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Paris compte plus de 6 000 voies publiques, dont certaines portent des noms pour le moins surprenants. Cet article vous propose une sélection de dix noms de rues parmi les plus insolites de la capitale, allant de l’étrange à l’amusant, en passant par le mystérieux
Voici un inventaire des pires noms de rues de la ville, de légèrement bizarre à carrément ridicule.
Si vous pensiez déjà que Paris est une ville peu sûre, ces deux noms de rues ne vous tranquilli seront guère : la capitale dédie carrément des rues au vandalisme, de la « grande » à la « petite » truanderie ! L’ironie, c’est que ces ruelles, très mal famées au XIIe siècle, touchent maintenant à la rue Montorgueil et au quartier Rambuteau, plutôt huppés.
Encore un nom qui témoigne du passé mouvementé de Paris : au XVIIe siècle, ce passage était un repaire de voleurs qui s’alliaient pour dérober les richesses des honnêtes gens. Heureusement, cette ruelle ne fait que 30 mètres de long, on ne frissonne pas longtemps quand on la traverse.
Décidément, Paris voue un culte aux hooligans ! Les brigands et les mercenaires, regroupés en bandes nommées « mauvais-garçons », rôdaient dans ce quartier aux XVIe et XVIIe siècles pour y dépouiller et assassiner les passants avant que le préfet de Paris, Gabriel de la Reynie, ne prenne en main la défense de la capitale.
Rien de ridicule à première vue… mais savez-vous d’où vient ce nom ? En effet, il ne provient pas du terme scientifique « musc », une substance sécrétée par les glandes sexuelles des chèvres mais il s’agit en réalité d’une déformation linguistique de l’expression « Pute y musse » : les prostituées avaient coutume de s’y promener pour chercher des clients.
Là non plus, on ne voit rien de ridicule dans ce nom (encore qu’on ne croise pas beaucoup de pélicans dans la capitale !) car la plaisanterie prend place dans l’origine du nom : au XIVe siècle, alors qu’elle était peuplée par les prostituées, la rue prit le surnom de « Poil au Con » !
(Boulevard Saint-Michel, Paris 5.jpg – besopha)
On voit mal comment un chat pourrait pêcher dans cette rue, qui est la plus étroite de Paris : située entre le quai Saint-Michel et la rue de la Huchette, elle mesure 1,80 de large pour 29 m de long. Ni comment un chat pourrait pêcher tout court, d’ailleurs…
Si « brise-miche » a pris aujourd’hui un sens bien différent, le terme avait au XVIe siècle une connotation religieuse : les « miches » étaient alors des pains distribués aux chanoines du cloître Saint-Merri situé dans les environs.
La Rue des Deux Boules porte ce nom depuis 1546, probablement d’après une enseigne sise dans le passage. Peut-être s’agissait-il d’un vendeur de glaces ? Quoi qu’il en soit, ce nom est l’objet de nombreuses plaisanteries depuis plus de quatre siècles !
C’est aussi le nom d’une station de métro sur la ligne 9 et la source d’inépuisables blagues. En réalité, elle tire son nom des guerres de religion du XVIe siècle pendant lesquelles on tirait des boulets de canon. C’est beaucoup moins drôle, tout d’un coup…
Elle se situe, ça ne s’invente pas, à l’angle de la Rue Fessart. Jeux de mots graveleux en perspective si vous devez vous rendre dans le coin.
La rue du Chat-qui-Pêche est réputée pour être la rue la plus étroite de Paris, avec une largeur de seulement 1,80 mètre. Son nom intrigant et quelque peu absurde suscite l’étonnement de nombreux passants. Située entre le quai Saint-Michel et la rue de la Huchette, cette rue pittoresque est un vestige des anciennes ruelles médiévales de Paris.
La rue Vide-Gousset tire son nom des voleurs qui autrefois, au XVIIe siècle, dévalisaient les passants en vidant leurs poches (gousset). Aujourd’hui, cette rue étroite de seulement 30 mètres de long est bien loin de son passé trouble, mais son nom reste un témoignage de l’histoire tumultueuse de Paris.
La rue des Mauvais-Garçons rappelle l’époque où des bandes de brigands, appelés “mauvais-garçons”, semaient la terreur dans ce quartier au XVIe et XVIIe siècles. Ces groupes de malfaiteurs étaient connus pour leurs vols et agressions, et ce nom de rue reste une marque de cette histoire sombre.
À première vue, la rue du Petit Musc pourrait sembler inoffensive. Cependant, son nom est une déformation de “Pute y musse”, faisant référence aux prostituées qui fréquentaient cette rue pour chercher des clients. Ce nom illustre l’évolution linguistique et sociale de la ville.
Bien que “brisemiche” ait aujourd’hui une connotation humoristique, ce terme avait au XVIe siècle une signification religieuse. Les “miches” étaient des pains distribués aux chanoines du cloître Saint-Merri, situé à proximité. Ce nom de rue rappelle donc une pratique charitable ancienne.
La rue des Deux Boules doit son nom à une enseigne datant de 1546. Bien que son origine exacte soit inconnue, ce nom est source de nombreuses plaisanteries depuis des siècles. Il pourrait avoir été inspiré par un vendeur de glaces ou un autre commerçant utilisant une enseigne distinctive.
Le nom de la rue du Pélican semble inoffensif, mais il cache une origine vulgaire. Au XIVe siècle, cette rue était connue sous le nom de “Poil au Con”, en raison des prostituées qui y travaillaient. Le nom a évolué pour devenir plus acceptable, mais il reste un clin d’œil à son passé scandaleux.
Le nom de la rue des Boulets provient des guerres de religion du XVIe siècle, durant lesquelles des boulets de canon étaient tirés dans cette zone. Bien que ce soit également le nom d’une station de métro, il est souvent source de blagues et de jeux de mots.
La rue Lassus, située à l’angle de la rue Fessart, offre des opportunités infinies pour des jeux de mots graveleux. Cette combinaison de noms de rues est souvent source de rires et de commentaires humoristiques parmi les Parisiens et les visiteurs.
Ces deux rues, dont les noms évoquent le vandalisme et les activités criminelles, rappellent le passé peu sûr de Paris au XIIe siècle. Aujourd’hui, elles sont situées près du quartier huppé de Montorgueil et Rambuteau, un contraste frappant avec leur histoire mouvementée.
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur et fondateur de Cityzeum
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