Florence

Le Baptistère de la cathédrale de Florence

Regardons à présent le baptistère, et, pour cela, retournons-nous afin d’avoir une vue d’ensemble sur celui-ci. « Mon beau saint Jean » écrivit Dante en regardant le baptistère dédié à Jean Baptiste, par ailleurs le patron de la ville. Comme le veut la tradition, son architecture extérieure s’apparente fort au Saint Sépulcre de Jérusalem. Maintenant, revenons dans un premier temps sur l’histoire du baptistère. C’est l’un des plus anciens édifices de la cité florentine. A-il été un temple dédié au dieu de la guerre Mars, comme l’aime à raconter les Florentins ? Nul ne le sait… Par contre, il est certain qu’un édifice existait au 9ème siècle puisqu’un document rend compte de la basilique saint Jean. Édifice qui devait fort[…]

Le Campanile de la Cathédrale

Et maintenant approchons-nous du campanile afin d’admirer les reliefs sculptés du rez-de-chaussée. Que voit-on sur cette paroi ? Des reliefs sculptés représentant des saynètes. Alors, regardons au 1er registre : vous voyez les reliefs sont de forme hexagonale ; ils ont été réalisés par Andrea Pisano et Luca della Robbia et représentent des activités humaines, des personnages antiques et des scènes de la Genèse. Et maintenant, levez les yeux : au dessus, vous pouvez voir un 2ème registre de reliefs. Ils sont en forme de losange et ont été exécutés par les élèves d’Andrea Pisano ; ils figurent les arts libéraux, les vertus, les planètes et les sacrements religieux. Et maintenant, regardons ces saynetes plus en détail. Alors : que

Cathédrale de Florence : Le campanile

Nous pouvons à présent quitter l’édifice. Afin de poursuivre cette visite de la Place de la Cathédrale, retrouvons nous devant le campanile, situé sur votre gauche en sortant de la cathédrale. Pensez à prendre du recul pour pouvoir l’admirer dans son ensemble. Nous sommes devant le campanile. Écoutons ce qu’en dit un grand voyageur, Andre Suares, lors de son voyage en Italie : « Le Campanile de Giotto est la fantaisie de Florence, le caprice d’une ville où la beauté calcule, où la raison cherche toutes sortes de règles, où la poésie va le céder à la rigueur des lignes. Il échappe à l’art de bâtir. Il a le charme de l’illusion et de l’imaginaire… ». Et maintenant, quelques mots

Le grand coloriste Andrea Del Castagno

Comparons maintenant ce tableau avec celui qui se trouve juste à sa gauche. Approchons nous en… Alors que représente cette œuvre ? Et bien …la même chose que la précédente : une statue équestre sur un massif piédestal. Mais dans un tout autre style… Car Andrea del Castagno, artiste florentin secondaire du 15ème siècle, est un grand coloriste passionné par les liens entre la peinture et la sculpture. Et c’est ce qu’il nous montre ici. Découvrons cela. Tout d’abord, la peinture a été réalisée en 1456, c’est-à-dire 20 ans après la fresque de Paolo Uccello. L’oeuvre intitulée « Niccolo da Tolentino » marque un changement d’orientation par rapport à la représentation de l’Acuto. Observons à cet égard le cheval et

L’œuvre de Paolo Uccello

Déplaçons-nous à présent de quelques pas vers la gauche. Allons-y. Vous verrez deux peintures figurant des statues équestres. Positionnons-nous face à la première, la première en venant de là où nous sommes. Nous sommes devant cette œuvre de Paolo Uccello qui représente Sir John Hawkwood dit l’Acuto. «Monumentale »! C’est vraiment l’impression que nous donne cette statue équestre, tant par la statue elle-même que par le piédestal, lourd et massif. Mais est-ce une statue ou une peinture ? Le personnage d’un bronze oxydé par le vert de gris sur un fond rouge est comme statufié. Une volonté de l’artiste bien curieuse, mais parfaitement réussie. Maintenant, observons cette œuvre. Un homme en tenue militaire est fièrement assis sur son cheval. Vu

Le Florentin Dante alighieri

Et maintenant, tournons le dos au chœur. Et allons dans le bas côté qui est sur notre droite. Et dirigeons nous dans un premier temps vers une œuvre peu banale sur laquelle figure un grand personnage avec d’un côté, le Paradis et l’Enfer et de l’autre, la cité de Florence. Cette peinture se situe sur le mur, juste après l’entrée de la montée à la coupole. Qu’observons-nous sur cette peinture datant de 1465 ? En son centre, un grand personnage vêtu d’une longue robe rouge-rose, tenant dans sa main gauche un livre ouvert. Qui est-il ? Et bien, c’est le Florentin Dante Alighieri. L’une des plus grandes figures littéraires italiennes, le premier à avoir usé de l’italien comme langue écrite,

La fresque et la coupole octogonale

Maintenant, élevons de nouveau nos yeux vers le ciel et regardons. La fresque ornant la coupole octogonale se décompose en 5 niveaux, qu’on appelle des registres. Au registre inférieur, c’est l’Enfer. Est-ce que vous le voyez ? C’est L’épouvante à l’état pur où sont présents tous les archétypes de l’horreur : nous voyons des diables qui flagellent, déchiquètent, et fouettent. Des bêtes sauvages attaquant le genre humain, des monstres maritimes et Lucifer en personne. C’est cette figuré ailée dévorant un homme. Que remarquez-vous sur cet enfer ? Et bien, on voit que c’est un mélange des fantasmes médiévaux. Mais on y voit beaucoup de corps nus : et cela c’est une signature de la Renaissance. Quels autres personnages voit-on ?

La coupole et la fresque de Giorgio Vasari

Dirigeons-nous à présent de nouveau vers le choeur afin d’avoir une vue d’ensemble sur la coupole. Y êtes-vous? Bien, voyez-vous bien la coupole ? Alors observons la fresque qui décore cette vaste coupole. N’est-elle pas impressionnante par son immensité, mais aussi par sa monumentalité ? Les personnages semblent trop nombreux, trop près les uns des autres, trop grands aussi – certains font plus de 6 mètres de haut. Les couleurs frappent tout autant : les bruns s’opposent aux ors tout comme les ténèbres à la lumière, et l’Enfer au Paradis. Car oui, c’est bien du Jugement dernier dont il s’agit ici, et ce, sur 4000 mètres carrés. Maintenant, nous allons parler de cette fresque. Alors : qui commanda cette œuvre

La Nouvelle Sacristie

Retrouvons-nous ensuite devant la porte de la Nouvelle Sacristie. Quand on est face au cœur, elle se trouve derrière sur la gauche. Vous la reconnaîtrez à la céramique émaillée aux tons bleus figurant la « Résurrection », situé dans le tympan – cet hémicycle situé au-dessus de la porte. Nous sommes à présent devant la Nouvelle Sacristie ; l’Ancienne lui faisant pendant de l’autre côté du choeur. Que voyons-nous ? Dans le tympan situé au-dessus de la porte de cette sacristie, une céramique : et c’est le premier exemple connu de céramique émaillée réalisé par Luca della Robbia. Datant de 1444, cette céramique figure la Résurrection. Mais revenons à cet artiste : Luca della Robbia, la plus grande figure de

Le chœur de la cathédrale de Florence

Retrouvons ensuite devant le maître-autel situé au centre du choeur, sous la coupole. Nous voici devant le chœur, au centre de l’édifice et qui semble être le cœur d’un trèfle à 3 feuilles. Et ces feuilles sont les trois absides que vous voyez derrière l’autel principal, à sa gauche et à sa droite. L’abside est la partie en forme d’hémicycle. Regardez une abside ici –celle de gauche par exemple : vous la voyez ? Et bien, voyez leur particularité architecturale : chaque abside est divisée en cinq absidioles ou petites chapelles en forme de petite abside. D’autre part, ne partez pas de ce point avant d’avoir admiré le beau crucifix en bronze suspendu au-dessus du maître-autel. Daté de 1497, il

Scroll to Top