Jusqu’en 1863, on l’appelait rue Saint-Denis car on l’empruntait pour se rendre à l’abbaye du même nom. Elle est tellement abrupte qu’on ne pouvait, à l’époque, la parcourir qu’à pied ou à dos d’âne. Flânez dans la galerie de tableaux Roussard, au numéro 7 : le choix y est souvent intéressant. Le numéro 18 abritait la maison de la chanteuse populaire Mimi Pinson et le 22 était l’ancienne résidence du compositeur Berlioz. A faire Visiter la galerie Roussard A proximité La rue Custine Le quartier Montmartre
Le Moulin de la Galette : l’âme festive et picturale de Montmartre
Symbole vivant du Montmartre d’autrefois, le Moulin de la Galette est l’un des derniers témoins de l’histoire champêtre de la butte. Situé rue Lepic, ce lieu emblématique évoque à la fois les moulins à vent du XVIIᵉ siècle, les guinguettes populaires du XIXᵉ, et les chefs-d’œuvre de la peinture impressionniste. Il ne reste aujourd’hui que deux moulins sur la colline : le Blute-fin et le Radet, réunis dans ce site chargé d’histoire.
Un lieu d’exploitation agricole devenu repaire de la bohème
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Le moulin du Blute-fin, construit en 1622, était utilisé à l’origine pour bluter la farine, c’est-à-dire la tamiser. Il servait également à presser le raisin récolté dans les vignes locales.
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Le moulin tire son nom des galettes de seigle qui y étaient préparées, et vendues aux promeneurs et aux danseurs du dimanche.
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En 1814, pendant l’invasion de Paris, un des meuniers fut capturé par les cosaques et exécuté sur place : son corps fut cloué sur les ailes du moulin du Blute-fin. Cette scène tragique contribua à la légende noire du lieu.
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En 1834, le site est racheté par la famille Debray qui en fait un lieu de promenade, puis une guinguette, très prisée des Parisiens. On y vient danser, manger, boire du vin de Montmartre et écouter des chansons.
Le bal de la Galette : scène immortalisée par les peintres
C’est dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle que le Moulin de la Galette devient un haut lieu de la fête montmartroise, fréquenté par les artistes, les ouvriers, les bourgeois en quête de pittoresque, les poètes, les filles des rues et les musiciens.
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Pierre-Auguste Renoir y peint en 1876 son célèbre Bal du Moulin de la Galette, une toile monumentale exposée aujourd’hui au musée d’Orsay, où il capte avec légèreté la lumière tamisée d’un après-midi dansant.
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Van Gogh peint le moulin en 1886, dans une vision tourmentée aux ciels chargés.
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Toulouse-Lautrec, Pissarro, Utrillo, puis Picasso, s’en inspirent à leur tour. Le moulin devient motif et mythe.
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Au XXᵉ siècle, Dalida, habitante de la butte, y avait ses habitudes : elle venait y dîner, dans ce qui était devenu un restaurant italien chic, apprécié pour sa terrasse intime à l’ombre du vieux moulin.
Un vestige vivant à découvrir dans les hauteurs de la butte
Aujourd’hui, le site abrite toujours un restaurant de charme sous le nom de Moulin de la Galette, qui respecte l’architecture et l’esprit du lieu. Le moulin du Radet, reconstruit en 1924, est visible depuis la rue, tandis que le Blute-fin se trouve en retrait, sur une parcelle privée accessible uniquement lors d’événements spéciaux.
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Le cadre reste exceptionnel : ruelle pavée, façade discrète, végétation grimpante, le tout sur fond de ciel parisien.
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L’adresse est toujours prisée pour les repas romantiques, les célébrations discrètes ou les dîners à thème.
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Le restaurant offre une cuisine française raffinée, avec quelques clins d’œil aux produits du terroir du nord de la France, accompagnée d’une belle carte des vins.
À voir
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Le moulin du Radet, bien visible depuis la rue Lepic, installé sur son socle d’origine
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Le moulin du Blute-fin, plus difficile d’accès mais visible de certains points en hauteur
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La façade du restaurant, joliment entretenue et décorée de plaques historiques
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Les reproductions de tableaux accrochées à l’extérieur, rappelant l’importance artistique du site
À faire
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Déjeuner ou dîner au restaurant du Moulin de la Galette, en réservant à l’avance
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Photographier les deux moulins à différentes heures de la journée, pour jouer avec la lumière
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Suivre un itinéraire artistique dans Montmartre, en lien avec les lieux peints par Renoir, Van Gogh ou Toulouse-Lautrec
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Profiter d’une promenade dans la rue Lepic, particulièrement agréable à la montée comme à la descente
À proximité
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Le Bateau-Lavoir, résidence d’artistes historiques (Picasso, Modigliani, Juan Gris) sur la place Émile Goudeau
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La place des Abbesses, à quelques minutes à pied, vivante et bordée de cafés
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La rue des Saules et la vigne de Montmartre, pour prolonger l’atmosphère villageoise
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Le musée de Montmartre, rue Cortot, qui consacre plusieurs salles au bal de la Galette et à ses représentations







