Au milieu de la place, s’ouvre bien visible, l’entrée du souk des tapis ou « souk Zarbia » : c’est le grand marché des tapis. On y accueille chaque jour vers 16 heures 30 la « criée berbère » ou « la dalla » . La négociation est menée par un dllal qui propose un tapis à vendre : il le déroule, fixe un prix et les enchères peuvent monter. C’est un moment riche en élocutions, où chacun semble jouer un rôle pour rendre le négoce pittoresque.
Vous verrez qu’il y’a deux sortes bien de tapis : les tapis ruraux et les tapis urbains.
Les tapis urbains ou citadins, fabriqués à l’imitation du tapis d’orient, se distinguent par un milieu de tapis uni avec un médaillon central et un grand nombre de bordures latérales. Quant aux tapis ruraux traditionnels berbères, ils sont plus intéressants reflétant des traditions familiales et locales très très anciennes. Le milieu du tapis est multicolore, et il peut y avoir un médaillon au centre. Enfin, les bordures sont moins nombreuses et de nombreux motifs géométriques ornent l’ensemble de la surface. On distingue des variétés régionales, désignées par le nom de la tribu qui les exécute.
La fabrication des tapis constitue, à l’heure actuelle, un secteur très important de l’économie marocaine. Il n’est en effet pas un salon marocain qui n’ait pas ses tapis noués à la main.

Marrakech
Réputée pour son patrimoine architectural