Bruges

La rue Saint-Jacques

Maintenant, lorsque le markt et le beffroi sont dans notre dos, regardons à nouveau face à nous, les deux façades que nous venons de décrire. Vous voyez alors, juste à gauche de la façade de briques, une large rue qui s’ouvre et s’en va dans le prolongement de votre regard. C’est la Sint Jacobstraat ou rue Saint-Jacques. Prenez-là. Vous vous arrêterez face au numéro 27, qui se trouvera un peu plus loin à votre gauche. Vous voici face au numéro 27, une belle façade de briques, dont la date de construction, 1639, est inscrite sur le pignon, au sommet de la façade. Vous la voyez ? Bien ! Cette façade, comme d’autres que vous avez pu voir en marchant, témoignent[…]

La place de EyerMarkt

Vous êtes sur l’Eyermarkt ? Comme vous le constatez, cette place est plutôt un élargissement de la rue. Mais vous repérez bien l’endroit grâce à ce pilier en calcaire gris dont nous parlions tout à l’heure. Regardons-le : comme nous l’avons dit, il est donc bien surmonté d’un lion, le lion de Flandres, et d’un ours, symbole de la ville de Bruges, qui tiennent un écusson. Sur cet écusson, vous voyez un lion bleu couronné, sur un fond de bandes horizontales rouge et argent. Dans le langage de l’héraldique, c’est-à-dire des blasons, on dirait « un lion couronné de bleu sur une poutre rouge-argent ». Cet écusson est celui de l’ancienne hanse. Nous avons eu l’occasion de parler de la

Bruges Méconnue : introduction

Qu’allons-nous découvrir ? Et bien toute une partie de Bruges, peu fréquentée par les touristes, et qui ne manquera pas de nous émerveiller. La promenade que nous vous proposons à présent nous fera flâner dans les rues calmes de la ville, découvrir en profondeur l’atmosphère paisible de quartiers médiévaux retournés au silence de la vie quotidienne. Cette flânerie sera émaillée de la découverte de quelques très belles églises baroques et médiévales dont la très spéciale église de Jérusalem, bâtie sur le modèle de celle du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Et c’est la seule église appartenant à un particulier en Belgique ! Et maintenant, sans plus attendre, nous allons commencer, avec la rue et l’église Saint-Jacques. Alors, nous vous donnons rendez-vous sur

Place Guido Gezelle

La petite place Guido Gezelle n’a rien d’exceptionnel, mais elle nous donne l’occasion de nous arrêter un instant sur Guido Gezelle, dont vous découvrirez la statue. Ce prêtre, brugeois de naissance, a vécu au XIXème siècle. C’est l’un des premiers grands poètes flamands, et surtout le premier à avoir donné à la langue flamande ses lettres de noblesse. En effet, jusque là, les auteurs écrivaient en français, le flamand étant considéré comme une langue secondaire, qui convenait mieux aux paysans qu’aux lettrés. Cependant, Guido Gezelle, dans ses poèmes, a su en faire ressortir la beauté et la mélodie.

Place Walplein

Le Walplein est une place pavée, charmante et très animée. Située près du béguinage, c’est un lieu de détente idéal : installez-vous sous les arbres et admirez l’œuvre de Jef Claerhout qui trône en son centre. Il s’agit d’une sculpture en bronze, réalisée en 1937, qui représente Pégase, le cheval mythologique, tirant une calèche typiquement brugeoise. Dessus, on reconnaît Prométhée, enchaîné, Léda et son amant Zeus sous la forme d’un cygne. Au n°26, découvrez la dernière brasserie de la ville : De Halve Maan. C’est ici qu’est produite la Brugze Zot, une bière savoureuse. Elle tient son nom, “”le brugeois fou””, du surnom donné aux habitants de la ville par Maximilien d’Autriche lors de sa visite, au cours de laquelle

Maisons bourgeoises du XVIIème siècle

La Sint Jacobstraat, ou rue Saint-Jacques, est encadrée par de nombreuses maisons bourgeoises. Arrêtez-vous au numéro 27, devant une belle façade en briques dont la date de construction –1639 – est inscrite sur le pignon, au sommet de la façade. C’est un chef-d’œuvre d’équilibre, avec sa grande fenêtre rectangulaire au centre, et ses deux œils-de-bœuf de chaque côté. Au-dessus et en-dessous des fenêtres, observez les grandes bandes horizontales de pierre blanche qui traversent le bâtiment, le tout dans un style très Renaissance. Mais le joyau décoratif, c’est bien sûr la porte d’entrée, bien au centre du rez-de-chaussée. En effet, la façade est simple partout sauf ici, où vous verrez une profusion de sculptures typiquement baroques – cette forme d’art caractéristique

Le lac d’amour (Minne Watter)

A Bruges, près du Béguinage, les canaux s’élargissent pour créer de grands étangs, où les cygnes se promènent tranquillement. C’est le parc du Minne Watter, également appelé le « lac d’amour ». Il s’agit en fait des grandes réserves d’eau de la ville médiévale. En vieux flamand, « minne » signifie « collectif ». « Minne Water », c’est donc « l’eau collective ». Mais « minne » a aussi un autre sens, celui d’ « amour ». Et c’est cette signification que, pour des raisons touristiques, on lui a plutôt donnée à partir du XIXème siècle. Cela dit, si vous allez vous y promener, vous verrez que ce nom n’est pas totalement faux. En effet, l’atmosphère y est des

Maison de la famille Van der Beurse

Au n°35 de la rue Vlamingstraat, se dresse une maison impressionnante, haute de quatre étages, chose rare pour une maison bourgeoise du XVème siècle. Elle appartenait à la famille van der Beurse, qui tenait une auberge de luxe pour les voyageurs étrangers, mais était aussi agent immobilier et servait d’intermédiaire avec les clients. Ils jouissaient d’une telle confiance que certains clients pouvaient même leur demander de les représenter auprès des firmes. Sur la petite place, devant la façade en pierres et en briques, les commerçants de tous pays se retrouvaient pour parler affaires. Ils se donnaient rendez-vous à « Van der Beurse », puis plus simplement à “”Beurse””. Et c’est ainsi que le nom « van der Beurse » est

Théâtre municipal

Difficile de manquer ce théâtre si caractéristique, avec son grand porche et ses trois fenêtres à arcs arrondis. L’aspect rond et travaillé de sa façade, avec ses grosses colonnes au premier étage, a valu au théâtre municipal le surnom de « bonbonnière ». Il est un témoignage d’une tentative du XIXème siècle de redynamiser la vie culturelle à Bruges. Il faut d’ailleurs noter que ce théâtre possède un décor intérieur du XIXème siècle, parmi les mieux conservés en Europe. Malheureusement, il n’est accessible que lors des représentations.

Le Beffroi de Bruges

Sur la Grand’ Place -le Markt-, découvrez le grand Beffroi et ses trois étages, édifiés entre le XIIIème et le XVème siècle. Symbole des libertés communales, c’est en fait la transposition dans la ville de la tour du château, symbole du pouvoir du seigneur. Le Beffroi est donc un signe de l’indépendance des bourgeois flamands par rapport aux pouvoirs féodaux. Mais il représente également leur indépendance par rapport à l’Eglise, avec les cloches que vous verrez tout en haut. En effet, jusqu’alors, seules les cloches des églises marquaient les heures et rythmaient les journées. D’autre part, les flamands ont créé de merveilleux carillons, capables de faire résonner des mélodies compliquées à plusieurs voix. Le carillon du Beffroi de Bruges possède

Scroll to Top