Florence

Les synopses

Ressortez à présent et empruntez l’escalier de gauche pour retourner au rez-de-chaussée. En montant cet escalier, vous avez dû voir les fresques sur les murs. En particulier, vous avez vu des dessins de couleur rouge. Ce sont des synopses. Montons le 2ème escalier pour mieux les voir. Retrouvons nous à l’étage du sanctuaire pour les regarder Voilà. D’ici, depuis le sanctuaire, nous pouvons mieux les regarder. Les synopses représentent une étape dans la réalisation des fresques. Leur tracé est sommaire, ne donnant que les lignes les plus importantes de l’œuvre finale. A l’aide d’un pinceau trempé dans une préparation liquide d’argile rouge, l’artiste va réaliser la silhouette, les plis des vêtements de ses personnages. Une fois posés sur une 1ère[…]

Dans la crypte

Passez maintenant derrière pour vous rendre dans la crypte. Cette crypte date du 11e et a été restaurée en 1930. Elle est particulièrement intéressante, pour son importante superficie qui s’étend sous toute la surface de la partie supérieure de l’église, là où se trouve l’abside que nous découvrirons plus tard. Ses 7 nefs lui donnent une ampleur surprenante. Elle correspond à la tradition carolingienne dans cette manière de coupler une crypte traitée comme une église inférieure à un chœur fortement surélevé. La lumière naturelle, qui émane des fenêtres aux parois d’albâtre, éclaire cet espace, et participe encore davantage à nous donner l’illusion d’être dans une église et non dans une crypte. C’est ici que reposèrent pour la 1 ère fois

La Chapelle du Crucifix

Avancez à présent vers le fond de l’église et placez-vous devant le petit édicule face à vous. Il est au rez-de-chaussée entre les escaliers. Lors de ce déplacement, regardez le pavement avec ses incrustations de marbre : les motifs sont inspirés par les signes du zodiaque. Vous êtes devant la Chapelle du Crucifix. Elle date du milieu du 15ème siècle et est un des chefs-d’œuvre de Michelozzo, un architecte important de la renaissance florentine. L’histoire qui lui est liée est intéressante. Elle renvoie à son commanditaire, Pierre de Médicis, dit Pierre le goûteux, père de Laurent le magnifique. Pierre le Gouteux va commander à l’architecte du palais Médicis et du couvent san Marco ce tabernacle pour y abriter un crucifix

L’intérieur de l’église

Entrons à présent à l’intérieur de l’église, et placez-vous devant le revers de la façade, face à la nef principale. D’emblée, on est saisi par l’harmonie qui règne dans ce grand espace. Maintenant, décrivons la structure de l’église. Alors, voilà : à l’époque, les parois étaient entièrement couvertes de peintures. Il n’en reste aujourd’hui que quelques fragments sur les parois des nefs latérales. Selon la tradition paléochrétienne, l’église reprend le plan des 1ères basiliques chrétiennes, s’inspirant elle-même des basiliques romaines dévolues à des usages juridiques et économiques. Ainsi, l’architecture privilégie la largeur de la nef principale par rapport aux nefs latérales. Et en regardant vers le fond de l’église, vous vous rendez aussi immédiatement compte que l’horizontalité domine au détriment

Les guildes ou « arti »

Parlons un peu de ces guildes maintenant, si importantes dans la vie des cités italiennes. En italien, on appelle ces guildes des « arti », mot d’où sera tiré « artisan » tout d’abord et « artiste » ensuite. A Florence, le premier à voir le jour est cet « arte » des marchands de draps. Puis, à la fin du 12ème et au début du 13ème siècle, apparaît celui du Change, celui de Por santa maria, celui des Merciers, celui de la Laine, celui des Pelletiers et des Fourreurs, enfin celui des Juges et des Notaires. Au 13 ème siècle, ces 7 arti s’appellent majeurs pour les distinguer des arti dits mineurs. Ces derniers se sont constitués après les

L’église de san Miniato

Et maintenant, retournons-nous vers l’église. Face à nous, l’église borde une esplanade. Portez votre regard vers la droite, là où s’élève un austère palais. Il est contemporain du palais de la Seigneurie, siège de l’organe politique de la cité de Florence, situé dans la zone historique. Comme ce dernier, il date des toutes dernières années du 13ème siècle. On y retrouve le même style sévère, les mêmes créneaux. Il s’agit du palais des Evêques et leur servira de résidence d’été, leur permettant d’échapper aux fortes chaleurs que connaît la cité durant cette saison. Aujourd’hui, il appartient au couvent des Olivétains qui desservent l’église depuis qu’elle leur fut donnée au 14ème siècle. À gauche de l’église, un campanile datant du 16ème

L’époque où Florence fut assiégée

La quiétude qui nous entoure ici, en dehors de l’agitation du centre-ville, laisse difficilement imaginer que ce lieu fut un emplacement militaire âprement discuté. Et pourtant si! Lorsque Florence fut assiégée en 1529. Le pape est alors Clément 7, un Médicis. Il avait du manœuvrer entre les 2 grands rivaux de l’époque, le roi de France François 1er et l’Empereur Charles Quint. En 1525, lorsque l’empereur inflige à François 1er la terrible défaite de Pavie, le pape fait mine de se ranger du côté du vainqueur. Pourtant, en 1526, il constitue secrètement la Ligue de Cognac qui rassemble la France, l’Angleterre, Florence et Venise. L’empereur va punir cette trahison. C’est alors qu’a lieu le sac de la ville Eternelle. Nous

Vue panoramique du paysage de Florence

Nous voici maintenant au pied de l’escalier qui mène à l’église san Miniato. Donc, tout d’abord, il nous faut gravir cet important escalier qui est devant vous. Soyez assuré que l’effort qu’il vous coûtera sera largement récompensé. Retrouvons nous en haut de ces marches pour admirer un des plus beaux paysages de Florence Si vous êtes arrivés par un bus pris devant la gare, vous avez remonté il viale dei colli. Cette route faisait partie de l’aménagement urbain que Florence connut à la moitié du 19ème siècle. En effet, de 1865 à 1870, la ville fut élue capitale de l’Italie nouvellement unifiée, honneur qu’elle devait à son glorieux passé historique et artistique. Une grande partie de la ville fut remodelée

De l’église San Miniato au ponte Vecchio : introduction

Mais revenons à la promenade à proprement parler : elle commencera par la découverte de cette très belle église San Miniato, un des plus beaux exemples d’architecture romane en Toscane. Ensuite, nous commencerons la promenade à proprement parler : nous gagnerons l’esplanade Michelangelo d’où nous aurons une des plus belles vues sur la ville : ainsi, nous repérerons les principaux monuments, nous verrons mieux les collines qui entourent Florence et même les restes des premières murailles. Puis nous descendrons jusqu’à l’Arno et longerons les quais pour gagner le Ponte Vecchio. Une promenade très agréable par laquelle nous nous recommandons de commencer la découverte de Florence. Et maintenant, retrouvons-nous devant l’église San Miniato. Ah !, une dernière chose : nous vous

Fin de la visite

Notre visite du musée des Offices s’achève sur cette œuvre magistrale. Si vous avez la chance de disposer d’encore un peu de temps , vous avez la possibilité de rebrousser chemin et d’aller voir d’autres œuvres de cette prestigieuse collection. . Si vous avez décidé de quitter le musée ,la sortie se trouve après la salle suivante, où sont exposés des suiveurs de Caravage. Avant de sortir, vous traverserez la librairie du musée qui est une des plus riches de Florence.

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