France

Rue

La petite ville de Rue se trouve au cœur de la Picardie maritime à quelques kilomètres de la mer entre la baie de Somme et la baie d’Authie. Autrefois sous l’autorité du puissant comté de Ponthieu, elle fut exposée aux conflits opposant la France à l’Angleterre jusqu’à la fin du 17e siècle. A l’époque Rue était aussi un port relié directement à la Manche un atout considérable pour le commerce. D’ailleurs, une simple promenade dans Rue permet de constater que la ville fut très prospère. A ce titre le meilleur exemple est sans doute la superbe chapelle du Saint-Esprit, mais on peut encore citer le beffroi et la chapelle.

Le Quesnoy

Le Quesnoy se trouve à proximité de la forêt de Mormal, au centre du triangle Valenciennes- Cambrai-Maubeuge, entre les rivières de la Sambre et de l’Escaut. Des poteries datant de la période romaine atteste une occupation ancienne du site. Toutefois c’est au 12e siècle que Le Quesnoy est fondé sous l’impulsion de Baudouin 4, comte de Hainaut, qui décide d’y construire un puissant château et des remparts. Dès lors, Le Quesnoy devient un verrou qui permet le contrôle des plaines du Cambrésis et de la Picardie. Rattachée à la France à l’issue du traité des Pyrénées en 1659, Le Quesnoy est à nouveau fortifiée sous l’autorité de Vauban comme bien des villes du Nord. Aujourd’hui, si l’on oublie l’épaisse végétation

Gerberoy

Le village de Gerberoy se trouve en pays de Bray, la Normandie picarde. C’est un petit village tranquille composé de maisons de briques, de grès et de torchis, de tuiles ocre et de jardins en terrasses. Comme souvent dans cette région, on s’est battu sous ses murs entre Français et Anglais, du 11e au 14e siècle. “Cinq fois détruit et cinq fois reconstruit !” comme on aime le préciser ici. Parmi les personnalités de Gerberoy il faut mentionner Henri le Sidaner, un peintre proche de Pissarro et de Rodin qui s’installa au village et consacra une partie de son œuvre à peindre la lumière des lieux. Si aujourd’hui Gerberoy fait parti du club très fermé des “plus beaux villages de

Forêt de Saint-Gobain

Des forêts picardes, celle de Saint-Gobain n’est sans doute pas la plus connue mais c’est l’un des plus passionnantes. Peu importante, elle couvre un espace de 6000 hectares boisé de chênes, d’hêtres, de peupliers et de bouleaux. C’est un milieu encore sauvage, pour preuve, elle accueille près de la moitié de toutes les espèces d’oiseaux nicheurs recensées en France. Son nom est celui d’un saint ermite irlandais, Goban, qui évangélisa la région avant d’être tué par des brigands vers 660. C’est aussi dans l’actuelle ville de Saint-Gobain que fut fondée il y a plus de trois siècles la Manufacture des Glaces sous l’autorité de Colbert. Parmi les sites d’intérêt proches de la forêt, on retiendra l’Abbaye Saint-Nicolas -aux-Bois, le Prieuré

Forêt de Retz

La forêt de Retz est l’une des plus vastes de Picardie. Située dans le département de l’Aisne, elle couvre plus de 13 000 hectares quadrillés par 60 kilomètres de routes forestières. Autrefois, la forêt était beaucoup plus vaste puisqu’elle englobait les régions de Compiègne, Chantilly et de Saint-Gobain. Haut lieu des chasses royales, c’est à l’issue d’une d’entre elles que François Ier décida d’organiser au 16e siècle son exploitation et son entretien avec pour résultat la fondation d’un château qui deviendra le noyau de la future ville de Villers-Cotterêt. Durant la première guerre mondiale, la forêt de Retz fut le théâtre de combats violents, aujourd’hui c’est un lieu dévolu à la promenade grâce aux nombreux circuits balisés qui la traversent.

Ferte-Milon

Dans le Valois, on trouve La Ferté-Milon, un village étagé au pied d’une forteresse étonnante arrosé par l’Ourcq. Cette ville a joué un rôle stratégique durant tout le Moyen-âge mais c’est avec l’intervention à la fin du 14e siècle de Louis d’Orléans -frère de Charles 6- qu’elle s’impose vraiment. Car on y élève alors un fabuleux château qui garantira le rayonnement du bourg jusqu’au 17e siècle. Aujourd’hui, le patrimoine de La Ferté-Milon témoigne de son glorieux passé. Le château d’abord mais aussi le village avec ses églises comme Notre-Dame et ses quatre tourelles chacune coiffée d’un toit en ardoise. Charmante ! Il y a aussi Saint-Nicolas appréciable pour ses vitraux. Le dernier monument de choix, c’est le Musée Jean Racine,

Étang de la Galoperie

Dès le 13e siècle, les moines de l’abbaye de Liessies creusèrent au cœur des forêts de profondes fosses destinées à devenir des viviers ou à actionner des moulins…Le nom du bourg voisin, Fourmies, parle de tout cela puisqu’il dérive d’un terme latin désignant la “fosse d’eau”. Plus tard au 16e siècle d’autres fosses furent aménagées pour cette fois les besoins de la métallurgie avant d’être abandonnés au 19e siècle avec l’arrivée des haut-fourneaux. Aujourd’hui, il existe tout un ensemble d’étangs dans la région issus de ce passé à l’image de celui dit de ” la Galoperie “, qui est bordé d’un parc d’attractions.

Est de l’Avesnois

Le pays de l’Avesnois est souvent décris comme “le sud du nord”. C’est vrai que cette région à ses particularités. Climatique d’abord, les Ardennes ne sont pas très éloignées et l’Avesnois est ainsi privé des influences maritimes adoucissantes, le climat est donc plus rude. Géologique ensuite, les sols sont austères et leur exploitation plutôt récente. Tout cela donne pourtant des paysages rieurs, constitués de boccages, de vergers et de grandes prairies alimentés par la multitude de sources qui parcourent le pays. En Avesnois, la table est par ailleurs essentielle : carpes à la crème, boulettes d’Avesnes et enfin la star du Nord : le maroilles, fromage au fumet puissant et généreux! Et oui, tout cela fait aussi partie du patrimoine.

Dingue-promenade

La digue-promenade de Saint-Valery-sur-Somme permet une approche des lieux ponctuée de multiples points de vue sur la baie de Somme. On comprend ainsi pourquoi la baie à ses fanatiques, ses exaltés pour lesquels elle est la plus lumineuse, la plus belle, la seule ! D’ailleurs de Victor Hugo à Anatole France en passant par Jules Verne, tous on exprimé leur attachement à ces paysages. On pourrait aussi y ajouter les peintres, Sisley, Toulouse-Lautrec, Manessier qui ont chanté les louanges de la baie dans leurs œuvres peintes. Mais la réalité vous verrez est encore plus forte !

Cap Gris-Nez

C’est la Cap Gris-Nez qui vient fermer la baie de Wissant. Promontoire de grès et d’argile moins élevé que le Cap Blanc-Nez, il représente le point de littoral le plus proche de l’Angleterre. Chaque jour, au large du Cap ce sont près de 500 mouvements de bateaux à fort tonnage qui s’effectuent, on comprendra donc que le Cap Gris-Nez joue un rôle essentiel dans le contrôle du commerce maritime international. Un intérêt stratégique bien compris dans le passé par les Allemands qui lors de la seconde guerre mondiale construisirent là tout un réseau de blockhaus pour défendre le rivage d’un débarquement allié. Aujourd’hui, plus pacifiquement, le Cap Gris-nez, placé sous l’autorité du Conservatoire du littoral joue pleinement son rôle de

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