Dubrovnik

La synagogue

Montons maintenant à l’étage supérieur où se trouve la synagogue. Le mot synagogue, qui est l’appellation courante du lieu du culte juif, est un terme grec qui signifie assemblée. Dans le sanctuaire antique, l’espace consacré à la divinité n’était accessible qu’aux prêtres et aux officiants. Le Temple de Jérusalem, centre spirituel et cultuel du judaïsme jusqu’à sa destruction en 70 de notre ère, appartenait à ce type de sanctuaire. Cela dit, l’espace sacré y demeurait vide, le vide étant la seule expression adéquate du Dieu transcendantal, c’est-à-dire hors des limites de la pensée humaine de la religion juive. Mais après sa destruction et après la dispersion des Hébreux (la diaspora), les constructions vont un peu changer : les synagogues seront[…]

La rue zudioska

Nous allons continuer notre promenade le long de la Placa en allant vers le coeur de la ville, donc toujours en tournant le dos à la porte Pile. Nous irons jusqu’à l’entrée de la place principale que vous apercevez au loin et nous nous arrêterons au niveau de la rue zudioska. Ce sera la dernière intersection qui se trouvera sur notre gauche avant la place. Et en chemin, le long de la rue, vous voyez de grandes maisons de commerçants. Elles furent reconstruites après le séisme de 1667. La particularité architecturale de celles-ci est ce que l’on appelle les fenêtres “à genoux ”. Qu’est-ce? Et bien, en regardant les façades, on s’aperçoit que la porte d’entrée est juxtaposée à une

L’église des Franciscains

Sortons maintenant du monastère et retrouvons-nous dans l’artère principale. En sortant de l’étroit passage, nous aboutissons directement sur la placa. Prenons alors sur notre gauche et faisons quelques mètres en longeant toujours sur notre gauche l’église des Franciscains. Au niveau de l’entrée, levons les yeux pour admirer la sculpture qui la surplombe. Celle-ci est due à deux frères, les frères Petrovic. Vous voyez ? C’est la scène de la pieta: la Vierge soutenant le corps du Christ détaché de la croix. Elle est entourée de Jean Baptiste à droite et de saint Jérôme. Au-dessus d’eux se trouve une figure de Dieu le Père. Regardez les volumes de la sculpture : ils allient à la fois force et finesse. On sent

Le musée du monastère

Aujourd’hui le lieu est toujours un monastère en partie transformé en musée et il est ouvert à la visite quelques heures par jour. Il y a relativement peu de choses à voir, et un rapide tour de la salle suffit, l’intérêt majeur du monastère étant son cloître. Pour y accéder, il faut suivre le cloitre dans le sens des aiguilles d’une montre en partant de l’entrée. Le musée se trouve dans la galerie qui fait face à celle où nous nous trouvons quand nous pénétrons dans le monastère. Nous y voici. Commençons par le mur de droite. On y voit de vieux objets provenant de la pharmacie que nous avons vue juste avant l’entrée. Regardons contre le mur : nous

Histoire des franciscains

Au milieu du cloître s’élève un puits surmonté d’une statue de saint François. Asseyons-nous un instant dans le cloître pour comprendre qui sont les franciscains. En effet, le moyen âge est l’époque à laquelle s’est développé un mouvement de contestation face à l’enrichissement de l’église. Rapidement, ce mouvement s’est divisé, d’un côté, des ordres nouveaux ou réformés comme les cisterciens et de l’autre des mouvements sectaires comme les albigeois. Tout ceci va marquer François d’Assise, le fondateur du mouvement des Franciscains. Né en 1182 dans une famille commerçante, il reçoit une éducation traditionnelle mais rêve d’autre chose. De nombreux maux vont s’abattre sur lui: guerre, captivité, maladies, et des songes lui révèlent alors sa voie: l’amour des plus pauvres. Et

L’église du saint sauveur

Puis toujours sur notre gauche en tournant le dos à l’entrée de la vieille ville, nous voyons une façade très ornementée avec une belle rosace, il s’agit d’une église, celle du saint sauveur. Elle date de 1528. Cette église a été édifiée juste après le tremblement de terre de 1520 pour remercier Dieu d’avoir relativement épargné la ville et pour la protéger contre de futurs séismes. En fait, c’est l’un des seuls bâtiments à avoir été épargné par le tremblement de terre suivant. L’église est de style appelé «renaissance dalmate». A ce titre, elle constitue un témoignage précieux de ce que fut la ville avant les tremblements de terre. Voyez la surenchère de détails architecturaux et notamment les motifs décoratifs

La place onofrio

Et maintenant, descendons les quelques marches puis passons la 2e porte. Nous venons de franchir la 2e porte. Laissons-la dans notre dos. Devant nous, juste dans l’axe de la porte se trouve une grande artère : c’est la Placa ou stradum. Cette artère est construite sur l’ancien chenal séparant les deux parties de la ville ancienne, avec à droite Ragusium et à gauche Dubrava. Lorsque l’on a comblé le chenal, on a donc créé cette rue devenue la rue principale : elle fait 300 mètres de long, mais elle avait conservé un aspect “séparatif” : la gauche de la ville était réservée aux roturiers et la droite de la rue, le côté mer en quelque sorte, était réservé à la

La porte Pile

Voilà ce que l’on pouvait rapidement dire de cette ville avant de la visiter. Nous allons maintenant pouvoir commencer notre promenade. Nous sommes donc sur le pont de pierre devant la porte principale de la ville. Regardons-la : elle date de 1537. Voyez comme elle semble être “gardée” par une statue qui représente saint Blaise, le saint patron de la ville. Elle tient quelque chose dans les bras, c’est tout simplement la maquette de la ville. Cette porte est de style renaissance, un style qui se réfère aux sources antiques grecques et romaines. Et on le voit bien. Mais il y a ici des particularités que nous allons voir ensemble. Tout d’abord, vous voyez que l’on utilise une seule et

L’histoire de Dubrovnik

Nous sommes devant la porte-pile, dans la porte de la ville neuve, un incontournable à découvrir à Dubrovnik. Et entre la ville neuve et les remparts, juste devant la porte, se trouve un petit pont enjambant le fossé défensif qui entoure la ville côté terre. Nous nous trouvons donc le long des remparts imposants qui entourent la vieille ville de Dubrovnik. Regardons maintenant vers l’entrée de la vieille ville. Sur notre droite, nous voyons une tour d’angle : c’est la tour Bokar. Et si nous regardons tout à gauche cette fois, il y a la tour Minceta. Elles sont toutes deux des rajouts faits par l’architecte Bartoloméo au 15e siècle. Voyez les remparts maintenant qui datent du 13e : ces

Dubrovnik, de la porte Pile au palais du recteur : introduction

Nous franchirons les remparts depuis la porte Pile puis nous nous promènerons dans les rues et ruelles de la vieille ville. Elles nous donneront à découvrir la spécificité de l’architecture locale ainsi que quelques uns des plus beaux monuments de la ville, en particulier le monastère franciscain et le palais Sponza. La porte Pile permet de franchir les remparts qui entourent la ville.

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