Province de Liège

La place de la République française

Retraversons maintenant l’église pour ressortir sur la place Saint-Denis par la porte par laquelle nous sommes entrés. Nous voilà de nouveau sur la place Saint-Denis. Face à nous un grand bâtiment de briques et de pierres. Il s’agit d’un ancien relais de diligences. A gauche de ce bâtiment une petite rue : c’est la rue Saint-Denis. Nous allons la prendre, jusqu’à son croisement avec une rue piétonnière : la rue Saint-Gangulphe. Et maintenant, empruntons cette rue Saint-Gangulphe sur la gauche. Elle nous mène à une place : la place de la République française. Vous y êtes ? En ce cas, au coin de la rue Saint-Gangulphe et de la place de la République Française, prenons directement vers la droite. Juste[…]

Le cloitre

Avant de quitter l’église, jetons un œil sur le très bel orgue qui se trouve au fond de la nef, au-dessus de l’entrée du Westbau. C’est le plus ancien conservé à Liège, puisqu’il fut installé là en 1589. Son buffet date du début du 17e siècle et, à l’origine, il possédait des volets peints, représentant la vie de saint Denis. Saint Denis et ses deux compagnons sont désormais représentés en sculpture, surmontant la rangée inférieure de tuyaux, sur la balustrade de la tribune. Allons à présent jeter un coup d’œil sur le cloître. Plaçons-nous de façon à avoir l’orgue à notre droite et la porte d’entrée derrière nous. Face à nous se trouve alors une porte – cette même porte

Les tableaux répertoriés dans l’Église

Les panneaux peints des volets illustraient des passages de la vie du Christ et de la vie des deux saints Denis. Quatre de ces panneaux sont encore conservés dans les nefs latérales de cette église. Nous allons maintenant aller les voir. Ils sont posés sur des socles en bois peint en noir et protégés par des vitres. Ces volets du retable avaient été peints par un important artiste liégeois, humaniste, savant et architecte : Lambert Lombard. Et maintenant, observons le premier tableau de Lombard. Et pour cela, tout simplement, nous tournons le dos au retable. Nous avons alors devant nous, un peu sur la droite, l’un de ses panneaux. Il représente l’arrestation du Christ au jardin des oliviers. C’est une

Le retable de la passion.

Mais revenons à notre église. Nous allons en voir maintenant l’une des pièces maîtresses : le retable de la Passion. Nous sommes toujours assis dans le Westbau. Alors, levons-nous, et regardons en direction du chœur gothique de l’église. C’est fait ? Bien ! alors, sortons du Westbau. Nous serons à ce moment juste sous le grand orgue. Là regardez vers votre droite. Vous verrez une porte. Et bien allons en direction de cette porte, sans toutefois la franchir. Vous êtes face à la porte ? Alors, tournez-vous vers la gauche, et vous verrez face à vous à l’autre bout de l’église une sorte de grande armoire de bois sculptée, adossée au mur. C’est le retable de la Passion. Voici le

L’histoire de l’église Saint-Denis

Asseyons-nous à présent un instant dans le Westbau pour écouter quelques mots sur l’histoire de cette église. La rue de la Régence, empruntée pour venir jusqu’ici, était jusqu’au 19e siècle l’un des multiples bras de la Meuse qui traversait alors la ville. Au moment de sa construction en 987, l’église se trouvait donc au bord de l’eau. Fondée par Notger, encore lui, à qui l’on doit la plupart des sept collégiales de la ville, elle servait à affirmer avec force la présence de l’évêque dans la ville et à en souligner le pouvoir religieux. Notger fit aussi construire un rempart autour de la ville, auquel il intégra quelques unes de ses collégiales. Leur tour servait également de défense militaire, ce

Le rez-de-chaussée du Westbau

Levons-nous maintenant et allons vers le fond de l’église et sa petite salle aux murs de pierre brune. Nous sommes ici dans la salle du rez-de-chaussée du Westbau, déjà évoquée. La pièce où nous sommes était un contre chœur, doté d’un ou plusieurs autels, et opposé au chœur principal, qui lui était tourné vers l’Est. Encore une fois, il est difficile de définir clairement la fonction liturgique des Westbau mot allemand qui veut dire « construction de l’ouest ». Certains offices y étaient récités par les chanoines. On y trouve presque toujours un autel dédié à saint Michel. Rappelons qu’il est l’archange guerrier, et qu’il protège des forces du Mal, qui, elles sont symboliquement situées à l’Ouest, côté du soleil

L’église Saint Denis

Engageons nous maintenant jusqu’au bout de la galerie. Nous voici à l’autre bout du passage qui débouche dans une rue animée : la rue de l’Université que nous allons prendre à gauche sur une dizaine de mètres pour arriver sur une place triangulaire. Cette place est en fait le croisement de la rue de l’Université avec sur notre droite, la rue de la Régence. Prenons cette rue. Une fois engagés, nous apercevons sur la gauche, à son extrémité une tour néo-gothique. C’est le beau bâtiment de la Grand’poste de Liège. Au-delà de cette tour coule la Meuse. Engageons-nous dans la rue de la Régence, et prenons la première ruelle à gauche, la rue Pont Thomas. Cette petite ruelle nous mène

Le passage Lemonnier

Ressortons maintenant de l’église. Nous allons rebrousser chemin et retraverser la place en diagonale vers la droite, pour reprendre la rue Sébastien Laruelle. Traversons la rue de la Casquette pour reprendre la rue Saint-Adalbert, jusqu’à son croisement avec la rue du Pot d’Or Vous y êtes ? Alors prenons la rue du Pot d’Or vers la gauche. Après quelques dizaines de mètres, nous arrivons à un grand carrefour piétonnier. La large rue à notre droite est la rue Vinâve d’Ile, déjà rencontrée. Arrêtons-nous là. A notre droite, tout au bout, la fontaine de Del Cour, et au-delà, la cathédrale. Prenons cette direction et, tout de suite sur notre gauche, s’ouvre à nous l’entrée d’un grand passage commercial couvert : c’est

Les belles statues gothiques

Avant de quitter Saint-Jean, allons admirer une autre œuvre. A droite de la chapelle de la Vierge, une porte donne accès à une petite pièce en renfoncement. Là, une grande vitrine renferme deux belles statues gothiques. Ces deux statues représentent la Vierge, vêtue d’un long manteau bleu, et saint Jean l’évangéliste, tenant un livre et vêtu d’un manteau rouge. Ce sont deux œuvres de la fin du 13e siècle qui faisaient partie d’un calvaire, c’est-à-dire qu’elles entouraient à l’origine une croix, disparue aujourd’hui. L’ensemble se trouvait à l’entrée du chœur de cette collégiale, comme la Sedes que nous venons d’admirer. Leur corps est élancé, allongé encore par la ceinture serrée à la taille et les longs plis verticaux des vêtements.

La Vierge de Saint-Jean

Nous allons maintenant entrer dans l’église pour y voir un véritable chef-d’œuvre : la Vierge de Saint-Jean, sans doute la plus belle sedes sapientiae (LECTEUR : prononcer «sèdès sapièntié ») du 13ème siècle. Pour cela, entrons et allons jusqu’au milieu de la rotonde centrale. Nous voilà dans une église de plan circulaire. C’est la seule église de Liège qui ait ce plan. La volonté de Notger était sans aucun doute d’imiter la chapelle du palais royal d’Aix, construite sous Charlemagne. C’est là un modèle de grand prestige, qui en dit long sur le statut que Notger entendait donner à sa ville. Au moment de sa reconstruction au 18e siècle, les chanoines respecteront ce plan original, tout comme ils garderont aussi

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