Carcassonne

La maison des Mémoires

La maison des Mémoires est une belle demeure située dans le centre de la bastide de Carcassonne. Les murs ne datent pas d’hier ans cette ancienne bâtisse, dont certaines sections ont été construite au XVIe siècle. C’est ici qu’un célèbre poète surréaliste, Joë Bousquet, passa les 25 dernières années de sa vie. Ce dernier ressortit de la Première Guerre Mondiale paralysé des jambes suite à une blessure par balle. En 1925, il s’installe à Carcassonne, où, se consacrant à ses écrits, il reçoit la visite de quelques grands noms de la littérature, tels Aragon ou André Gide. Il meurt finalement en 1950. Sa chambre a depuis été conservé en l’état, dans la pénombre des volets restés clos. La visite du[…]

Cathédrale Saint-Michel de Carcassonne

La cathédrale Saint-Vincent n’accède à ce rang qu’au XIXe siècle, en 1803, lorsqu’elle prend la place de l’ex cathédrale Saint-Nazaire, située derrière les murs de la cité de Carcassonne, à cette époque largement en retrait par rapport à la croissance de la bastide. Dans la partie sud de la ville basse, l’église, érigée au XIIIe siècle, devient le lieu de culte des habitants installés de ce côté-ci de l’Aude, sous la volonté du roi de France depuis peu seigneur des lieux, Louis IX. L’édifice à l’imposante façade est ainsi débuté en 1247, dans un style gothique languedocien. La ville basse de Carcassonne subit de très importants dégâts lorsque le Prince Noir l’incendie en 1355, durant les guerres franco-anglaises. Saint-Michel est

Place Carnot

La place Carnot se situe au coeur de la bastide, la ville basse de Carcassonne : il s’agit en effet du centre du plan en damier qui caractérise cette partie de la ville. La place Carnot est un endroit animé de la bastide, là où se tient le marché (mardi, jeudi, samedi, le matin). Les anciennes halles datent du XVIIIe siècle. Les produits que l’on trouve sont riches et variés, légumes, produits du terroir, beaucoup de fleurs également. Mais la place Carnot est aussi un lieu où l’on prend un verre, où l’on se balade à l’ombre des vieux platanes… et qui bénéficie de quelques animations au long de l’année. La place telle qu’elle s’agence actuellement est le fruit de

Eglise Saint-Gimer

Au pied des hauteurs couvertes des fortifications de la cité médiévale de Carcassonne, l’église Saint-Gimer fut elle aussi inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. L’église est consacrée à Saint-Gimer, ancien évêque de Carcassonne au début du Xe siècle, qui avant de rentrer dans les ordres, distribua tout son argent et ses biens aux pauvres de la ville, ce qui lui valut une grande popularité. On sait que Viollet-le-Duc fut chargé en son temps de restaurer le vieux Carcassonne, on sait moins en revanche que l’architecte est également à l’origine de quelques constructions de toute pièce, comme c’est le cas pour Saint-Gimer. Il s’agit donc d’un édifice religieux relativement récent, dont la construction se termine en 1859. Le résultat est une

Pont Vieux

Le pont Vieux traverse l’Aude, qui ceint en deux la cité de Carcassonne d’un côté, la bastide Saint-Louis de l’autre. Douze arches en plein cintre, de tailles variables, composent ce pont dont la longueur dépasse les 200 mètres. La construction de l’édifice remonte au XIVe siècle, succédant à un ancien pont datant de l’époque romaine. Le pont Vieux fut maintes fois remaniés, à chacun de ses écroulements, et notamment au début du XIXe. Longtemps ce pont symbolisait davantage les discordances entre les villes de chaque rive que leur union. Le pont est devenu entièrement piéton, les véhicules empruntant la pont Neuf, un peu plus haut. A ne pas manquer, l’une des images phares de Carcassonne : la vue sur la

Porte Narbonnaise, porte de l’Aude

L’entrée principale de la cité de Carcassonne, la porte Narbonnaise est orientée plein est, vers Narbonne justement. Elle date de l’édification du second rempart, à la fin du XIIIe siècle. On franchit d’abord la barbacane Saint-Louis, protection avancée de la porte, même si l’on peut douter de son utilité : la porte Narbonnaise est plus qu’imposante avec ses deux hautes tours percées de meurtrières qui barrent le passage. Outre la porte Narbonnaise, les remparts de la cité sont ouverts aux trois autres points cardinaux : au sud, la porte Saint-Nazaire est aménagée à travers une tour carrée. Elle protège l’accès à la basilique éponyme. Au nord, la porte de Bourg, la moins impressionnante du lot. A l’ouest, la porte d’Aude

Remparts de la cité

Les fiers remparts de Carcassonne se dressent autour de la cité médiévale, témoins de la puissance de la forteresse. Car cela ne devait pas être facile de prendre Carcassonne, enserrée d’une double enceinte, dont chacune est agrémentée de 26 tours, soit 52 au total (dont certaines se visitent). Les remparts parcourent ainsi 3 kilomètres. Entre les deux enceintes s’étend un espace entièrement dégagé, appelé les lices et divisées en deux sections, lice haute et lice basse. L’aménagement des lices visait à ralentir considérablement l’ennemi, totalement à découvert une fois la première enceinte passée. En se promenant le long des lices basses (partie nord), il est possible de distinguer les différentes étapes de constructions de certaines tours du rempart intérieur, le

Cité fortifiée

On l’aperçoit depuis l’autoroute A9, cette cité médiévale qui trône sur une petite hauteur, de quoi lui laisser dominer toute la vaste plaine alentour. La cité de Carcassonne est incontestablement ce qui a conféré à la ville toute entière sa notoriété et ses nombreux visiteurs. Extrêmement bien conservée, on se croirait parfois réellement au Moyen-Age en parcourant ses ruelles, si ce n’est pour les nombreuses boutiques de souvenirs pseudo-médiévaux qui se succèdent dans certaines artères (ex : rue Cros-Mayrevieille, la rue principale à partir de la porte Narbonnaise). Mais inutile de laisser ternir son enthousiasme par ces quelques petits désagréments, car la balade dans les rues de la cité, marquée par la découverte du château comtal et de la basilique

Basilique Saint-Nazaire-Carcassonne

Dans la partie sud de la cité de Carcassonne, la basilique Saint-Nazaire devint cathédrale au XIe siècle, consacrée à l’époque par Urbain II. Bâtie selon le style roman, l’édifice venait remplacer une ancienne église moins importante, qui datait semble-t-il du VIe siècle, du temps des Wisigoths. La cathédrale est modifiée plus tardivement, à partir de 1269 : cette fois, le choeur et le transept, qui sont détruits, sont reconstruits dans un style gothique, tout en conservant la nef romane. C’est en 1801 que l’église perd son rang de cathédrale de Carcassonne, le siège s’installant dans l’église Saint-Michel. L’intérieur de la basilique est particulièrement riche, avec notamment son somptueux orgue, installé dans un premier temps au XVIIe, ainsi que les magnifiques

Château comtal de Carcassonne

A l’intérieur des épais murs de la Cité médiévale de Carcassonne, une autre construction accolée au rempart sert de seconde forteresse, dernier rempart protecteur de la ville. Il s’agit du château comtal, érigé au XIIe siècle sous la dynastie des puissants Trencavel. Ces derniers seront assiégés durant la croisade menée contre les Albigeois : Simon de Montfort, chef de la croisade, y prend ses quartiers après la reddition de Raimond-Roger Trencavel. L’édifice est par la suite modifié après la prise de contrôle du château par la couronne royale (Louis IX), au XIIIe siècle : le forteresse devient imprenable, protégée d’un fossé, dont l’entrée du donjon, siège du pouvoir, n’est accessible que par un pont et renforcée d’une barbacane (une fortification

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