Bruges

L’histoire de Ndame

L’état général dans lequel nous voyons l’église est le résultat de plusieurs siècles. A l’origine, nous parlons là des 10ème et 11e siècles, nous étions ici en dehors de l’enceinte de la ville. Disons pour simplifier qu’il y avait une petite chapelle, construite au début du 10e siècle, qui appartenait non pas à la ville, mais à l’évêque de Tournai. C’est un de ces évêques, Radbode, qui fit élever ici une première grande église, dans laquelle il fait installer un chapitre de chanoines, c’est-à-dire des prêtres vivant ensemble et récitant les offices ensemble, un peu à la manière des moines. Cette première église était dans le style roman, mais il n’en reste rien aujourd’hui. Ce que nous avons sous les[…]

Le jubé, une construction de pierre et de bois

Mais laissons Guido Gezelle, pour nous tourner vers la magnifique église de Notre-Dame. Plaçons-nous de manière à avoir l’église à notre gauche et la statue de Guido Gezelle à notre droite. Et nous avançons jusqu’au coin de l’église. Là, nous tournons à gauche, dans la « Katelèïnstraat », puis au coin suivant, encore à gauche. Là s’ouvrira le porche d’entrée. Vous entrerez alors, et irez vous assoir sur un des bancs de la nef centrale. Admirez ce beau monument gothique, avec son ampleur exceptionnelle. Car il possède cinq nefs, c’est-à-dire cinq couloirs parallèles, séparés par des rangées de colonnes ! Le mieux est de s’asseoir dans la nef centrale, un peu plus large que les quatre autres. Assis sur le

La place Guido Gezelle

Mais pour l’instant, nous allons quitter les Gruuthuse, pour gagner l’église Notre-Dame. Pour cela, tournons le dos au porche par lequel nous sommes entrés dans cette cour. Face à nous, nous voyons donc le corps de logis du palais Gruuthuse. A notre droite, se dresse Notre-Dame. Et bien de ce côté, un petit chemin vous permettra de rejoindre la rue qui longe l’église. Vous déboucherez donc, après quelques pas, sur une place : la place Guido Gezelle Vous voilà sur la petite place Guido Gezelle. Si vous tournez le dos au mur de l’église Notre-Dame, vous verrez la statue de ce personnage juste face à vous. Il porte la soutane, car Guido Gezelle était un prêtre. Ce Brugeois de naissance,

Le Musée Gruuthuse

Continuons toujours tout droit, en direction de la tour de Notre-Dame. Après quelques pas, un portique à votre gauche, portant le numéro 17, donne accès à une cour. C’est la cour d’entrée du musée Gruuthuse. C’est un palais des seigneurs de Gruuthuse. Il s’agit d’une noble famille brugeoise, très impliquée dans le commerce de la ville. Leur immense richesse est encore évoquée aujourd’hui par la splendeur de leur grande demeure de briques. Ce palais est blotti au creux du chœur de la grande église Notre-Dame, qui le domine de toute sa splendeur. C’est un magnifique exemple d’architecture civile du 15e siècle. Lorsqu’on entre dans la cour, nous voyons face à nous le majestueux corps de logis, avec un beau portail

Le Musée Communal de Bruges

Continuons maintenant à longer le quai du rosaire. À une cinquantaine de mètres, vous verrez dans la série de façades à votre gauche, un grand portique de pierre, portant le numéro 12. Ce portail de pierre vous donne accès au musée « Grouninge » ou musée communal de Bruges. Ce musée, musée de peinture surtout, est sans doute le musée principal de la ville. Vous pourrez notamment y voir plusieurs œuvres de ces fabuleux artistes flamands du 15e siècle, les « Primitifs flamands ». Parmi ceux-ci, à ne pas manquer, il y a le célébrissime tableau de « La Vierge au chanoine Vanne der Paal », peint par Jean Vanne èïk, vers 1434-1436. Mais d’autres célébrités, comme Hans mèmling, ou

Le pont St-Jean-Nepomucene

Après quelques pas, vous verrez à votre droite un pont enjambant le canal. Le pont mène directement au Markt, au pied du beffroi, cœur de la ville. Ce pont est dédié à Saint-Jean-Népomucène, dont vous pouvez voir la statue, qui se dresse au milieu de la rambarde. Ce Saint vécut au 14e siècle et a été le confesseur de la reine de Bohême. Mais, refusant de dire au roi les secrets que la reine lui avait confiés, il fut précipité dans le fleuve depuis le fameux pont Charles à Prague. Bref, il est assez fréquent de trouver ce Saint sur les ponts. Toujours est-il que les marchands de la ville se cotisèrent pour le lui dédier. Car après tout, les

Le quai du rosaire, Rozenheodkaai

Nous allons traverser cette petite place dans toute sa longueur. En sortant de l’autre côté, vous regarderez à votre droite et pourrez alors admirer la magnifique vue sur les canaux et le beffroi de la ville. Nous vous attendons à cet endroit. Vous y êtes ? Splendide, n’est-ce pas ? On se croirait presque dans un décor. Il n’est pas étonnant que cette ville ait tellement fasciné les romantiques du 19e siècle, qui aimaient tant le Moyen Âge. Vous voyez donc, sur votre droite, dominant l’ensemble, le majestueux beffroi, symbole des libertés et de la puissance de la ville au Moyen Age. Regardez au bord de l’eau : nous apercevons aussi quelques façades de maisons médiévales en bois. Maintenant, si

La place de Heïdevéétersplèèïn

Et maintenant, traversons le pont. Mais ce n’est pas vers ces halles que nous allons nous diriger, mais plutôt vers la droite. Lorsque traversons le pont, nous prenons de suite à droite, pour arriver sur une très jolie place, la « Heïdevéétersplèèïn ». Nous voici sur la petite « Heïdevéétersplèèïn ». C’est assurément un lieu de charme, bien qu’il soit assez défiguré par les restaurants et les cafés à vocation touristique. Cette place était autrefois le lieu où vivaient les tanneurs de la ville. Et c’est de là que vient le nom de la place, car « Heïdevééter » signifie « graisseur de peau ». D’ailleurs, regardez au centre de la place: vous pouvez encore voir une colonne, au sommet

Les petites halles en pierre

Mais reprenons maintenant nos pérégrinations. Nous allons aborder une autre partie de la ville, et particulièrement la très belle église Notre-Dame et le Béguinage. Pour cela, nous allons quitter la place du Burg. Alors, nous sommes toujours au milieu de la place, et nous regardons vers le long côté, c’est-à-dire vers l’Hôtel de Ville et la basilique du Saint-Sang. Vous y êtes ? Et bien nous allons alors aller tout droit, car vous pouvez voir que juste à la gauche de l’Hôtel de Ville s’ouvre une petite arche. Cette arche donne accès à une courte ruelle, la « Blinde Ezelstraat » ou « rue de l’âne aveugle ». C’est un curieux nom, hérité de celui d’une auberge qui se trouvait

La place du Burg

Nous sommes donc sur la place du Burg. Nous nous trouvons au centre de la place, tournant le dos à la Breidelstraat, la rue Breidel donc, qui vient de la place du Markt et du grand beffroi. Ainsi, nous avons à notre gauche une grande place arborée, espace autrefois occupé par la cathédrale Saint-Donat, détruite par les révolutionnaires français à la fin du 18e siècle. Regardons à notre droite : là s’élève un beau bâtiment moyenâgeux en pierres. A la base de sa toiture se dressent trois tourelles, et sa façade est décorée d’une série de statues de pierres, protégées par des petits dais en forme de tourelle. Vous les voyez ? Ce bâtiment est l’Hôtel de Ville de Bruges,

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