Dubrovnik

Le Musée du Recteur

Nous pouvons à présent faire le tour de la cour, l’accès aux cachots se fait juste à votre droite puis vous pourrez monter pour découvrir le musée. Nous allons vous laisser découvrir ce musée qui contient des armes, des vêtements folkloriques ou non, du mobilier ancien. Signalons la jolie collection d’horloges dont la plupart marque la même heure : 17 heures 45. Pourquoi cela : et bien, c’est l’heure de la prise de la ville par les troupes napoléoniennes le 31 janvier 1806 et la fin de la république ragusaine. Et enfin, signalons le superbe cabinet napolitain que vous trouverez dans l’ancien bureau du recteur. Ce cabinet date de la fin du 17e siècle et il est de style baroque[…]

L’intérieur de la cour

Nous sommes maintenant dans la cour, plaçons-nous dans l’angle droit de celle-ci. Cette grande cour est remarquable, car c’est ici que l’on voit le mieux comment les différents architectes ont réussi le tour de force de restaurer, d’ajouter leur propre touche tout en respectant le lieu. Le résultat est harmonieux alors que, nous l’avons vu, l’histoire du bâtiment est très complexe. Cette harmonie : à quoi est-elle due ? Tout d’abord, ce qui saute aux yeux, c’est l’unité du matériau ; ce qui est une caractéristique de l’art Ragusin. Ensuite, chaque architecte prend soin de ne pas tout casser pour recommencer à zéro. Mais au contraire, il part de l’existant et y ajoute des modifications propres au nouveau style. Regardons

Le palais du Recteur

Ainsi, nous le voyons, la république de Raguse est très particulière et son siège se trouve ici dans le bâtiment que nous allons visiter. Ce bâtiment, le palais du Recteur, a une histoire très mouvementée faite de destructions et de reconstructions incessantes. Au moyen-âge, c’était une forteresse, mais celle-ci a été détruite par un incendie. On en a confié la restauration à l’architecte Onofrio. Ceci fut fait en 1435 en style gothique, mais trente ans plus tard le bâtiment est gravement endommagé par l’explosion de la poudre que l’on y entreposait. On le reconstruit alors plus ou moins selon le même plan, mais en style renaissance cette fois. Mais l’édifice est de nouveau détruit lors du grand tremblement de terre

La république raguse

Sortons maintenant de l’église et retrouvons-nous en bas des marches. Et maintenant, mettons-nous face à l’église. Et regardons sur notre gauche, nous revoyons l’hôtel de ville qui forme en quelque sorte la fin de la place. Une grande artère prolonge celle-ci, prenons là et arrêtons-nous un instant devant un grand café, le gradska kavana qui est le café à la mode, celui où on se rencontre et où l’on se montre. En regardant le café, nous voyons sur sa droite un grand bâtiment : c’est le palais du recteur. Une très belle galerie à arcades souligne l’extérieur de l’édifice. Regardez sous celle-ci. Comme son nom l’indique, le palais comportait les appartements du recteur de la ville au temps ou celle-ci

L’intérieur de l’’église saint-Blaise

Pénétrons maintenant à l’intérieur de l’église. Regardez autour de vous. Quelle impression se dégage ? Pour notre part, nous dirions la lourdeur. Car ici la surabondance décorative est manifeste. Il y a non seulement beaucoup de décorations et d’éléments décoratifs, mais en plus il y a beaucoup de couleurs. Regardez les marbres par exemple. Pas d’unité de couleur du tout. Et en plus, la structure de l’édifice renforce cette impression. Pourquoi ? Et bien, plaçons-nous sous le dôme pour nous en rendre compte. Et vous voyez bien qu’on a l’impression d’y arriver tout de suite. En fait, la nef parait tronquée. Il n’y pas, comme dans d’autres églises, cette impression de longueur jusqu’à l’autel. Mais l’intérêt majeur de l’église provient

L’église saint-Blaise

Et maintenant, lorsque nous faisons face à la tour de l’horloge, regardons sur notre droite et là nous découvrons l’église saint-Blaise. C’est l’édifice baroque de la cité par excellence, très inspirée par le baroque vénitien et romain. Elle est construite à l’emplacement de l’ancienne église gothique détruite par un incendie au début du 18e siècle et fut achevée en 1715. On va essayer de répondre aux questions suivantes : qu’est-ce qui caractérise réellement ce style baroque? Quels éléments baroques peut-on voir sur la façade de l’église ? Tout d’abord, rappelons-nous l’origine du terme : le mot baroque viendrait du portugais «barroco» désignant une perle de forme bizarre. L’art baroque est en effet exubérant, théâtral et utilise beaucoup les courbes alors

Le «stara luka », le vieux port

Nous sommes maintenant dans ce que l’on appelle stara luka, le vieux port. Avancez jusqu’au bord de l’eau. Regardez sur votre gauche et suivez le rempart des yeux. A son extrémité se trouve la tour saint Luc. Juste à coté, prolongeant les fortifications mais séparée du rempart se trouve la forteresse de Revelin. Elle a été édifiée en 1462 pour résister aux turcs qui occupent alors la Serbie. Regardez maintenant à côté de la forteresse : on aperçoit des sortes de grands hangars de briques. Ces bâtiments datent du 16e siècle et sont des lazarets –autrement dit des bâtiments pour isoler les lépreux. Ils accueillent maintenant des artistes contemporains. Regardons à notre droite maintenant : on voit une grande forteresse

La cour du palais Sponza

Aujourd’hui le bâtiment abrite les archives municipales et on peut pénétrer dans la cour de celui-ci. Nous sommes maintenant dans la cour du palais Sponza. De forme carrée, elle sert de puits de lumière et les différents niveaux sont soulignés par des arcades renaissance. Devant vous en entrant, mais au fond de la cour, se trouve l’ancien mécanisme de la tour de l’horloge. Vous le voyez ?? Bien, alors regardez au-dessus, sur le linteau de l’arche principale : on peut lire une devise en latin. Sachez qu’elle dit ceci: ”Nos poids empêchent de tricher ou d’être dupés. Quand je mesure la marchandise, Dieu lui-même me mesure ”. Et sinon, mentionnons la pièce qui se trouve juste à gauche en entrant

Le palais Sponza

Nous allons maintenant détailler ces monuments dans l’ordre dans lequel nous les avons vus. Commençons donc par le palais Sponza. C’est, rappelons-le, le bâtiment le plus à gauche sur la place. C’est un bâtiment tout à fait exceptionnel. Bien sûr, la première chose qui attire le regard est sa galerie à arcades. Mais il y a plus à dire sur cet édifice. Car il est un témoignage exceptionnel de l’architecture dalmate du début du 16e siècle. C’est l’un des rares bâtiments à avoir survécu au tremblement de terre de 1667. Regardez donc attentivement les différents niveaux qui le composent. Au premier étage, on remarque, tout d’abord, des ouvertures relativement nombreuses. En regardant mieux, nous voyons qu’elles sont entourées par une

La Grand-place

Nous pouvons maintenant continuer et nous diriger vers la Grand-place dite place de la loge ou Luza. Nous nous retrouverons au pied de la colonne marquant le centre de cette place. Nous sommes maintenant dans le coeur de la ville : c’est là que se situent les bâtiments officiels et administratifs. La colonne au pied de laquelle nous nous trouvons est appelée la colonne de Roland en référence à Roland de Roncevaux, le chevalier de Charlemagne. Certes, il est plus qu’étrange de retrouver ici ce personnage, mais en fait cette appellation est due à une tradition locale qui veut que Roland ait vaincu un des ennemis sarrasins de la cité. En fait, il s’agit plus vraisemblablement de la statue du

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