France

Le Marais Mouillé

Créé par la nature mais entretenu par l’homme, le marais mouillé, issu de l’envasement progressif de l’ancien golfe des Pictons, est la zone tampon, inondable, séparant la Sèvre Niortaise du marais desséché auquel il sert également de réservoir d’eau. De par sa nature instable, il fut consacré par l’homme aux cultures de cycle court, et tout particulièrement à la mojhette (une variété de haricot blanc) et à l’élevage. C’est aujourd’hui un territoire à l’équilibre écologique fragile sillonné de canaux, dont le moindre déséquilibre se répercute également sur le marais desséché qui l’entoure.

Musée Milcendeau-Jean Yole

Né à Soullans, au cœur du marais breton vendéen, Charles Milcendeau (1872-1919), fut formé dans l’atelier du peintre symboliste Gustave Moreau. Revenu dans ses terres d’origine, il s’installa dans la propriété du Bois Durand, où, après sa mort, fut ouvert le musée Milcendeau-Jean Yole. Aux côtés du peintre, celui-ci évoque aussi la personnalité de l’écrivain et homme politique Jean Yole, également natif de Soullans. Chantre de l’éternel paysan, du monde rural et de sa rudesse, ce catholique traditionnaliste vota les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 avant d’être nommé par ce dernier au Conseil de la Révolution Nationale en 1941. Il tire son pseudonyme de la yole, la barque traditionnelle du marais breton vendéen.

Écomusée du Marais breton-vendéen – Le Daviaud

Fondé en 1972, l’écomusée du marais breton-vendéen – La Daviaud- se veut un conservatoire du patrimoine naturel et humain. Créé par la nature, aménagé par l’homme notamment par poldérisation, cet ancien golfe est aujourd’hui un véritable joyau entre terre et mer où des systèmes hydrauliques d’eau salée, douce et saumâtre assurent son équilibre au rythme des saisons et des marées. Sa richesse biologique est particulièrement remarquable, et tout particulièrement la multiplicité des oiseaux migrateurs que l’on peut y rencontrer.

Jardins à la Française du château de la Roche-Courbon

Avant même la création de ceux de Versailles sont dessinés et plantés les jardins à la Française du château de la Roche Courbon. Pratiquement abandonnés dès le XVIIIe siècle, devenus sauvages au XIXe siècle, ils ont été lentement recréés de 1928 à 1939. Une large allée bordée de tilleuls, conduisant à une cour d’honneur située à l’est du château en constitue l’axe, tandis qu’à l’ouest, autour d’une vaste pièce d’eau, s’étendent terrasses et parterres géométriques. Il est complété d’un verger de pommiers et de poiriers.

Jetée Jacobsen

Construite en 1812 par Jean-Corneille Jacobsen, ingénieur issus d’une famille de hollandais installés à Noirmoutier depuis le XVIIIe siècle, la jetée Jacobsen joue un rôle central dans le paysage de l’île. C’est en effet grâce à elle que l’on put aménager d’une part le canal, bordé d’un chemin de halage, permettant d’accéder au port, d’autre part les marais salants qui créent, à l’intérieur, une mosaïque de mer et de terre à la riche population d’oiseaux, notamment bernaches et aigrettes. La Jetée Jacobsen : un ouvrage d’ingénierie au cœur du paysage de Noirmoutier Véritable colonne vertébrale du paysage noirmoutrin, la Jetée Jacobsen, construite en 1812, est bien plus qu’un simple ouvrage maritime. Elle est l’héritage du génie hydraulique de Jean-Corneille Jacobsen,

Château de Dampierre-sur-Boutonne

De la motte féodale connue depuis le foin du XIe siècle, il ne reste aujourd’hui plus rien dans le château de Dampierre-sur-Boutonne, sinon le choix de l’emplacement, une île au milieu de la rivière. La construction du château actuel fut lancée à la fin du XVe siècle par François de Clermont et s’acheva vers 1550. Avec ses deux galeries superposées, la façade présente un aspect unique, imposant, fortement inspiré par l’architecture italienne. C’est surtout la galerie supérieure qui impressionne avec son riche décor de 93 caissons et 128 clefs pendantes dont la thématique est inspirée de recueils d’emblèmes contemporains. Ravagé par un incendie le 30 août 2002, le château a été magnifiquement restauré.

Abbaye St-Sauveur

Fondée en 783 par Roger, comte de Limoges, l’abbaye de Charroux fut l’une des plus puissantes abbayes de la chrétienté, comptant jusqu’à deux cent treize prieurés. Elle était particulièrement renommée pour sa relique du Saint Prépuce. Reconstruite une première fois au XIIe siècle, l’abbaye est ravagée pendant la guerre de Cent Ans en 1422, puis à nouveau en 1567 pendant les guerres de religion, avant d’être abandonnée en 1762. Le principal vestige en est aujourd’hui la tour octogonale dite tour Charlemagne, l’un des clochers de l’église, remarquable par la rigoureuse harmonie de ses superpositions d’arcades.

Abbaye Notre-Dame-de-Celles

Au départ prieuré, Notre-Dame-de-Celles est transformée en abbaye en 1137 par l’évêque de Poitiers. C’est à cette occasion que furent construites les parties conservées les plus anciennes de l’église, essentiellement le clocher et le portail à six rouleaux de voussures richement sculptées. Reconstruite au XVe siècle à la demande de Louis XI qui en fait une abbaye royale, l’édifice est largement détruit par les huguenots en 1568 et reconstruit, au XVIIe siècle, par François le Duc, auquel l’on doit aussi les majestueux bâtiments conventuels qui dominent les jardins.

Les Remparts de Brouage

Ancien port dédié au commerce du sel, Brouage est transformée au XVIIe siècle par Richelieu en une place forte catholique destinée à contrebalancer La Rochelle, citadelle protestante. C’est à cette occasion que sont édifiés, entre 1628 et 1635, les remparts, confiés à l’ingénieur picard Pierre d’Argencourt. Large quadrilatère de plus de deux kilomètres de périmètre, ils sont renforcés de huit bastions, chacun surmontés de trois échauguettes. Ils sont l’un des plus beaux exemples de l’art de la fortification avant Vauban.

Ruines du Château

Implanté au début du XIe siècle par les évêques de Poitiers, transformé aux XIIe et XIIIe siècles par les Lusignan, puis à nouveau aux XVe, XVIe et XVIIe siècle, le château fort d’Angles-sur-l’Anglin est, malgré les remaniements qu’il a subi par la suite, un impressionnant exemple de l’architecture civile et militaire de la fin du XIe siècle. Implanté sur un éperon rocheux, il domine le bourg de toute la hauteur de son impressionnant donjon trapézoïdal placé au centre d’un système complexe de fortifications.

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