L’Olympieion

Site archéologique – Monument & Patrimoine Athènes
Source : Flikr – Jean-Pierre Dalbéra CC BY 2.0

Le temple de Zeus Olympien, aussi appelé Olympieion, est l’un des plus anciens sanctuaires d’Athènes. Selon la légende, il serait bâti là où coulèrent les dernières eaux du déluge. Ce temple monumental, avec ses colonnes de plus de 2 mètres de diamètre, est dédié à Zeus. S’il n’en subsiste que les colonnes, celles-ci restent cependant impressionnantes avec leurs 17 mètres de haut. Sur la centaine que comptait l’édifice à sa construction, il n’en reste aujourd’hui qu’une quinzaine. Malgré cela, on ne peut être qu’admiratif devant leur alignement parfait. Si les travaux de construction commencent en 515 av J.C, le temple n’est achevé qu’en 125 ap J.C par l’Empereur Hadrien. Il mesure alors 108 m de long sur 40 m de large. C’est au cours d’une visite à Athènes, qu’Hadrien le consacre ainsi que la colossale statue chryséléphantine, faite d’or et d’ivoire, de Zeus Olympios. Dans les années 200, cet extraordinaire temple commence à tomber en ruine. Vous pourrez vous rendre compte aujourd’hui que le bâtiment a subi les assauts du temps et de l’Histoire.

 

L’Olympieion : un colosse de pierre et d’histoire au cœur d’Athènes

Au sud-est de l’Acropole, dans une vaste clairière archéologique ouverte sur la ville, s’élèvent les vestiges saisissants du temple de Zeus Olympien, aussi appelé Olympieion. Ce sanctuaire, aujourd’hui réduit à une quinzaine de colonnes, conserve pourtant une puissance esthétique et symbolique intacte. Il ne s’agit pas d’un simple monument antique : c’est l’un des plus grands temples jamais construits en Grèce, et sans doute celui dont la longue genèse illustre le mieux les tensions politiques, les ambitions impériales et la permanence du mythe dans la cité athénienne.

Un chantier interrompu pendant plus de six siècles

L’histoire de l’Olympieion commence au VIe siècle avant J.-C., à l’initiative du tyran Pisistrate le Jeune, petit-fils du célèbre Pisistrate. Vers 515 av. J.-C., il lance la construction d’un temple monumental à Zeus Olympien sur un emplacement que la légende relie à la fin du Déluge de Deucalion, mythe grec équivalent au récit biblique de Noé.

Mais à peine commencés, les travaux sont interrompus par la chute de la tyrannie. Les Athéniens, désormais attachés à leur jeune démocratie, jugent ce projet trop tyrannique, trop grand, trop oriental dans son inspiration. Le chantier est donc abandonné pendant plus de 300 ans, laissant sur place des fûts de colonnes inachevés, visibles encore aujourd’hui à l’écart du sanctuaire.

Il faudra attendre l’époque hellénistique, au IIe siècle av. J.-C., pour que les rois séleucides relancent les travaux, en particulier Antiochos IV Épiphane, grand admirateur de la culture grecque, qui fait appel à l’architecte romain Cossutius. Celui-ci modifie les plans pour en faire un temple de style corinthien, rare à cette échelle en Grèce, avec un luxe sculptural et une ambition impériale.

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Mais là encore, la mort d’Antiochos interrompt le projet. Ce n’est que sous le règne d’Hadrien, empereur romain philhellène, que le temple est enfin achevé, en 125 après J.-C., soit près de 640 ans après les premières fondations.

Un temple gigantesque pour le roi des dieux

Une fois achevé, le temple mesure 108 mètres de long sur 40 mètres de large, ce qui en fait l’un des plus grands temples du monde antique. Il comprend 104 colonnes corinthiennes de 17 mètres de haut pour 2,60 mètres de diamètre : une véritable forêt de marbre, destinée à impressionner aussi bien les citoyens que les dieux.

À l’intérieur du naos trônait une statue chryséléphantine de Zeus, commandée par Hadrien, dont la richesse rivalisait avec celle de la statue de Zeus à Olympie – l’une des sept merveilles du monde. Faite d’or et d’ivoire, elle représentait Zeus assis, majestueux, tenant un sceptre et un foudre, entouré de symboles impériaux.

Hadrien, grand bâtisseur à Athènes (on lui doit aussi l’arc d’Hadrien, la bibliothèque et plusieurs thermes), consacre lui-même le temple lors d’un voyage triomphal. Il y associe son propre culte en y installant une statue de lui-même en empereur-divin, selon la tradition romaine.

Un déclin rapide, entre pillages et effondrements

L’histoire du temple ne dure guère. Dès le IIIe siècle, les invasions barbares et les tremblements de terre fragilisent la structure. À partir du IVe siècle, l’Empire romain chrétien interdit le culte païen, et le temple est progressivement abandonné, dépouillé de ses statues et de ses matériaux. Les colonnes sont arrachées pour servir à la construction d’églises ou de maisons.

Au fil des siècles, le sanctuaire est totalement ruiné. En 1852, une violente tempête fait s’effondrer une colonne entière, toujours visible aujourd’hui, couchée au sol en une succession de tambours de marbre parfaitement alignés.

Aujourd’hui, il ne reste que 15 colonnes debout, isolées mais majestueuses, qui évoquent la grandeur perdue d’un projet fou, comme un rêve de marbre abandonné aux vents.

Une expérience de visite saisissante

Visiter l’Olympieion aujourd’hui, c’est faire l’expérience d’un lieu à la fois vaste et ouvert, suspendu dans le silence malgré la proximité du tumulte athénien. Les colonnes, d’un blanc doré, se découpent sur le ciel avec une monumentalité presque surréelle. Il est possible de marcher autour du périmètre pour admirer le jeu des ombres sur les cannelures corinthiennes, et observer de près les blocs tombés au sol, révélant leur construction modulaire en tambours superposés.

À quelques mètres de là, se dresse l’arc d’Hadrien, porte symbolique séparant la vieille Athènes classique de la ville impériale voulue par l’empereur. L’alignement entre l’arc et les colonnes du temple crée un effet de perspective spectaculaire, notamment en fin de journée lorsque le soleil rasant donne au marbre une teinte ambrée.

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Conseils pratiques :

  • Le site est inclus dans le billet combiné des monuments antiques d’Athènes, avec l’Acropole, l’Agora, la bibliothèque d’Hadrien, etc.

  • Visitez le matin ou en fin de journée pour éviter la chaleur et bénéficier de la meilleure lumière.

  • Prenez de la hauteur : depuis l’Acropole ou la colline des Muses, la vue sur les colonnes solitaires du temple est époustouflante.

  • Couplez la visite avec le jardin national, adjacent au site, pour une pause à l’ombre après la visite.

Une ruine grandiose, mémoire d’un rêve impérial

L’Olympieion, même mutilé, reste l’un des plus impressionnants vestiges de l’Antiquité grecque et romaine à Athènes. Il incarne à la fois l’orgueil des tyrans, la démesure des rois hellénistiques et le souffle impérial de Rome, le tout figé dans un marbre érodé mais digne. Ce n’est pas un temple dans le sens classique du terme, mais un témoignage de ce que l’humanité a tenté de bâtir à la mesure des dieux.

À Athènes, ville des proportions et de la philosophie, l’Olympieion fait figure d’exception : c’est un monument de l’hubris, du gigantisme, du geste total. Et c’est justement ce qui en fait l’un des sites les plus émouvants à explorer, dans le calme presque irréel de ses colonnes solitaires dressées contre le ciel.

Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025

Plan L’Olympieion

Avis L’Olympieion

Avis voyageurs (6)
Note rédaction 3 / 4

Infos pratiques L’Olympieion

  • Adresse : En bas d'Amalias, à l'angle d'Olgas,
  • Itinéraire vers L’Olympieion : voir la carte
  • Téléphone : +300109226330
  • Prix et tarifs entrée L’Olympieion :

    Tarifs et billets du temple de Zeus – Olympieion

    • Plein tarif : 8 €

    • Tarif réduit : 4 € (pour les plus de 65 ans, entre autres)

    • Tarif combiné : 30 € (pour l'accès à 7 sites archéologiques à Athènes, dont l'Acropole)

    • Gratuit pour :

      • Les moins de 25 ans membres de l'UE

      • À certaines dates :

        • 6 mars

        • 18 avril

        • 18 mai

        • Le dernier week-end de septembre

        • 28 octobre

Dans les environs de L’Olympieion

Questions les plus fréquentes des voyageurs

L’Olympiéion est l’un des monuments les plus emblématiques d’Athènes, situé dans le quartier de Plaka, près de l’Acropole. Il s’agit d’un immense temple dédié au dieu Zeus, dont la construction aurait débuté au VIe siècle av. J.-C. et s’est étalée sur plusieurs siècles.

Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de ce qui était autrefois l’un des plus grands temples du monde antique, mais la majesté des colonnes encore debout est impressionnante. Il est possible de visiter le site en achetant un billet d’entrée, et de profiter de la vue sur la ville depuis les hauteurs de la colline.

En dehors de la Grèce, la petite ville de Cesenatico, sur la côte adriatique italienne, attire de nombreux touristes chaque année pour ses plages et ses paysages pittoresques. Le tourisme y est une activité importante pour l’économie locale, avec de nombreux hôtels et restaurants pour accueillir les visiteurs.

Mais ces deux endroits n’ont en apparence rien en commun. Cependant, ils ont un point commun : ils sont tous deux témoins de l’histoire et de la culture de leur région respective, et attirent des visiteurs du monde entier.

Ainsi, que vous soyez intéressé par l’histoire antique ou que vous cherchiez simplement à vous détendre sur une plage, ces deux destinations offrent des expériences uniques et enrichissantes.

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