Le château de la Roche-Courbon est un ancien château fort construit en 1475 Jehan de Latour,
fortifié et austère, destiné à se protéger des conflits incessants avec les Anglais. C’est au XVIIe siècle que le château est embelli et réhabilité dans un style Renaissance, agrémenté de très ordonnés jardins à la française, perçant la vaste forêt qui entoure La Roche Courbon. A partir de la Révolution, le château est abandonné. Il fût néanmoins repris par un industriel rochefortais, Paul Chénereau, qui engagea une bonne partie de sa fortune à la restauration du domaine tout entier, suite à un appel lancé par Pierre Loti dans le Figaro en 1908 pour sa sauvegarde.
On peut diviser la visite en deux parties : le château en lui-même, se parcoure en compagnie d’un guide (durée 45min.). La richesse des décorations, les meubles d’époque (Louis III, Louis XV, Louis XVI), les peintures sur bois au fil des salons et pièces du corps de logis et des tours, ne cessent de surprendre avant d’arriver à la cuisine saintongeaise et la chambre paysanne. La visite se termine sur une exposition consacrée à l’histoire des jardins, qui constituent l’autre attrait de la visite de La Roche-Courbon : recomposés début XXe par le paysagiste F. Duprat, sur un sol marécageux, les jardins n’ont de cesse de s’enfoncer, ce qui pousse le propriétaire du château à engager d’impressionnants travaux (de 1976 à 2000) consistant à consolider le parc sur pilotis plantés sous terre…
On ne manquera pas non plus les grottes préhistoriques qui attestent la très ancienne occupation du site, cachées dans la forêt de la Roche-Courbon.
Un site qui ne manque donc pas de points d’intérêts.
Sur l’emplacement d’un ancien château fort du XIe siècle, Jean II de Latour fait construire, à partir de 1475, une résidence palatiale où deux corps de logis flanqués de quatre tours circulaires encadrent un puissant donjon carré. C’est là le cœur de l’actuel château de La Roche Courbon. Celui-ci a largement été transformé au XVIIe siècle : de nouvelles fenêtres sont percées, on crée un toi à la Mansart et un balcon en surplomb, ainsi qu’un magnifique escalier à double révolution. Abandonné à partir de 1817, le château s’endormit lentement jusqu’à ce que, sous l’impulsion de Pierre Loti, il soit rénové au XXe siècle. Il est par ailleurs entourés de très beaux jardins qui furent -avant ceux de Versailles- les 1ers jardins à la Française.
