Calée entre le littoral azuréen et l’arrière pays niçois, Vence est un incontournable détour des Alpes maritimes. Dominant l’aire urbaine de Cagnes-sur-Mer, à seulement une dizaine de kilomètres de la Méditerranée, Vence est déjà au calme, contrastant avec l’agitation permanente de la côte. Paisiblement posée sur les flancs de la chaîne du Baou, avant-goût des Préalpes grassoises. Dominant la vallée de la Lubiane, Vence se perd dans une nature luxuriante où les fleurs répondent aux oliviers et aux cyprès.
Citée Ligure évidemment occupée sous l’empire romain, la ville a profité de la présence d’un évêché dès le IVème siècle pour se développer au Moyen-âge. Le futur pape Paul III fut d’ailleurs Evêque de Vence. De son passé médiéval, la ville a conservé son mur d’enceinte, ses tours et ses portes. Les rues sinueuses propres à cette époque et adapté au relief accidenté contribuent grandement au charme local.
Ville chérie par les artistes, Vence est fière de la chapelle du Rosaire conçue par Matisse à la moitié du XXème siècle ou de la mosaïque de Chagall dans la cathédrale Notre-Dame de la nativité. Plus classiques, la chapelle des pénitents blancs est habillée de superbes tuiles polychromes. A voir également le musée Rétif et le château Notre-Dame des Fleurs.
Vence domine un paysage tourné vers le Loup et le Var et au-delà vers la mer. On peut penser que la ville romaine se trouvait à l’emplacement actuel de la cathédrale. Durant le Moyen-Âge, la ville fut entourée d’un rempart occupé aujourd’hui par les maisons qui délimitent la vieille-ville. Pourtant Vence déclinera au profit de Grasse. Son prestige, elle le maintiendra grâce à l’action de ses prélats, un pape parmi eux, celui de la Contre-Réforme, Paul III, et un autre Antoine Godeau, le premier académicien nommé par le cardinal de Richelieu. Promenade dans la ville pour aller d’une place à une autre, passage devant la cathédrale dont le baptistère a été décoré par Chagall.
