Alice in Wonderland est une grande sculpture en bronze située à l’est de Central Park, au niveau de East 75st Street. Il s’agit très probablement de la statue la plus populaire du parc. Assise sur un gros champignon, Alice est entourée de certains des personnages de l’histoire dont le lapin blanc, le lièvre de mars et le chapelier.La sculpture fut commandée par George Delacorte en hommage à sa femme et fut réalisée par José de Creeft en 1959 à partir des illustrations de la première édition du livre. Elle est en bronze, et l’aspect patiné montre l’attachement des touristes à la sculpture, qui la touchent et montent dessus pour la traditionnelle photo avec Alice. La citation gravée est tirée d’un poème de Lewis Caroll, The Jabberwocky, et est très difficile à traduire puisqu’il est composé de mot-valises (fusion de 2 ou plusieurs mots).
La statue d’Alice au pays des merveilles : une échappée onirique au cœur de Central Park
Au détour d’un chemin ombragé, à proximité immédiate de l’étang Conservatory Water, dans la partie est de Central Park entre East 74th et East 75th Street, se cache l’une des œuvres les plus emblématiques et interactives du parc new-yorkais : la grande sculpture en bronze d’Alice au pays des merveilles. Si Central Park regorge de monuments et de recoins méconnus, cette sculpture est sans conteste la plus populaire auprès des familles, des rêveurs et des amateurs de littérature.
Une œuvre hommage, née d’un amour et d’un imaginaire
Commandée par George Delacorte, éditeur et philanthrope new-yorkais, en mémoire de sa femme Margarita, grande admiratrice de l’œuvre de Lewis Carroll, la statue fut créée par le sculpteur José de Creeft en 1959. Contrairement aux représentations classiques d’Alice, De Creeft ne s’est pas inspiré de Disney mais des illustrations originales de Sir John Tenniel, parues dans la première édition du roman en 1865.
Alice y est représentée grandeur nature, assise au sommet d’un champignon géant. Autour d’elle gravitent ses compagnons d’aventure les plus célèbres : le Chapelier fou, le Lapin blanc, le Loir, le Lièvre de mars, tous moulés dans des postures vivantes, expressives, en plein thé imaginaire. Le regard d’Alice, fixé droit devant elle, semble suspendu dans une rêverie permanente, comme si elle allait se lever à tout moment pour poursuivre sa course dans le labyrinthe du pays des merveilles.
Une sculpture à toucher, à grimper, à vivre
Contrairement à la plupart des œuvres d’art publiques, cette statue a été expressément conçue pour être escaladée. L’artiste a volontairement renforcé le bronze pour qu’enfants (et adultes) puissent grimper sur Alice, poser pour une photo ou simplement s’asseoir au creux du champignon, le tout sans surveillance ni interdiction. Le bronze, lissé et patiné à certains endroits par des décennies de mains curieuses et de chaussures enfantines, en témoigne.
Cette accessibilité physique renforce l’aspect fantastique et ludique de l’œuvre. On ne se contente pas de regarder : on entre dans la scène, on devient soi-même personnage du conte, le temps d’un instant volé à la réalité new-yorkaise.
Une inscription poétique venue du pays des mots-valises
Sur le socle de la statue, est gravée une citation du poème “Jabberwocky” de Lewis Carroll, extrait du second roman de la série, Through the Looking-Glass. Ce poème célèbre est entièrement écrit en mots-valises, néologismes poétiques nés de la fusion de deux mots, comme “frumious” (fuming + furious).
Ce choix n’est pas anodin : il rend hommage à la richesse linguistique, absurde et inventive de l’univers de Carroll, et suggère au visiteur que même le langage peut devenir un terrain d’exploration enfantine, aussi imprévisible que les allées de Central Park.
Un écrin verdoyant autour de l’œuvre
La statue est installée en bordure du Conservatory Water, un étang où l’on fait voguer des bateaux miniatures. Ce lieu tranquille contraste avec l’agitation de la ville. Autour, de nombreux bancs permettent de faire une pause. À quelques pas se trouvent :
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La statue de Hans Christian Andersen, souvent fréquentée par des conteurs publics l’été,
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Le Kereru Playground, aire de jeux pour enfants,
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Et plus loin, le Metropolitan Museum of Art, parfait pour prolonger la flânerie vers l’art.
Conseils de visite
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Meilleur moment : tôt le matin pour éviter les foules ou au coucher du soleil pour une lumière douce et dorée sur le bronze.
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Accès : depuis l’entrée Est de Central Park à East 72nd Street, suivez les panneaux vers Conservatory Water. Comptez 10 minutes de marche depuis la 5e Avenue.
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Idéal avec enfants, mais aussi pour les amateurs de littérature victorienne ou les photographes à la recherche d’une scène insolite.







