Bruges

Le grand Béguinage de Bruges

Lorsque nous sommes à côté de la fontaine au cheval, monument moderne, marquant le point d’aboutissement des promenades en calèche, et que nous tournons le dos à la rue par laquelle nous sommes arrivés, nous avons à notre droite un plan d’eau, et au-delà le grand béguinage de Bruges. Il est accessible par le petit pont. Allez-y, nous vous attendons à l’entrée de la cour. Après être passés sous le porche construit au 18e siècle, vous entrez dans un autre monde, une autre ville dans la ville. C’est une immense cour jardin, entourée de petites maisons blanches. On dirait un peu la place d’un village. Et quelque part, c’est un peu ça, car le grand béguinage était tout à fait[…]

La place de walpleein de Bruges

Maintenant, rebroussons chemin. Nous retournons vers l’entrée de l’église Notre-Dame. Plaçons-nous de manière à avoir l’entrée de l’église à notre droite et donc l’hôpital Saint-Jean face à nous. A gauche part alors une grande rue, la Katelèèïnstraat, la rue Catherine. Nous la prenons, en partant vers la gauche donc. Nous traversons l’eau, et nous nous arrêterons à hauteur de la deuxième ruelle à droite, la Walstraat. Nous voici devant la Walstraat. Nous l’empruntons. Après quelques pas, elle nous mènera sur une charmante place, la Walplèèïn. Et nous voici sur la Walplèèin, une des places les plus animées de la ville. Alors « Walplèèïne », « Walstraat », qu’est-ce que cela veut dire ? Wal, en vieux flamands, fait référence aux

Un endroit charmant au bord d’un canal

Mais pour l’instant, continuons. Nous tournons donc le dos à Notre-Dame, et avons l’hôpital Saint-Jean à notre droite. A notre gauche, part une rue, la Onze Liive Vrow Kerckhof ce qui signifie « cimetière de Notre-Dame ». Prenons cette rue vers la gauche. Elle nous mènera dans un endroit charmant au bord d’un canal. Vous allez donc avancer, passer sous une arcade, puis continuer encore le chemin jusqu’au petit pont. Vous y êtes ? Charmant n’est-ce pas ? On se croirait vraiment revenu au Moyen Age, avec ces petites maisons à façade de bois au bord de l’eau. Tournez le dos au petit pont de briques. Vous pouvez alors admirer les proportions majestueuses du chœur de l’église Notre-Dame. A droite

L’hôpital Saint-Jean

Nous voici à nouveau dehors. Si nous tournons le dos à l’entrée de l’église, nous avons à notre droite un grand bâtiment en briques, avec deux immenses pignons triangulaires donnant sur la rue. C’est l’ancien hôpital Saint-Jean. Tournez-vous pour faire face à ce bâtiment. Voilà. Et bien, sur cette grande façade de l’hôpital Saint-Jean, du côté droit, il y a un grand portail en pierres. C’est l’entrée du bâtiment, et aussi celle du célèbre musée Mèmling Comme pour les précédents musées, nous ne pouvons que vous encourager à aller voir ce magnifique endroit, avec sa grande salle des malades, et surtout les magnifiques œuvres de Mèmling, dont la fameuse châsse peinte de sainte Ursule. Hans Mèmling est un des plus

Le triptyque de la Passion

Maintenant, repassons vers les pieds des deux tombeaux, et tournons-nous vers le magnifique tableau de l’autel. C’est ce qu’on appelle le triptyque de la Passion, « triptyque » car le tableau est en trois parties : une partie centrale et deux volets. C’est assez classique sur les autels du Moyen Âge et de la Renaissance. Les volets étaient généralement fermés. On ne les ouvrait que lorsqu’il y avait des célébrations importantes. Ce triptyque est attribué au peintre bruxellois Bernard Vanne Orlèè, peintre de la cour de Bruxelles dans la première moitié du 16e siècle. Il travaillait pour Margueritte d’Autriche, la tante du roi Charles Quint, qui régnait sur les Pays-Bas au nom de son neveu. Observons ce tableau. Le grand

Le chœur de la chapelle

Et maintenant, entrons dans le chœur à proprement parler, en revenant un peu sur nos pas, et en passant par l’entrée que nous vous avons signalée. Lorsque nous entrons dans le chœur, nous tombons directement sur deux grands tombeaux rectangulaires, placés au milieu du dallage. Ce sont les tombes du Duc de Bourgogne Charles le Téméraire, et de sa fille, Marie de Bourgogne. Nous y reviendrons. Juste devant ces deux tombes, vous pouvez voir dans le sol une vitre qui donne sur d’autres tombes du 13e siècle, un peu semblables à celles que nous avons déjà observées. Si en entrant, nous avons les tombeaux à notre gauche, nous avons donc à notre droite l’autel principal, posé sur un podium de

Le mur de la chapelle privée de la famille Gruuthus

Lorsque nous aurons admiré les peintures, nous repasserons dans le déambulatoire. Nous sommes à nouveau dans le déambulatoire. Dans un instant, nous allons passer dans le chœur même de l’église, en empruntant le passage ouvert dans la grille face à nous. Mais attendez un instant. Restons dans le déambulatoire, tournant le dos aux tombes médiévales que nous venons d’admirer. A notre droite donc, le déambulatoire tourne autour du chœur. Faisons quelques pas dans cette direction, mais toujours en tournant le dos aux tombeaux médiévaux. Vous verrez alors, face à vous, l’autre côté du déambulatoire. Regardez le mur dans cette direction et levez les yeux. Vous voyez alors une grande structure en bois accrochée au mur. Elle surmonte une belle façade

Les tombes médiévales de la chapelle

Nous allons maintenant avancer dans le déambulatoire. Après quelques pas, là où le déambulatoire commence à tourner vers la gauche, vous trouverez à votre droite une chapelle. Elle contient une série de tombeaux médiévaux. Nous sommes dans ce qu’on appelle une « chapelle rayonnante », c’est-à-dire une chapelle construite sur la face externe du déambulatoire, et dont l’axe rayonne vers l’extérieur de l’église. Les déambulatoires à chapelles rayonnantes sont très typiques des grandes églises médiévales, et cela, depuis le 12e siècle. Les fidèles, passant par le déambulatoire, venaient y faire leurs dévotions, sans devoir accéder au chœur central, réservé aux chanoines. Cette chapelle renferme trois tombeaux médiévaux, dont l’intérieur est décoré de fresques très bien conservées. Toutes ces tombes, de

Le musée de Notre-Dame

A présent, tournons-nous de manière à avoir la statue de Michelange à notre droite. Juste derrière la colonne devant nous, se trouve l’accès au chœur et au musée. Le chœur est ouvert de 9h30 à 16h30 du mardi au samedi et l’après-midi jusque 16h30 le dimanche. Le prix d’entrée est de 2 à 3 € par personne. Vous avez passé la caisse ? Et bien, vous êtes alors dans le déambulatoire du chœur de Notre-Dame. Le déambulatoire est un couloir qui fait le tour du chœur, et qui permettait aux fidèles d’en faire le tour, de déambuler, d’où le nom, sans déranger les chanoines qui récitaient les offices au milieu. Ainsi, voyez en entrant, le mur qui se trouve à

La Vierge de Michelange

Mais intéressons-nous à présent au mobilier, car il y a ici une série d’œuvres importantes. Il y a en particulier une très belle statue de Michelange, ainsi que le tombeau du Duc de Bourgogne Charles le Téméraire et de sa fille Marie de Bourgogne. L’église est en fait divisée en deux parties actuellement. La nef, où nous sommes, est d’accès libre. C’est ici que nous verrons le Michelange. Par contre, la partie au-delà du jubé, le chœur, est aujourd’hui un musée, et donc d’accès payant. Avec ceux qui le souhaitent, nous irons y voir les tombeaux de la famille de Bourgogne. Mais commençons par Michelange. Pour cela, nous allons retourner juste à côté de la porte d’entrée, celle par où

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