A côté de la grande mosquée ez-Zitouna qui domine la médina de Tunis ont été implanté au courant du XVIIIe siècle trois écoles religieuses ou medersas. Chacune des médersas qui composent ce complexe fût fondée successivement : la medersa du Palmier (rue des Libraires), qui tire son nom d’un palmier planté au centre de sa cour intérieur, est la plus ancienne. Elle abrite toujours aujourd’hui une association religieuse. La fondation de la médersa Al Bachiya remonte à 1752, à l’initiative d’un souverain, Ali Pacha : à l’origine destinée aux étudiants hanéfistes. Restaurée dans les années 1980, la médersa accueille désormais un centre d’apprentissage artisanal (rue des Libraires). Autre médersa de rite hanéfiste, la construction de la médersa Slimaniya a également été décidé par Ali Pacha, peu de temps après Al Bachiya, en 1754, à la mémoire de son fils mort empoisonné par son propre frère ! La fonction religieuse de cette médersa n’a plus cours, son activité se consacrant de nos jours à la médecine : plusieurs associations y tiennent place. Face au souk Kachachine, on pénètre dans la médersa par une porte ornée de faïences, pour arriver dans une cour entourée des anciennes cellules d’habitations, d’un étage reposant sur une galerie à arcs brisés, et d’un masjid (salle de prière) ouvert à la visite. Les médersas se visitent gratuitement mais ne sont pas toujours ouvertes au public.
Complexe des Trois Médersas : un patrimoine religieux et historique au cœur de Tunis
Le Complexe des Trois Médersas, situé à proximité de la grande mosquée ez-Zitouna, est un témoignage vivant de l’histoire religieuse et éducative de la médina de Tunis. Ces trois écoles religieuses, fondées au XVIIIe siècle, constituent un ensemble architectural et culturel majeur. Chaque médersa, avec son histoire propre, incarne un aspect de la richesse du patrimoine tunisien et offre aux visiteurs un aperçu fascinant du passé de la ville.
La médersa du Palmier : la plus ancienne
- Une fondation historique : La médersa du Palmier, située rue des Libraires, est la plus ancienne des trois. Elle tire son nom d’un palmier planté au centre de sa cour intérieure. Cette médersa a été fondée pour servir de centre d’enseignement religieux et abrite encore aujourd’hui une association religieuse. Elle reste un symbole de l’engagement religieux et éducatif de la ville de Tunis.
La médersa Al Bachiya : un centre d’apprentissage artisanal
- Une fondation royale : Fondée en 1752 par Ali Pacha, la médersa Al Bachiya était initialement destinée aux étudiants hanéfistes. Restaurée dans les années 1980, elle a été transformée en un centre d’apprentissage artisanal, permettant ainsi de préserver et de transmettre les savoir-faire traditionnels de la région. Située également rue des Libraires, cette médersa continue de jouer un rôle éducatif, mais dans un contexte différent de sa fondation initiale.
La médersa Slimaniya : un lieu de mémoire et de médecine
- Une médersa en mémoire d’un tragique événement : La médersa Slimaniya, fondée en 1754 également par Ali Pacha, a été construite en mémoire de son fils, assassiné par son propre frère. De rite hanéfiste, elle a perdu sa fonction religieuse et s’est tournée vers des activités liées à la médecine. Aujourd’hui, plusieurs associations y tiennent des activités et des formations liées à ce domaine. L’architecture de la médersa, située face au souk Kachachine, est impressionnante, avec une porte ornée de faïences et une cour entourée de cellules d’habitations et d’une galerie à arcs brisés.
Un site historique à visiter
- Une visite culturelle et architecturale : Le Complexe des Trois Médersas est un lieu fascinant pour les passionnés d’histoire et d’architecture. Vous pourrez pénétrer dans ces bâtiments à la fois simples et raffinés, découvrir des salles de prière ouvertes à la visite, et vous imprégner de l’atmosphère studieuse et spirituelle de ces anciennes écoles. Les médersas se visitent gratuitement, bien que leur ouverture ne soit pas toujours garantie, ce qui en fait un lieu assez secret et réservé.
