Le Sphinx de Guizeh est une majestueuse statue thérianthrope – c’est-à-dire mi-homme, mi-animal – située juste en face de la grande pyramide de Guizeh dans la ville de Guizeh près du Caire en Egypte.
Elle est considérée comme la gardienne du site des pyramides.
Sa date de construction n’est à ce jour pas établiscertains parlent de -2500 pendant le règne du pharaon Képhren, d’autres avancent une date bien plus antérieure vers -4500!
Le sphinx fut ensablé de nombreuses fois ce qui explique la forte érosion de sa pierre.
Quand aux différentes histoires qui circulent sur son nez cassé, impossible d’avoir une explication, ce n’est en tout cas pas l’oeuvre des soldats de Napoléon comme le dit la légende!
Le Sphinx de Guizeh impressionne par sa beauté, mais surtout et avant tout par ses dimensions majestueuses : soixante-treize mètres de longueur, vingt mètres de hauteur et quatorze mètres de largeur.
Sa tête est taillée sur une grande roche de calcaire.
En le regardant vous ne manquerez pas de remarquer que le corps représente un lion couché et la tête est celle d’un pharaon.
Son front est orné par un cobra. En plus du côté esthétique, le cobra avait pour symbole, à l’époque, de protéger le pharaon contre ses rivaux.
D’après les archéologues et les historiens il pourrait s’agir de Khéops deuxième pharaon de la IVème dynastie.
Il parait que c’est la coiffe du Sphinx et la forme de son visage qui ont permis l’identification.
Profitez de votre visite sur le site pour visiter la grande pyramide de Guizeh (l’une des sept merveilles du monde), la pyramide de Khéphren et celle de Mykérinos.
Le Sphinx de Gizeh : énigme monumentale du désert égyptien
Silencieux, impassible, gardien immémorial du plateau de Gizeh, le Grand Sphinx s’étire dans la lumière crue du désert depuis plusieurs millénaires. Sculpté à même le plateau calcaire, ce colosse mythique, mi-homme, mi-lion, reste l’une des figures les plus fascinantes et les plus controversées de l’Égypte antique. Placé en face de la pyramide de Khéphren, entre le Nil et l’horizon du couchant, il incarne à lui seul un condensé de mystère, de pouvoir et de majesté. L’ampleur de ses dimensions — 73 mètres de long, 20 mètres de haut et 14 mètres de large — en fait la plus grande sculpture monolithique de l’Antiquité, et l’un des monuments les plus emblématiques du patrimoine mondial.
Une origine disputée, entre archéologie et légendes
L’attribution du Sphinx reste sujette à débats. L’hypothèse la plus communément admise est celle de sa construction sous le règne du pharaon Khéphren (vers -2520 à -2494), deuxième souverain de la IVe dynastie, bâtisseur de la pyramide qui lui fait face. Cette idée repose principalement sur la ressemblance du visage du Sphinx avec les statues connues de Khéphren, ainsi que sur l’alignement architectural entre le temple funéraire du pharaon et le Sphinx lui-même. Toutefois, certains égyptologues, comme Rainer Stadelmann, avancent que le monument pourrait remonter au règne de Khéops, voire avant. D’autres théories, plus audacieuses encore, repoussent sa datation à 4500 av. J.-C., invoquant des indices d’érosion hydrique sur les flancs de la statue, suggérant une exposition prolongée à de fortes pluies bien avant l’époque dynastique. Ces hypothèses restent marginales mais traduisent la profondeur du mystère qui entoure ce monument, jamais officiellement daté par une inscription.
Une symbolique religieuse et royale
Le Sphinx, par son corps de lion accroupi et sa tête humaine coiffée du némès royal, manifeste l’union de la force animale et de l’intelligence divine, emblème de la royauté protectrice. Le cobra royal (uraeus) sculpté sur le front, aujourd’hui partiellement détruit, rappelle sa fonction apotropaïque : repousser les forces du chaos et protéger la nécropole. Ce rôle de sentinelle du plateau de Gizeh était renforcé par la position frontale du Sphinx, tourné vers le levant, symbole de résurrection et de renaissance solaire. À ses pieds, autrefois se dressait la stèle du rêve, placée là sous la XVIIIe dynastie par le pharaon Thoutmôsis IV, affirmant que ce dernier reçut son trône après avoir libéré le Sphinx du sable dans un acte de piété. Cette stèle gravée renforce la sacralité du monument et son lien étroit avec la légitimité royale.
Une statue ensablée, malmenée, ressuscitée
Le Sphinx a été enseveli à plusieurs reprises au fil des siècles, seuls son visage et le sommet de sa coiffe dépassant des dunes. Il fallut attendre le XIXe siècle pour que les premières grandes opérations de dégagement commencent, notamment par Giovanni Battista Caviglia, puis Auguste Mariette. L’ensablement récurrent a causé d’importants dégâts d’érosion, accentués par la porosité naturelle du calcaire tendre dans lequel il est taillé. Le nez du Sphinx, objet de nombreuses légendes, fut probablement détruit entre le XIVe et le XVe siècle, sans qu’on en connaisse l’auteur exact. La thèse selon laquelle les troupes de Napoléon l’auraient détruit lors de la campagne d’Égypte est un mythe sans fondement. Des croquis antérieurs, notamment de Frederic Louis Norden (1737), montrent déjà le Sphinx sans son nez.
Un monument intégré dans un ensemble monumental
Le Sphinx ne se comprend qu’en lien avec le complexe funéraire de Gizeh, dont il semble être la clé de voûte symbolique. Il est entouré de plusieurs structures monumentales : le temple du Sphinx, aux blocs cyclopéens, mystérieusement inachevé, et le temple de la vallée de Khéphren, où étaient déposées les statues du pharaon. Ensemble, ces constructions forment un axe sacré orienté vers le lever du soleil, renforçant les liens entre le Sphinx et le culte solaire naissant. Ce dispositif rituel, encore partiellement enfoui ou mal compris, fait de Gizeh un haut lieu d’interactions religieuses, politiques et cosmologiques, bien au-delà de la simple fonction funéraire.
Conseils de visite et temps forts
Le Sphinx est accessible depuis l’entrée principale du plateau de Gizeh, à quelques pas des grandes pyramides. Il est recommandé de visiter le site tôt le matin pour éviter les foules et bénéficier d’une lumière rasante idéale pour la photographie. Un poste d’observation surélevé permet d’admirer la face du Sphinx dans son intégralité, mais il est également conseillé de contourner le monument pour mieux apprécier la forme de son corps de lion et les traces d’érosion. Le billet d’entrée au plateau donne accès au Sphinx, aux pyramides de Khéops, Khéphren, Mykérinos, et aux temples alentour. Des son et lumière nocturnes sont parfois organisés, mettant en scène les grands personnages de l’histoire pharaonique avec des projections sur le Sphinx lui-même.