Les hôtels particuliers qui composent la rue sont parmi les plus luxueux de Paris. Le 71 abrite le lycée Molière. Les jardins du Ranelagh sont situés sur l’ancien domaine royal de la Muette, en lieu et place du pavillon de chasse. Parmi les hôtes les plus prestigieux de l’ancien domaine de la Muette, on peut citer Charles IX, la duchesse de Berry, Louis XV, Mme de Pompadour et Louis XVI. N’hésitez pas à vous arrêter devant le n 94. A voir Les nombreux hôtels particuliers Le lycée Molière A proximité La maison de la Radio La rue La Fontaine
Une enclave aristocratique dans le XVIᵉ arrondissement
La rue du Ranelagh, tracée au cœur du très bourgeois 16ᵉ arrondissement de Paris, est une vitrine du luxe résidentiel à la française. Calme, ombragée, élégante sans ostentation, elle est bordée de somptueux hôtels particuliers, dont beaucoup sont inscrits ou classés pour leur intérêt architectural. Le visiteur curieux y découvrira une facette méconnue de Paris : celle des quartiers où l’urbanisme haussmannien côtoie l’esprit néo-Louis XIII, les fantaisies Art nouveau et les villas discrètes aux jardins cachés.
Située entre le rond-point Henri-Bergson et la rue de Boulainvilliers, à proximité immédiate de la Maison de la Radio et des jardins du Ranelagh, cette rue séduit par son homogénéité architecturale et son atmosphère feutrée. Elle est le reflet d’un Paris résidentiel de très haut standing, peu touché par les mutations du centre-ville.
Une rue façonnée par l’histoire royale
Le nom “Ranelagh” évoque à lui seul une filiation aristocratique. Il tire son origine du jardin du Ranelagh, lui-même nommé d’après un lieu de loisirs londonien très en vogue au XVIIIᵉ siècle, créé par Lord Ranelagh. À Paris, ce nom fut donné à une promenade publique située à l’emplacement de l’ancien domaine royal de la Muette, un vaste terrain de chasse des rois de France.
Ce domaine fut un haut lieu de la vie royale : Charles IX, Louis XV, Madame de Pompadour, la duchesse de Berry, et Louis XVI y séjournèrent à diverses périodes. Le pavillon de chasse originel, devenu petit château de plaisance, fut rasé à la fin du XVIIIᵉ siècle, mais son souvenir hante encore les lieux : on retrouve des alignements d’arbres, des allées cavalières et une certaine organisation paysagère qui rappellent les codes de l’Ancien Régime.
La rue du Ranelagh longe ainsi une partie de ce patrimoine effacé, dont elle conserve une élégance sobre, dans la lignée des grandes avenues du parc de Passy.
Hôtels particuliers : un catalogue du luxe parisien
C’est sans doute l’alignement exceptionnel d’hôtels particuliers qui confère à la rue sa singularité. Beaucoup datent de la fin du XIXᵉ siècle et du tout début du XXᵉ, époque où le quartier de la Muette devint l’un des plus recherchés par la haute bourgeoisie et l’aristocratie française.
Le n°94, en particulier, mérite une halte attentive : sa façade mêle briques rouges, pierre sculptée et ferronneries Art nouveau. Il s’agit d’un exemple remarquable de villa bourgeoise de la Belle Époque, avec son portail orné de feuillages stylisés et son jardin en retrait de la rue, rareté dans Paris intra-muros. Certains de ces hôtels sont encore habités par des familles issues de la grande bourgeoisie parisienne, d’autres sont occupés par des ambassades, des fondations ou des institutions privées.
On y trouve également de subtiles variations stylistiques : toitures à la Mansart, balcons en ferronnerie ouvragée, bow-windows, loggias italiennes, lucarnes sculptées ou bas-reliefs floraux. Une promenade dans la rue du Ranelagh s’apparente à une leçon d’architecture résidentielle de prestige.
Le lycée Molière : un patrimoine scolaire d’exception
Au n°71, un bâtiment plus imposant attire l’attention : c’est le lycée Molière, fondé en 1888, établissement public de renom au sein du 16ᵉ arrondissement. Installé dans un ancien hôtel particulier agrandi, il a conservé sa façade de brique et de pierre, typique des écoles de la IIIᵉ République. Il est aujourd’hui encore un établissement très prisé, avec un fort ancrage dans le quartier.
Le lycée se distingue par sa tradition humaniste, sa qualité d’enseignement, et son lien étroit avec la vie culturelle parisienne. Il a accueilli des personnalités notables et perpétue un esprit d’excellence discret, à l’image de la rue elle-même.
Une promenade raffinée, hors des sentiers battus
Flâner dans la rue du Ranelagh, c’est goûter à un Paris silencieux et contemplatif, fait de jardins privés invisibles, de grilles ouvragées, de pavillons d’époque, et d’une qualité de silence rarement rencontrée à Paris. Les voitures y roulent lentement, les passants sont peu nombreux, souvent riverains ou promeneurs discrets.
Prenez le temps de vous arrêter à chaque angle : plusieurs impasses privées ou petites venelles latérales s’ouvrent sur des villas encore plus confidentielles. Certaines portent le nom de leurs anciens propriétaires, d’autres dissimulent des ateliers d’artistes du début du XXᵉ siècle transformés aujourd’hui en résidences de luxe.
À voir absolument sur la rue du Ranelagh
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Les nombreux hôtels particuliers aux styles variés : néo-Louis XIII, Art déco, haussmannien tardif
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Le lycée Molière (n°71), pour son architecture scolaire typique de la fin du XIXᵉ siècle
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Le n°94, remarquable villa bourgeoise dans le goût Art nouveau
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Les ferronneries et portails anciens, parfois signés, souvent dissimulant des jardins
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Les pavillons de style anglo-normand, vers le bas de la rue, plus proches du style cottage
À proximité immédiate
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Les jardins du Ranelagh, ancien domaine royal réaménagé sous Haussmann, parfait pour une promenade paisible
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La Maison de la Radio, exemple de modernisme circulaire, avec salle de concerts et expositions
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La rue La Fontaine, célèbre pour ses immeubles Art nouveau signés Hector Guimard
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La station Ranelagh (métro ligne 9), pour rejoindre facilement les autres sites du 16ᵉ et de la rive droite







