Florence

La crypte de la cathédrale Duomo

Quand vous aurez regardé ces portraits, retrouvons-nous devant l’escalier qui descend à la crypte. Il se situe juste derrière le premier pilier droit de la nef. Êtes-vous devant l’escalier menant à la crypte ? Bien, alors sachez que cette crypte renferme les vestiges de deux églises antérieures. Une première datant du 5ème siècle, et une seconde du 10ème siècle. Cette dernière est l’église Sainte-Réparate qui fut la cathédrale de Florence pendant 3 siècles. Seul l’accroissement de la population entraîna sa démolition afin de construire la cathédrale dans laquelle nous sommes à présent. Un élément intéressant : parmi les vestiges découverts dans cette crypte dans les années 1970, une tombe : celle de Brunelleschi, enterré dans l’écrin qu’il créa. Dans le[…]

L’intérieur du Duomo

Et, à présent, entrons dans la cathédrale de Florence. L’accès est en façade ; il se fait par la porte de droite. Quel contraste avec l’extérieur ! Une telle simplicité déconcerte. Et la simplicité est encore renforcée par le faible nombre de piliers. Car regardez, de chaque côté, il n’y a que quatre piliers qui supportent ces 80 mètres de nef, ce vaisseau dans lequel nous sommes et qui mène au choeur. C’est ainsi qu’à l’extérieur, nous avons une immense masse somptueusement décorée de marbres polychromes ; et qu’à l’intérieur, un éloge de l’espace, un vide impressionnant sans couleur, à la teinte unique grise. Ce « grand simple », comme l’écrivit Montesquieu, n’est autre que le modèle de la sobriété

La façade de la cathédrale

Mais pour apprécier et comprendre davantage cet ouvrage, n’hésitez pas à monter à la coupole et au lanternon. Vous en aurez l’occasion lors de notre visite intérieure. Et maintenant, déplaçons-nous devant la façade de la cathédrale. Êtes-vous bien devant la façade ? Bien. Alors regardez-la bien. Elle est un pastiche parfait de l’académisme du passé. Et pour cause puisqu’elle a été réalisée à la fin du 19ème siècle après que la façade inachevée du 15ème fut démolie un siècle après. Mais pourquoi peut-on parler de « pastiche » ? Tout simplement parce que l’artiste moderne s’est inspiré des différents projets proposés antérieurement. Et c’est ainsi que nous retrouvons un certain nombre de références. A Giotto tout d’abord, car, quoi de

La coupole de la cathédrale

Alors observons la coupole. Eh bien, c’est cette coupole qui fait de la cathédrale un chef-d’œuvre. Car la coupole est elle-même un chef d’œuvre. C’est Le chef-d’œuvre, de Brunelleschi, architecte florentin fondamental de la 1ère moitié du 15ème siècle. On peut dire que c’est devenu Le chef-d’œuvre architectural de la Renaissance : c’est le fruit de toutes les recherches intellectuelles et scientifiques de l’époque et la clé vers une autre vision du monde architectural. Avant, c’était le moyen âge. Après, ce sera la Reniassance. Revenons donc sur cette grande aventure de l’architecture afin de comprendre l’ampleur de cette œuvre. Alors, voilà : nous sommes en 1418. Un grand concours d’architecture agite le monde artistique de Florence. Le sujet : réaliser

L’histoire de la Cathédrale

La cathédrale Santa Maria del Fiore, Sainte Marie de la Fleur, est le projet de l’urbaniste de la place, Arnolfo di Cambio. L’objectif est de construire une nouvelle cathédrale qui peut rassembler 30 000 personnes ! Son souhait est simple : flatter les ambitions de la République florentine avec la plus grande église de la chrétienté, après Saint Pierre de Rome. Le décret émis par la République Florentine précise de construire « avec tout le faste et la magnificence que l’on pût inventer ». Un projet de taille donc qui demandera des centaines d’ouvriers, un siècle de construction sans compter l’élévation de la coupole et un coût en partie couvert par la ville administrée par les corporations. Mais si Arnolfo

La présentation générale de la place de la cathédrale

Etes-vous bien devant la Loggia ? Bien. Regardons-le : l’édifice construit au 14e siècle se compose de 2 arcades perpendiculaires donnant l’une sur la place, l’autre sur la via del Calzaiuoli. Ces arcs en plein cintre, c’est-à-dire semi-circulaires, sont surmontés de fenêtres géminées, à savoir séparées par une colonnette. Alors à quoi servait-elle ? À exposer les enfants perdus ou orphelins. Et maintenant, retournons-nous sur nous même afin d’embrasser la totalité de la Place de la Cathédrale. Et regardons autour de nous. Etonnant, n’est ce pas ? Visuellement dans un 1er temps, car on voit de vastes monuments multicolores, ornés de toute part, qui sont comme posés sur un pavement gris d’une aridité singulière. Pas d’arbres, pas d’herbes, pas de

Au ponte vecchio

Vous pouvez à présent poursuivre votre chemin jusqu’à l’entrée du ponte Vecchio où nous nous retrouverons. Nous sommes arrivés au ponte vecchio. Arrêtez-vous un instant à l’entrée du pont. Portez votre regard vers le haut, tout à fait sur votre droite. Là, le corridor de Vasari forme un coude. En effet, lorsque le grand-duc décida sa construction, la famille des Manneli, propriétaire de la tour, s’opposa à ce qu’on la traversât et Vasari dut la contourner. Rendez-vous au milieu du pont, et placez-vous tout d’abord sur le côté droit. Soyez légèrement sur vos gardes, les lieux touristiques sont souvent fréquentés par les pickpockets D’ici, vous avez sur une superbe vue sur le fleuve… Si le temps est beau et que

L’édifice construit par l’architecte Vasari

Puis, poursuivez votre promenade. Pour cela, revenons sur le quai et continuons en direction du Ponte Vecchio. Puis continuez votre promenade jusqu’à l’endroit où vous serez le mieux pour regarder, sur la rive opposée, une façade présentant une élévation à 3 niveaux, percée dans sa partie basse par 3 grandes arcades. Cette façade est celle du musée des offices. Vous y êtes ? Vous voyez cet édifice ? Oui, alors parlons-en : il a été construit par l’architecte Vasari, pour le grand-duc Cosme 1er de Médicis. Il a été commencé en 1560 et, bien avant d’être un musée, il fut le lieu des bureaux de l’administration du grand duché de Toscane. Bureau se dit « uffici » en italien et

Histoire du ponte vecchio

D’ici, la vue sur le ponte vecchio est magnifique. Vous le voyez en face de vous. Maintenant parlons du ponte vecchio, le 1er pont de Florence. Il fut construit, en bois, par les romains, installés à Florence vers 50 avant notre ère. Le castrum romain va rapidement se développer et devenir une petite ville dotée du traditionnel aménagement urbain romain: temples, thermes, forum, théâtre et amphithéâtre. Aujourd’hui, la ville n’offre plus de bâtiment complet de cette architecture antique. Cela dit, il en reste des témoignages car beaucoup d’éléments d’architecture ont été réemployés: rappelez-vous les belles colonnes de la nef de san Miniato. Mais revenons à notre pont. En 1080, le pont de bois devient un pont de pierre. Et en

Le bord du quai et les belles demeures situées de chaque côté du fleuve

Maintenant, allez vers le bord du quai et longez-le vers la gauche, sans omettre de regarder les grandes et belles demeures situées de chaque côté du fleuve. Et voyez notamment les multiples couleurs des crépis qui couvrent leurs façades et leurs harmonieuses proportions. Ces maisons datent des 18ème et surtout 19ème siècle. Vous noterez aussi la présence de loggias et de terrasses dans les parties supérieures, souvent décorées d’arbustes et de plantes en pots. Un rêve ! Lorsque vous serez arrivés à proximité du 1er pont que vous allez rencontrer, le pont alle Grazzie, arrêtez vous un instant. Et placez-vous sur le pont pour mieux profiter de la vue. Nous voici sur le ponte alle Grazzie, c’est-à-dire le pont aux

Scroll to Top