Province de Liège

L’église du culte antoiniste

Continuons notre chemin, en restant toujours sur le trottoir de gauche. Nous nous arrêterons quelques mètres plus loin, face au numéro 17 de la rue Hors château, occupé par une église du culte antoiniste. Nous voici devant la porte d’une église antoiniste. Vous ne savez pas ce qu’est l’antoinisme ? C’est une religion, ou plutôt une secte, bien que sans danger, née dans la région liégeoise au 19e siècle. L’Antoinisme est né dans la région liégeoise au 19e siècle. Aujourd’hui, on en trouve des adeptes surtout en Belgique et en France. Nous dirions que le caractère essentiel de cette institution est d’être une religion guérisseuse. Le fondateur de ce mouvement est Louis-Joseph Antoine, issu d’une famille de mineurs de fond.[…]

La rue Hors Château

Maintenant, tournez le dos au portail du cloître. Face à vous, de l’autre côté de la place, une rampe grillagée ferme le parking. Allez jusqu’à cette rampe. Vous y êtes ? Alors, sous vos pieds, vous voyez la rue Mère-Dieu, et le bâtiment qui vous fait face est celui du très beau musée d’art religieux et d’art mosan, où sont conservées de très belles pièces, en particulier de l’époque romane. Ce musée fait l’objet d’une visite à part entière, et, si vous l’avez prise, c’est avec plaisir que nous vous y retrouverons. Mais pour l’instant, nous allons continuer notre promenade. Alors commençons par descendre dans la rue Mère-Dieu, par le petit escalier situé sur votre gauche. Quand vous y serez,

Le cloître des frères mineurs

Quand vous faites face à l’entrée du théâtre, un grand porche, à votre gauche, donne accès à un parking. Passons ce porche et une fois le porche franchi, nous longerons le mur à notre droite jusqu’au bout. Là s’ouvre un portail fermé par une grille, mais qui nous laissera voir une partie des galeries du cloître des frères mineurs. Vous y êtes ? Le cloître que vous voyez ici a été reconstruit au 17e siècle, à la place de l’ancien cloître médiéval. Comme l’ensemble du couvent et la maison Chamart, il porte les caractéristiques de ce style que l’on appelle « renaissance mosane », à savoir cette alternance de briques et de bandes de pierre bleue. En outre, vous pouvez

La cour des Mineurs

Et maintenant, tournons le dos à la façade de l’église, et empruntons la petite ruelle à notre droite, la rue Moray. Elle nous mènera dans la petite cour derrière le musée. Nous nous arrêterons au milieu de cette cour. Vous y êtes ? Cet endroit a gardé un caractère très « vieux Liège ». Cette cour, la cour des mineurs, a été dévastée par des bombes volantes qui ont déferlé sur Liège en 1944, mais une heureuse restauration lui a rendu son cachet d’antan. Car c’est ici un lieu important de la ville. Un dicton dit même que pour être un vrai liégeois, il faut être né « cour des mineurs ». C’était autrefois un lieu très populaire. Par exemple,

Les frères Mineurs

Allons observer la façade de son église. Pour cela, traversons la rue Hors-Château et allons sur la minuscule place qui occupe l’autre trottoir. Là, nous regarderons la façade de l’église. Et maintenant, parlons de ces frères mineurs. Les franciscains, moines suivant la règle de saint François d’Assise, étaient présents à Liège dès le 13e siècle. L’église que nous voyons a été consacrée en 1244 puis une nouvelle façade baroque a été construite au 17e siècle. Elle était consacrée à saint Antoine de Padoue, un grand saint franciscain, mais est actuellement désaffectée. Elle n’est ouverte qu’à certaines occasions culturelles. Mais dans l’ensemble, vous remarquerez que l’église n’a pas de clocher, ce qui était voulu par la règle franciscaine, en signe d’humilité.

La rue des Mineurs

Bien. Avec cette fontaine, nous sommes au bout de la place du Marché. Alors, plaçons-nous de manière à tourner le dos à la place Saint-Lambert et au Perron. Nous sommes alors face à un des petits côtés de la place. A la droite des maisons qui nous font face débouche une rue ouverte à la circulation. C’est la rue Ferronstrée, ferronstrée signifiant « rue des ferronniers », corporation qui se concentrait ici au Moyen Age. Si nous prenions cette rue tout droit, nous arriverions, après environ un kilomètre de marche, à l’église Saint-Barthélémy, qui est l’aboutissement de notre circuit. Mais ce n’est pas le chemin que nous prendrons maintenant. Nous allons plutôt prendre la rue située à notre gauche, c’est

la fontaine de la Tradition

Mais pour l’heure, continuons notre route. Tournant toujours le dos à la place Saint-Lambert, avançons sur la place du marché au-delà du perron. A l’autre bout de la place, nous rencontrerons alors un monument qui a la forme d’une sorte de socle en pierre, rectangulaire, et décoré sur ses quatre faces de reliefs en bronze. C’est la fontaine de la Tradition. Commençons par observer la face de la fontaine qui fait face au perron. Il s’agit d’une ancienne fontaine, présente en tout cas déjà au 17ème siècle. Elle était alors surnommée « fontaine des Savetresses », les savates si vous voulez, car autour, on y trouvait de marchands de vieilles chaussures. Mais l’état dans lequel nous la voyons maintenant, avec

Les colombages

Avant de continuer notre promenade, regardez d’abord à votre gauche, la belle rangée de maisons anciennes, avec leurs façades à colombage. Regardez en particulier la première maison de la place, celle qui fait coin avec la place Saint-Lambert, et qui porte le numéro 7. Elle abrite la taverne « A Pilori », au pilori, qui rappelle la présence sur cette place de cet ancien instrument de justice. Si vous souhaitez faire une pause dans un lieu typiquement liégeois, maintenant ou plus tard, sachez que l’intérieur de cet ancien café vous offrira tout le charme que vous pourriez souhaiter : plafonds bas, cheminées anciennes, boiseries et poutres de bois. Si vous y aller, nous vous conseillons d’ailleurs de passer dans la

La fontaine du perron

Bon. Revenons maintenant à notre fontaine du perron. Prenons un peu de recul par rapport à elle, afin de bien la voir dans son ensemble, et notamment la colonne qui en constitue le sommet. Qu’est-ce que le perron ? En réalité, ce n’est pas l’ensemble de la fontaine que nous voyons, qui date du 18e siècle. C’est seulement la colonne qui se trouve au sommet. Cette colonne, surmontée d’une pomme de pin et d’une croix, daterait du début du 14e siècle. Que représentait le perron ? Il était le symbole du pouvoir de justice des princes-évêques, et peu à peu, avec l’augmentation des privilèges de la ville et de l’autonomie communale par rapport à son prince, le perron est devenu

L’hôtel de Ville de Liège

Nous voici sur la place du marché, aux pieds de la grande fontaine du perron, cette immense fontaine surmontée d’une colonne. Dans l’ancien Liège, la place du marché était le véritable centre économique et politique de la ville. Plaçons-nous de manière à avoir l’immense Place Saint-Lambert dans notre dos. Imaginez-vous qu’autrefois, cette place était occupée par l’immense cathédrale Saint-Lambert, dont le chœur gothique, flanquée d’un cloître et de maisons de chanoines, fermait derrière nous la petite place où nous nous trouvons. Et maintenant, avec la place Saint-Lambert dans le dos, mettons-nous en face du perron. Regardons à notre droite : nous voyons un très grand bâtiment de briques rouges et de calcaire gris : c’est l’Hôtel de Ville de Liège.

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