Province de Liège

Promenade à Liège du perron aux fonts baptismaux de Saint-Barthélémy : introduction

Et maintenant, parlons de la promenade. Elle nous mènera du perron, cette fontaine-symbole de la cité, jusqu’aux célébrissimes font baptismaux romans de Saint-Barthélémy, un des plus grands chefs-d’œuvre de l’art médiéval en Europe. En flânant, nous aurons l’occasion de découvrir l’atmosphère calme et charmante du Liège d’autrefois, ses légendes et certaines de ses coutumes. Notre promenade commence sur la Place du Marché, devant le perron.

L’archeoforum

Ressortons maintenant par le grand portail en direction de la place Saint-Lambert. Traversons la rue pour aller sur la place même, où nous vous donnerons quelques explications sur la cathédrale. Vous avez traversé la rue et avez suffisamment de recul pour bien regarder encore une fois la façade du palais de l’évêque. La façade que nous voyons face à nous date de 1734. Elle fut reconstruite suite à un incendie, dans un style classique assez austère. Seule l’alternance dans la couleur des pierres – gris du calcaire et jaune du tuffeau de Maastricht-vient un peu l’égayer. Et maintenant, tournons le dos au palais des princes-évêques. Face à nous, en contrebas, se trouve la gare des bus. Des escaliers permettent d’y

Le palais provincial

Pour l’heure, redescendons vers la place Saint-Lambert. Pour cela, tournons le dos à l’hôtel Torrentius, et avançons vers la rambarde de métal qui nous sépare de la voie rapide. A gauche de cette barrière, un escalier qui descend vers le trottoir de la grande avenue. Descendons cet escalier. Nous sommes à présent le long de la voie rapide. Descendons vers la droite, jusqu’à hauteur de la grande façade grise du palais des princes-évêques, aperçue depuis la rue Sainte-Croix. Vous voilà face la façade ouest du palais des princes-évêques. Nous approchons maintenant de la fin de notre circuit. Avant de le compléter, si toutefois vous le désirez, par la visite de l’archéoforum sous la place, nous allons vous parler du palais

Caesar Franck

Pourquoi nous arrêtons-nous devant le numéro 13, alors que ce bâtiment ne semble pas présenter un grand intérêt ? Car, comme l’indique la petite plaque à droite de la porte, c’est la maison natale du compositeur César Franck, par ailleurs baptisé dans l’église Sainte-Croix. César Franck est, avec Berlioz, l’une des grandes figures de la musique française du 19e siècle. Il reste essentiellement connu pour sa musique sacrée. Regardez maintenant sur la droite de cet hôtel : il y a une bâtisse Renaissance. C’est l’hôtel Torrentius, autre œuvre de l’incontournable et talentueux Lambert Lombard. Cet hôtel, privé, a été restauré il y a quelques années dans une perspective très moderne, par l’architecte liégeois assez connu Charles Vandenhove. C’est le peintre

Le bâtiment numéro 13

Vous êtes à nouveau dans la cour ? Bien. Alors ressortons maintenant de la cour pour retrouver la rue Sainte-Croix. Nous prendrons tout de suite vers la droite, pour constater que la rue se termine en cul-de-sac. Vous vous arrêterez devant la porte du numéro 13, grand hôtel de maître sur la droite. Vous êtes devant le numéro 13 ? Nous allons parler d’un de ses habitants illustre, César Franck et du bâtiment renaissance porche de là. Alors, placez-vous de manière à avoir cette porte à votre droite. Autrefois, bordée de maisons sur les deux côtés, la rue Sainte-Croix descendait en pente douce vers la place Saint-Lambert. Actuellement, elle finit en cul-de-sac, par un garde-fou. Au-delà de cette barrière, vous

La cour canoniale

Mais revenons à notre cour. La cour où nous sommes est bordée d’anciennes maisons canoniales. En tournant le dos à l’entrée de la cour, nous avons sur notre gauche une curieuse maison de forme polygonale. A l’origine, c’était l’église paroissiale de la collégiale, destinée aux habitants du quartier. La collégiale elle-même était plutôt réservée aux offices des chanoines. Les habitants du quartier, eux, venaient plutôt suivre leurs offices dans cette petite église paroissiale. Cette petite église portait le nom de Saint-Nicolas-aux-Mouches, appellation curieuse qui reste mystérieuse, mais qui permet de la distinguer d’autres églises dédiées à Saint-Nicolas à Liège. Car il y en avait au moins quatre. Cette appellation pour le moins triviale et pittoresque pouvait souligner l’exiguïté de l’église,

L’église Sainte-Croix

Mais continuons à monter la rue Haute Sauvenière. En haut à droite se trouve l’ancienne collégiale de Sainte-Croix. Sur notre gauche, une rue monte vers Saint-Martin. Pour aller se promener vers cette belle église, si vous souhaitez le faire plus tard, c’est le chemin qu’il faudra emprunter. Mais pour l’heure, regardons à droite, la rue Sainte-Croix, que nous allons emprunter maintenant, en nous avançant jusqu’au portail de l’église, quelques mètres plus loin. Mais avant de parler de cette église, tournons-lui d’abord le dos et voyons alors un large boulevard, qui descend de la colline et de l’autoroute pour déboucher en contrebas sur la Place Saint-Lambert. Une idée de génie, n’est-ce pas ! Amener l’autoroute jusqu’au cœur de la cité et

Les hôtels de maître de la Renaissance.

Longeons, à présent, les maisons de la place verte en direction de l’escalier du fond qui mène à la rue en contre-haut de la place. Au sommet de l’escalier, nous déboucherons alors face à deux très beaux hôtels de maître de la Renaissance. Nous sommes aux pieds d’une rue assez pentue : c’est la rue Haute Sauvenière. Mais face à nous s’ouvre la place saint Michel au dessus de laquelle nous pouvons voir deux très beaux hôtels de maître anciens. Celui qui se trouve au coin de la rue, restauré il y a quelques années, appartenait à la famille qui lui a donné son nom : de Soer de Solières. Comme son voisin de gauche, il date du 16e siècle

La Place verte

Mais maintenant, traversons l’avenue Joffre. Une fois franchi le passage pour piétons, nous prenons vers la gauche et marcherons pendant une vingtaine de mètres, jusqu’au croisement avec une petite place à notre droite : la place Verte. Vous y êtes ? Regardez face à vous: au coin de la place Verte et du Boulevard de la Sauvenière, se trouve une ancienne maison qui abrite le café « le Point de Vue ». Nous vous y attendons. Le café devant lequel nous nous trouvons « Au point de vue », est l’un des plus anciens de Liège : il date du 17ème siècle, et son décor chaleureux vaut la peine d’être vu. Si vous souhaitez y goûter quelque chose de typiquement

L’horizon

Mais continuons notre chemin en gardant la société littéraire à notre droite. Nous marchons alors en direction de la grande avenue qui borde la place, l’avenue Joffre. Nous nous arrêterons juste avant de la traverser. Vous êtes au bord de l’avenue Joffre ? Bien. Regardons d’abord vers la gauche. Là, s’élève un grand bâtiment de pierres beige doté d’un grand fronton triangulaire. C’est l’opéra de Liège ou opéra royal de Wallonie, bâtiment inauguré en 1818. Sur la petite place devant sa porte, la statue du musicien liégeois André-Modeste Grétry, érigée en 1866. Derrière l’opéra, vous apercevez la silhouette massive de l’église Saint-Jean, vue en début de visite. Comme de là où nous sommes nous ne pouvons la voir, nous comprenons,

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