Au 31 s’élève une maison de verre célèbre pour l’originalité de son architecture. Construite pour le docteur Jean Dalsace par l’architecte Chareau en 1930, elle fut conçue sur un hôtel particulier du 18ème siècle dont on peut encore admirer le dernier étage, celui-ci étant habité, à l’époque par une vieille dame qui a refusé de partir. Les trois étages de la maison de verre furent donc élevés sur l’ancien rez-de-chaussée et premier étage : le rez-de-chaussée pour le cabinet médical du docteur, le premier pour les pièces de vie et le deuxième pour les chambres. Le tout forme un ensemble de façades en dalles de verre qui laissent passer la lumière dans toute la maison, l’intérieur étant composé de cloisons pivotantes pour permettre la modulation des pièces. A côté, au numéro 27, se trouve l’Institut d’études politiques de Paris, la célèbre “Sciences Po”. A voir La maison du docteur Dalsace La prestigieuse école ” Sciences po ” A proximité Le Boulevard Saint-Germain La rue des Saints-Pères
Une rue discrète, creuset d’avant-garde et d’élite intellectuelle
Nichée dans l’élégant 7ᵉ arrondissement de Paris, la rue Saint-Guillaume semble, à première vue, une artère paisible, presque anodine. Et pourtant, derrière ses façades sobres et ses murs silencieux, elle cache deux institutions emblématiques : la Maison de Verre, manifeste architectural radical du XXᵉ siècle, et Sciences Po, école des élites françaises. Cette juxtaposition entre modernité expérimentale et tradition académique donne à la rue une densité culturelle unique dans Paris.
Située entre le boulevard Saint-Germain et la rue des Saints-Pères, la rue Saint-Guillaume ne fait que quelques centaines de mètres, mais elle concentre des récits, des personnages et des bâtiments qui font d’elle un passage obligé pour les amateurs d’architecture contemporaine, d’histoire sociale et de culture intellectuelle.
La Maison de Verre : chef-d’œuvre radical de l’architecture moderne
C’est au n°31 que se trouve le joyau méconnu de cette rue : la Maison de Verre, construite entre 1928 et 1932 pour le docteur Jean Dalsace, par l’architecte Pierre Chareau, en collaboration avec le maître-verrier Bernard Dalstein et l’ingénieur Jean Prouvé. Ce bâtiment est l’un des tout premiers exemples d’architecture moderniste à Paris, et il reste à ce jour un objet de fascination internationale pour les architectes, designers et historiens d’art.
Le projet est aussi insolite qu’audacieux : Chareau ne peut raser entièrement l’immeuble existant, car une locataire du dernier étage, une vieille dame attachée à son logement du XVIIIᵉ siècle, refuse de partir. Résultat : il construit la Maison de Verre comme une greffe moderne sur les deux premiers niveaux, conservant l’étage supérieur tel quel. Ce compromis donne naissance à un bâtiment hybride et unique, qui associe la rigueur industrielle du XXᵉ siècle aux vestiges aristocratiques du XVIIIᵉ.
La façade est composée de dalles de verre translucides, une innovation technique pour l’époque, qui permet à la lumière de pénétrer à l’intérieur tout en préservant l’intimité. Les murs intérieurs sont faits de cloisons métalliques, pivotantes ou coulissantes, ce qui permet une modularité des espaces en fonction des usages : consultation, réception, vie privée. À l’intérieur, on trouve également des escaliers suspendus, des luminaires sculpturaux, et un mobilier conçu sur mesure par Chareau lui-même, dans une veine proche du constructivisme.
Le rez-de-chaussée abritait autrefois le cabinet médical du Dr Dalsace, gynécologue engagé, lié aux milieux intellectuels et progressistes de l’entre-deux-guerres. Le premier étage était dédié aux réceptions, bibliothèque et salon, tandis que le deuxième accueillait les chambres privées.
La Maison de Verre ne se visite que sur rendez-vous, via des visites guidées extrêmement limitées, souvent réservées aux chercheurs, architectes ou passionnés inscrits longtemps à l’avance. Ce caractère presque clandestin participe à son aura mystérieuse.
Sciences Po : une adresse synonyme de pouvoir et de pensée
Juste à côté, au n°27, se dresse l’un des bâtiments principaux de Sciences Po Paris, fondé en 1872 sous le nom d’École libre des sciences politiques. L’établissement a formé une partie majeure de la haute fonction publique française, mais aussi nombre de chefs d’État, de diplomates, de journalistes et de dirigeants d’entreprises.
L’architecture du bâtiment est plus classique, bien qu’il ait été remanié à plusieurs reprises pour s’adapter à l’expansion constante de l’école. Sa présence dans la rue Saint-Guillaume contribue fortement à l’ambiance particulière du quartier : entre deux conférences ou séminaires, on croise des étudiants français et internationaux, dossiers à la main, discutant de politique, d’économie ou de relations internationales. Ce brassage intellectuel donne au quartier une vivacité rare, à la fois sérieuse et cosmopolite.
De nombreux événements publics, conférences, débats et colloques sont régulièrement organisés à Sciences Po. Il est donc possible, même pour un visiteur, de profiter de cette effervescence intellectuelle en assistant à une intervention ou à une journée portes ouvertes.
Une atmosphère feutrée entre classicisme et innovation
La rue Saint-Guillaume offre aussi une belle leçon d’harmonie urbaine. On y trouve des hôtels particuliers discrets, des portails élégants en ferronnerie, et des cours intérieures pavées cachées derrière de hautes grilles. Loin de l’agitation de Saint-Germain-des-Prés tout proche, elle dégage une atmosphère feutrée, presque confidentielle, renforcée par la présence d’institutions d’envergure.
La proximité avec le boulevard Saint-Germain, artère culturelle et commerçante majeure, ainsi qu’avec la rue des Saints-Pères, artère plus intime et artistique, en fait un point d’ancrage stratégique pour une promenade dans le 7ᵉ et le 6ᵉ arrondissement.
À voir sur la rue Saint-Guillaume
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La Maison de Verre (n°31) : chef-d’œuvre d’architecture moderniste, accessible uniquement sur réservation
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Sciences Po Paris (n°27) : campus principal d’une institution majeure de la pensée politique française
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Les hôtels particuliers classiques, parfois visibles à travers des portails entrouverts
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Les contrastes architecturaux entre façades haussmanniennes et interventions contemporaines
À faire dans les environs
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Photographier la façade de la Maison de Verre, surtout le matin quand la lumière diffuse dans les dalles translucides
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Tenter une visite sur réservation, en s’inscrivant via les canaux spécialisés pour découvrir l’intérieur de la Maison de Verre
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Assister à une conférence publique à Sciences Po, si le calendrier le permet
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Explorer la rue des Saints-Pères, toute proche, pour ses galeries, ses librairies d’art et ses échoppes discrètes
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Flâner sur le boulevard Saint-Germain, entre cafés historiques et enseignes de design
À proximité immédiate
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Le boulevard Saint-Germain, artère animée aux nombreuses librairies, cafés et boutiques
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La rue des Saints-Pères, idéale pour une balade intimiste et artistique
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Le musée Maillol, rue de Grenelle, consacré à la sculpture moderne
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Le musée d’Orsay, à moins de 10 minutes à pied, pour un grand plongeon dans l’art du XIXᵉ siècle
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Le jardin du Luxembourg, accessible en traversant Saint-Germain, pour une pause verte et élégante







