Province de Liège

L’Eglise de Saint-Jean

Nous allons maintenant traverser la place en diagonale vers la gauche, afin de rejoindre le grand portail d’entrée de l’église Saint-Jean, au numéro 32. Et là-bas, nous irons directement dans le cloître, en prenant la porte à votre gauche, pour y écouter l’histoire de l’édifice. Nous voici donc sur le lieu d’une deuxième collégiale liégeoise. Son origine remonte à 981 et sa fondation est l’œuvre d’un des plus célèbres évêques de Liège : Notger. Il a personnellement financé cette construction, dont seule subsiste aujourd’hui la grande tour de pierre. Tout le reste a été reconstruit en brique au 18e siècle, sur les traces du plan original. Allons au fond du cloître, et retournez-vous afin de bien voir la tour romane,[…]

La place Xavier Neujean

Vous y êtes ? Au bout de la rue Saint-Adalbert, nous découvrons un nouveau croisement, avec une rue ouverte à la circulation automobile : c’est la rue de la casquette. Traversons-la et continuons toujours tout droit, dans la rue Sébastien Laruelle. Au bout de cette petite rue d’environ 20 mètres, vous déboucherez sur la place Xavier Neujean. Voici la place Xavier Neujean. Le grand bâtiment moderne, face à nous, est une piscine. Sur la gauche, nous apercevons les grands volumes de brique rouge de l’ancienne collégiale Saint-Jean. Mais d’abord, quelques mots sur Sébastien Laruelle, qui donna son nom à la rue que nous avons longé et sur… les mystérieuses histoires dont la place serait le théâtre certaines nuits d’avril. Et

La rue du pot d’Or

Rendons nous maintenant vers une autre collégiale : la collégiale Saint-Jean. Pour cela, tournons le dos à la fontaine de Del Cour et faisons face à la cathédrale. La rue cathédrale est donc maintenant à notre gauche. A notre droite, elle est prolongée par une grande rue piétonnière : la rue Pont d’Arvoy. Prenons-la et, tout de suite à l’entrée de cette rue, prenons à droite dans la rue du Mouton Blanc. Nous voici à l’entrée de la rue du Mouton Blanc. Prenons cette rue, jusqu’au croisement d’une autre rue piétonne : la rue du Pot d’Or. Sur notre gauche, vous verrez l’entrée du cinéma « Le Forum », réputé pour ses choix de cinéphiles. Vous êtes au coin de

La Statue de la Vierge de Delcour

Franchissons maintenant la porte à droite du monument funéraire de François-Charles de Velbruck. Nous nous retrouvons alors dans une petite rue piétonnière, la rue Bonne Fortune. Nous allons maintenant nous promener quelque peu dans ces rues pour découvrir une fontaine surmontée d’une belle statue de la vierge, sculptée par Delcour à nouveau. pour ce faire, empruntons la « rue Bonne fortune » vers la gauche, jusqu’au croisement avec une autre rue piétonne : la rue Saint-Paul. Nous vous attendons à ce croisement. Voici donc, à angle droit avec la rue Bonne Fortune, la rue Saint-Paul. Prenons-la vers la gauche, elle nous offre une belle perspective sur le chœur de la cathédrale. Juste après le chœur, et avant de rejoindre la

Les trésors du cloitre

Nous allons maintenant quitter la cathédrale et continuer notre promenade en passant par le cloître. Pour ce faire, revenons vers la statue du diable et en chemin, vous croiserez sur votre gauche une porte en bois. Poussons-la, pour nous retrouver dans le cloître. Allons au bout de la première galerie qui s’offre à nous. Et, au fond, tournons à droite dans la 2e galerie. Arrêtons-nous au milieu, face à un monument de marbre blanc enchâssé dans le mur à gauche. C’est une femme pleurant et tenant une lyre, accompagnée d’un angelot ailé. Vous y êtes ? Ce monument de marbre fut replacé ici en 2000. C’est le monument funéraire de l’un des derniers princes-évêques de Liège au 18e siècle, François-Charles

Le siège de la sagesse incarnée

Continuons à avancer vers le chœur. A l’entrée du chœur principal, regardez vers la droite. Contre la colonne de droite donc, on voit une belle Vierge à l’Enfant, assise. Elle date de 1230 environ. Cette Vierge trônant est, symboliquement, le siège du Christ, qui lui est la sagesse incarnée. Et ce type d’œuvres, ce modèle de vierge, très répandu du 11e au 13e siècle, sera appelées des « sedes sapientae», terme latin qui veut dire tout simplement « siège de la sagesse incarnée ». Nous en verrons une autre, absolument extraordinaire, dans l’ancienne collégiale Saint-Jean. Nous en reparlerons plus longuement alors. En faisant face à la « Sedes », regardons le vitrail à notre droite. Cette grande verrière date de

La chaire de la nef latérale

Avançons-nous maintenant vers la chaire qui se trouve dans cette nef latérale. Entre les deux escaliers, nous découvrons une statue de marbre blanc. Ou du moins devrions, car elle est souvent prêtée pour des expositions. Sous l’aspect d’un beau jeune homme cornu, c’est un diable déchu à la couronne défaite et au sceptre royal brisé. Cette chaire de 1842 est réalisée, comme c’était la mode à l’époque, dans le style gothique de la fin du Moyen Age, appelé néogothique. Son auteur, Joseph Geefs, est un important sculpteur belge de la première moitié du 19e siècle. La sculpture que nous voyons ici n’est toutefois pas celle que l’artiste avait d’abord conçue. En effet, la première mouture, aujourd’hui au musée des Beaux-Arts

Les éléments légendaires concernant saint Lambert

Plaçons-nous maintenant de manière à avoir le Christ de Del Cour à notre droite et regardons l’église dans le sens de la largeur. Traversons-la tout droit jusqu’à l’autre nef latérale. Une fois rendue dans cette nef latérale, prenons vers la gauche en direction de la chaire du prêche. Et juste avant de l’atteindre, sur notre droite, il y a une châsse, autrement dit magnifique reliquaire en forme de maison, et entièrement recouvert d’argent, de cuivre doré, de pierres brillantes et d’émaux. Vous y êtes ? Cette magnifique boîte de métal précieux date de 1896. Elle s’inspire des grandes châsses réalisées dans la région au Moyen Âge. Les orfèvres de la vallée de la Meuse et du Rhin étaient les meilleurs

Le christ de Jean Del Cour

Maintenant levons-nous pour aller admirer un Christ mort du 17e siècle, grandeur nature. Ce gisant est l’œuvre du sculpteur liégeois Jean Del Cour. Pour le rejoindre, soyons face à l’entrée par laquelle nous sommes venus, et allons sur la gauche, tout au fond. Nous sommes tout au bout et débouchons sur une chapelle dans laquelle se trouve le Christ mort de Jean Del Cour. Vous y êtes ? Si tel est le cas, vous êtes devant ce qui est considéré comme l’un des plus beaux gisants de la sculpture européenne. Le gisant est une statue couchée qui ornait les tombeaux. Celui-ci ornait la tombe d’un couple de riches aristocrates. Observons l’extraordinaire souplesse du corps du Christ, avec sa tête penchant

Historique de la cathédrale Saint-Paul

Et maintenant, repartons en arrière. Au milieu du 10e siècle, l’évêque Eracle règne sur la ville qui ne s’étend guère plus loin que l’actuelle place Saint-Lambert et la colline avoisinante. Le lieu sur lequel nous nous trouvons est alors une île marécageuse, entourée des bras de la Meuse. L’évêque Eracle voulant donner de l’extension à la ville, fonde en cet endroit une collégiale. Là où, selon la légende, serait miraculeusement tombée de la neige, en plein mois de juillet. Sans vouloir ôter du merveilleux à ce miracle, on peut néanmoins noter que ce même miracle –de la neige en été- avait été à l’origine de l’église Sainte-Marie-Majeure à Rome 5 siècles plus tôt, comme d’ailleurs en d’autres endroits. Ce type

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