Cayenne

Quartier de la Crique, à Cayenne

La Crique à Cayenne : un quartier à l’identité forte et contrastée Coincé entre le marché central de Cayenne et le canal Laussat, le quartier de La Crique est un lieu à la réputation contrastée, souvent évoqué avec une certaine réserve, mais dont l’histoire, la mixité et la vitalité méritent d’être mieux connues. Appelé aussi « quartier chinois », il doit ce surnom à l’installation, au début du XXe siècle, d’anciens bagnards indochinois, libérés après leur internement au bagne de Cayenne. Ces hommes, livrés à eux-mêmes à la fin de leur peine, ont formé une petite communauté qui a laissé son empreinte sur les lieux. Certains l’appellent aussi « Chicago », sans qu’on sache vraiment pourquoi. Le nom évoque peut-être[…]

Le Jardin Botanique de Cayenne

L’un des plus grands attraits de la Guyane, c’est sa flore extraordinaire. En ce sens, la visite du Jardin Botanique de Cayenne est un brin décevante, car il s’agit plus d’un arboretum que d’un jardin fleuri. Mais quel arboretum ! La collection d’arbres réunie ici est impressionnante. Commençons par les palmiers. Peut-être les nommez-vous sous le nom générique de palmiers et de cocotiers ? Alors venez d’urgence apprendre à différencier la trentaine de palmiers présents au jardin. Habitué de la place des Palmistes, vous reconnaitrez sans mal l’élégant palmier royal ou « roystonea oleacea ». Vous repérerez facilement le cocotier et pourrez désormais glisser dans une conversation son nom latin de« cocos nucifera ». Vous verrez encore le palmier à

Le fort Diamant, à Cayenne

Fort Diamant ! Quel nom intrigant, bien fait pour titiller la curiosité du pirate imaginaire ou du robinson qui sommeille en nous ! Immédiatement, on voit se profiler une forteresse hérissée de canons sur fond de mer turquoise, on imagine des cassettes béantes déversant leurs flots de perles, d’or et de diamants ! Hum… pour la mer turquoise, ce n’est pas en Guyane qu’il faut venir. Disons pudiquement qu’ici les flots sont gris… En ce qui concerne les rivières d’or et de diamants, mon enquête personnelle n’a abouti à rien. Pourquoi ce nom de fort Diamant ? Notre imagination reste libre de vagabonder… L’histoire du fort n’en est pas moins intéressante. Au 17e siècle, les tout premiers colons français débarqués

Le fort Cépérou, à Cayenne

Campé sur une hauteur dominant Cayenne, le Fort Cépérou veille fidèlement sur la ville et sur ses habitants. Le fort Cépérou… ou plutôt ce qu’il reste de cette ancienne redoute historique, c’est à dire quelques pierres, quelques murs et un insolite clocher en bois d’où la cloche s’est envolée depuis longtemps. Durant un grand incendie qui ravagea Cayenne en 1888, cette cloche héroïque ne cessa de sonner le tocsin pendant dix jours et dix nuits, jusqu’à se fêler ! On peut la voir aujourd’hui au musée de Cayenne. Mais reprenons à ses débuts l’histoire du plus vieux bâtiment de la ville. En 1643, Charles Poncet de Brétigny, pionnier de la colonisation de la Guyane, achète une petite colline au chef

La Place des Palmistes, à Cayenne

La place des Palmistes, aussi appelée place de l’Esplanade, est sans conteste l’endroit le plus majestueux de Cayenne. Elle doit son nom aux grands palmiers qui occupent avec panache la majeure partie des trois hectares que mesure la place. Jadis, ce vaste espace où broutaient des troupeaux de moutons était occupé par des herbes folles, on l’appelait alors « La Savane ». Ultérieurement, la place fut divisée en grands rectangles plantés de palmiers dont certains atteignent 25 mètres de haut ; ce sont des « roystonea oleacea », ou palmiers royaux des Caraïbes. En 1862, 60 réverbères venus de Paris furent installés sur le pourtour de l’esplanade. Construit par les bagnards, un système de drainage fut mis en place pour

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