Florence

Sur la descente du fleuve

Vous allez maintenant descendre vers le fleuve. Il s’offre à vous 2 possibilités. Soit de descendre en suivant la route, si cela vous parait plus facile. Là aussi, il faudra prendre garde aux voitures. Mais nous vous recommandons plutôt d’emprunter ce grand escalier situé derrière le parapet sur le côté gauche. En bas, vous ferez 50/ 100 m sur la route en allant vers la droite et vous verrez des chemins tracés dans la végétation. Prenez-les. Mais vous aurez quand même quelques fois à traverser la route et par conséquent à prendre garde aux voitures. Mais quel que soit le chemin que vous choisissez, retrouvons-nous en bas de cet ensemble de marches, devant une imposante tour. Que vous veniez par[…]

La tour du Bargello

D’ailleurs, regardez sur la droite de la tour de la Seigneurie, vous devez voir la seconde tour restante qui émerge des toits : il s’agit de la tour du Bargello. Ce palais date du milieu du 13ème siècle et est par conséquent antérieur d’un demi-siècle au palais de la Seigneurie. Ce bâtiment a connu différentes affectations. Il est l’un des plus beaux palais médiévaux de Florence. Aujourd’hui, il abrite le musée de sculptures médiévales et renaissance de Florence. Il fut construit au plein cœur des tourmentes que connut Florence au 13ème siècle, lors du conflit entre les Guelfes et les Gibelins, qui a été évoqué avec l’histoire du crucifix de jean Gualbert. Parlons en maintenant, partons loin en arrière. Remontons

L’église santa Croce

Et à présent, regardons ensemble les monuments qui s’offrent à notre regard. Regardez sur votre droite, vous voyez un dôme vert. C’est la couverture de la synagogue de Florence. Maintenant, portez votre attention sur une importante construction en brique rouge qui se détache face à vous. Il s’agit de l’église santa Croce, l’église des Franciscains. Elle est le pendant de l’église santa Maria novella, église des Dominicains, qui n’est pas visible ici. Ces églises ont été érigées au 13ème siècle, à l’époque où les ordres mendiants s’installaient dans les villes. Pour ceux qui le souhaitent, parlons en un instant. Alors, voilà : L’installation urbaine de ces ordres fut favorisée par des allocations gratuites de terrain, par des donations de lots

Le fleuve « Arno »

Traversez la place pour vous installer devant le parapet qui la ferme, pour y découvrir la plus belle vue panoramique sur Florence. La vue d’ici est magnifique et nous permet de retrouver tous les monuments de Florence. Mais avant de les regarder dans le détail, portez votre attention sur le fleuve, sur l’Arno dont nous allons dire deux mots. Ce fleuve est le plus grand cours d’eau de la Toscane. Il coule de votre droite vers votre gauche. Il prend sa source, beaucoup plus loin, dans les Apennins, cette chaîne de montagnes qui forme la colonne dorsale de l’Italie. Il s’écoule sur 241 kilomètres, traversant Arezzo, Florence, Pise avant de se jeter dans la mer tyrrhénienne. Ce fleuve n’est pas

La piazzale Michelangelo

Et maintenant, nous allons gagner la piazzale Michelangelo. Mais pour l’instant, quittons l’église et retrouvons-nous au bas du 1er grand escaler. Voilà. Nous sommes au dessus du 2ème grand escaler que nous ne prenons pas. Admirons encore une fois cette belle vue et prenons sur notre droite. Allons y !. A 100m, nous allons arriver devant une église, l’église san Salvatore al monte. Là, nous ne faisons que passer devant le coté de cette église et suivons notre chemin vers la place, la piazzale Michelangelo. Nous empruntons un chemin piéton, puis arrivons sur une rue très passante. Attention quand vous la traversez ! Et voilà, sur notre droite commence la Piazzale Michelangelo. Elle fait partie des aménagements du 19ème siècle.

La voûte de la chapelle et de son décor

Alors, regardons la voûte de la chapelle : ce décor se compose de 5 grands médaillons. Au centre, se trouve l’esprit saint, entouré des 4 vertus cardinales. Toutes ces figures sont en relief. Portez votre attention sur celles qui sont au fond, près de l’oculus qui éclaire la chapelle. A droite, vous voyez une vertu qui porte un glaive et une sphère : elle représente la Justice. A sa gauche : la vertu tient un miroir et un serpent : elle figure la prudence. A l’opposé, à gauche, la vertu tient un calice : elle représente la tempérance ; la dernière brandit une arme et se protège derrière un bouclier aux armes du Portugal : elle figure la Force. Le

La chapelle du Portugal

Vous allez maintenant revenir dans la nef principale et vous rendre devant la chapelle du Portugal. Vous pouvez emprunter, pour descendre dans la nef le second escalier qui est à l’opposé de celui que vous avez monté pour arriver jusqu’ici. Vous repasserez alors devant le sanctuaire. Elle est l’unique chapelle de l’église et se trouve au milieu de la nef latérale sur notre droite. Elle est fermée par une grille. Vous la reconnaîtrez facilement : Avec le ciborium de Michelozzo, cet ensemble est le second élément Renaissance de l’église dont il a été question en début de visite. Il illustre ce mécénat privé qui se développa, au détriment du mécénat public, à Florence après l’adoucissement des lois somptuaires. Pour contrer

Les fresques

Et maintenant, regardons les fresques. L’histoire de ce saint personnage se résume ici à quelques épisodes. On voit celui où il abandonne la maison de son père, celui où il prend l’habit monacal. Regardez-le : il est sur le mur de droite. Vous le voyez ? Ah et il y a aussi celui où il réussit à vaincre une tentation. Devinez comment ? Et bien retournez-vous et regardez au dessus de la porte d’entrée un peu sur la gauche : oui, pour résister à la tentation…vous voyez qu’il se jette dans les épines. Puis il abandonne ses moines pour retourner au désert ; et il va procéder à quelques miracles : regardez –toujours au dessus de la porte d’entrée et

Saint Benoit et le rôle des bénédictins

Puis, quand vous le souhaiterez, vous entrerez dans la sacristie, cette petite salle qui sera derrière vous lorsque vous regardez les fresques. Un cycle de fresques nous attend. Il sera le prétexte pour évoquer saint Benoit et le rôle des bénédictins. La sacristie est intéressante pour son cycle de fresques. Il a été réalisé par Spinello Aretino, artiste de la 2ème moitié du 14ème siècle et suiveur de Giotto. Ce cycle a été restauré au 19ème siècle. Ces peintures sont très représentatives de la tradition picturale toscane qui aimait à raconter des histoires. Les fresques sont au nombre de 16, organisées sur 2 registres superposés et peintes sur les 4 murs. Malheureusement, l’ordre de leur présentation ne respecte pas exactement

L’abside

Et maintenant, retournons-nous. Lorsque la nef est dans notre dos, allons sur notre gauche et plaçons-nous face à l’abside Prenez place au centre, devant la balustrade faite de transennes, nom donné à ces stupéfiants panneaux verticaux de marbre. Le travail d’incrustation polychrome dans le marbre blanc est magnifique. Regardez avec attention les motifs. Ils sont issus des bestiaires orientaux, connus par les textiles rapportés, eux aussi, par les pisans. Voyez ces personnages fantastiques, ces animaux hybrides. On les retrouve sur le pupitre et la chaire de vérité qui sont à votre droite. Alors regardons la chaire. Elle date du début du 13ème siècle. Notez qu’elle est orientée de biais. Pourquoi cela ? et bien parce que cela permettait au prêtre

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