Cayenne
Les plages de Remire-Montjoly
A huit kilomètres de Cayenne,au pied des collines du Mahury et de Bourda, Remire et Montjoly sont deux communes réunies en une. Elles offrent peut-être les plus belles plages de Guyane : cocotiers doucement inclinés vers l’océan et vastes étendues de sable lisse frangé par des napperons d’écume paresseuse. Ajoutons que l’eau ne descend jamais en-dessous de 27 degrés. Idyllique n’est-ce pas ? Eh bien, pas tout à fait… Le gros point noir en Guyane, c’est la couleur de l’eau, plus près du marron que du turquoise. Nul doute, ça casse un peu le rêve ! Lorsqu’on arrive à Cayenne par avion, on survole les eaux bleu marine de l’océan puis, en arrivant près des côtes, une large bande d’eau
Le sentier du Rorota
A partir de Cayenne, on fait facilement une incursion dans la forêt en parcourant le sentier du Rorota, boucle circulaire de 4 kilomètres autour du mont du Mahury. L’accès au sentier se fait par la route des Plages en allant vers Dégrad des Cannes. Ne ratez pas la petite route sur votre droite, à quelques centaines de mètres après « l’Auberge des plages ». Un panneau indique le sentier. Dès que vous pénétrez dans la forêt, soyez attentifs, ouvrez grand les yeux. Il est relativement habituel d’observer des colibris, ainsi que le vol de papillons morpho aux ailes d’une insolente couleur bleu métallique. Avec un peu de chance, vous pourrez apercevoir, accroché à un arbre, le fameux aï si souvent
l’Ilet la Mère ou île aux singes
Au large de Cayenne, cinq petites îles font le dos rond. Elles portent des noms amusants, dont nous serions bien en peine d’expliquer l’origine : l’Ilet la Mère et l’Ilet le Père pour les deux plus grandes, Le Malingre et Les Mamelles pour les trois plus petites. Sur les cinq, seule l’Ilet la Mère est ouvert au public, depuis 2008 seulement. Les quatre autres sont intégralement sous la protection du conservatoire du littoral. Quant à l’Ilet la Mère, il appartient avant tout aux singes ! Des multitudes de petits singes saïmiris, rigolos avec leurs pattes jaunes, leurs oreilles pointues et leurs yeux largement cerclés de blanc. Ces petits habitants vifs et malicieux se sont bien vite adaptés aux visites sur
Le Sentier Vidal
Ce sentier, aussi dénommé circuit de l’habitation Vidal, est un lieu de promenade non loin de Cayenne. Il doit son nom aux vestiges de l’habitation Vidal, une ancienne sucrerie qui connut son heure de gloire au 19ème siècle. Trouver le départ est déjà un petit jeu de piste : à partir de Cayenne, suivre la Route des Plages (direction Remire-Montjoly), puis la direction du port de Dégrad des Cannes jusqu’au carrefour Vidal. Suivre alors les panneaux « lycée Léon-Gontran Damas » et dépasser le stade. Guetter le sentier partant à gauche, au niveau d’un dos d’âne, avant d’arriver au lycée. Normalement un panneau indique « sentier interdit », mais aux dernières nouvelles il n’y était plus, probablement parce qu’il est
Le musée de Cayenne
Le musée départemental Franconie est situé au cœur de Cayenne, à deux pas de la place des Palmistes. Il s’abrite dans une charmante maison créole jaune pâle aux volets bleus, qui appartint jadis au gouverneur Gustave Franconie. Si vous aimez l’atmosphère de la maison Deyrolle à Paris, vous vous régalerez en visitant ce musée hétéroclite où le temps semble s’être arrêté. On y raconte l’histoire de la Guyane et du bagne, et surtout on y expose la faune locale naturalisée. Les collections d’oiseaux, de papillons et d’insectes plus ou moins répugnants sont particulièrement intéressantes. Ne vous attardez pas trop auprès des serpents empaillés sous peine de ne plus oser mettre un pied en forêt ! Passez rapidement devant l’effroyable caïman
Les tortues de Montjoly
Les tortues de Montjoly A environ 10 km du centre de Cayenne, la commune de Rémire-Montjoly est intéressante pour ses plages. Ici comme ailleurs en Guyane, si le sable est beau, la mer l’est moins : toujours plus marron que bleue à cause des alluvions déposées par les fleuves. C’est frustrant pour les amateurs de bains de mer, mais ne semble aucunement déranger les énormes tortues marines qui viennent année après année pondre à cet endroit. A votre avis, combien pèse une tortue Luth, l’espèce la plus grande du monde ? Eh bien, imaginez un monstre de 600 à 800 kilos émergeant des flots de l’océan, le soir venu, pour se traîner péniblement sur la plage, y faire son trou
La pointe des Amandiers, à Cayenne
Si jamais vous aviez à donner un rendez-vous romantique à Cayenne, votre choix se porterait sans doute sur la pointe des Amandiers. C’est l’une des trois pointes rocheuses qui s’avancent dans la mer, les deux autres étant la pointe Buzaret et la pointe Saint-Joseph. Celle des Amandiers est ornée d’une placette agréable, dotée de bancs et d’un kiosque à musique, et bien sûr plantée d’arbres… amandiers ou autres. Il faut venir ici soit tôt le matin, soit au coucher du soleil. Très tôt le matin, c’est la meilleure heure pour observer les oiseaux, qui sont nombreux à tournoyer au-dessus de la pointe. Avec un peu de chance et de bonnes jumelles, vous observerez une aigrette bleue, un caracara à tête
La Cathédrale Saint-Sauveur, à Cayenne
Sa construction remonte à 1823, sur une décision du gouverneur d’alors, le Baron Milius. Mais c’est en 1934 seulement que l’église Saint-Sauveur devient cathédrale, consacrée par Monseigneur Courtay, alors premier évêque de Guyane. Des travaux d’agrandissement ont lieu dans les années 1950 et des restaurations plus récentes datent des années 2000. Les principales curiosités de la cathédrale Saint-Sauveur sont le maître-autel, la chaire et le confessionnal construits en wacapou (bois de Guyane); tous trois viennent de la chapelle du bagne de l’île la Mère (îlet au large de Cayenne), d’où ils ont été transférés en1876. L’architecture de la cathédrale est originale, avec notamment un portique percé de neuf ouvertures en plein cintre, surmonté d’un toit terrasse. La façade affiche une
