlement .C’est la porte St Stephen « réservée aux Commons » comme nous l’indique le panneau. Nous voici à présent voici devant l’une des entrées du parlement. C’est le porche St Stephen ou Saint Etienne en français. Il permet d’accéder, par un corridor, au vestibule central qui sépare la chambre des communes de la chambre des lords. Ce corridor se trouve à l’emplacement de l’ancienne chapelle St Etienne, d’où son nom. Au Moyen-âge, il abritait les réunions des « Commons », dont nous allons vous parler. Il s’agit de l’une des 2 chambres qui forment le Parlement, l’autre étant la

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