Haut lieu de l’histoire gastonomique de la capitale. N’hésitez pas à venir acheter les célèbres macarons du patissier dans cet endroit ou profiter du salon de thé dans un cadre d’exception. En 1862, Louis Ernest Ladurée, crée une boulangerie au 16 rue Royale à Paris, dans un un quartier d’affaires en plein développement. En 1871, la boulangerie est transformée en pâtisserie. Jules Cheret s’occupe de la décoration en s’inspirant des plafonds de la Chappelle Sixtine et de l’Opéra Garnier. C’est Jeanne Souchard,qui la première décide de mélanger les genres : le café parisien et la pâtisserie. L’un des premiers salons de thé de la capitale voit alors le jour. Deux fois par an, l’enseigne invente des nouveaux desserts
Ladurée Saint-Germain : raffinement sucré dans un écrin parisien
En plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, à l’angle de la rue Bonaparte et de la rue Jacob, Ladurée Saint-Germain incarne la quintessence du luxe pâtissier à la française. Cette adresse, ouverte en 2002, transpose avec une fidélité rare l’univers emblématique de la maison fondée rue Royale, tout en s’inscrivant pleinement dans l’âme rive gauche : artistique, littéraire, feutrée.
Ici, plus qu’ailleurs, le macaron est traité en objet de culte, et le salon de thé comme un boudoir hors du temps, entre boiseries élégantes, velours profonds, moulures d’époque et tableaux de style Second Empire. Ce lieu raffiné attire autant les amoureux de la tradition gourmande que les visiteurs en quête d’un moment suspendu dans l’un des plus beaux quartiers de Paris.
Une maison fondée dans le goût du siècle
L’histoire de Ladurée remonte à 1862, quand Louis-Ernest Ladurée, meunier toulousain monté à Paris, ouvre une boulangerie au 16 rue Royale, dans un quartier d’affaires en plein essor. Après un incendie en 1871, il transforme l’établissement en pâtisserie de luxe, et fait appel à Jules Chéret, grand affichiste de la Belle Époque, pour imaginer un décor inspiré des plafonds de la Chapelle Sixtine et de l’Opéra Garnier : un style fastueux, audacieux, qui deviendra la marque de fabrique visuelle de Ladurée.
Mais c’est avec Jeanne Souchard, épouse de son petit-fils, que l’enseigne connaît une révolution : elle invente un nouveau format, en mariant l’univers du café parisien et celui de la pâtisserie, créant ainsi l’un des tout premiers salons de thé de la capitale. C’est cette double identité – lieu de dégustation et de conversation – qui fait encore aujourd’hui le charme et l’originalité de Ladurée.
Le macaron, icône gourmande
Ladurée ne serait pas ce qu’elle est sans son macaron double coque, à la ganache fine et à la texture aérienne. S’il ne l’a pas inventé, Ladurée en a codifié l’esthétique, affiné la recette, et fait un symbole international du luxe pâtissier français. Déclinés dans une vingtaine de parfums permanents – vanille de Madagascar, pistache d’Iran, caramel au beurre salé, rose, cassis-violette – les macarons Ladurée sont petits bijoux sensoriels, délicats au regard comme en bouche.
L’adresse de Saint-Germain est le lieu parfait pour une première dégustation, ou pour composer une boîte élégante à offrir. Deux fois par an, la maison crée de nouveaux parfums et desserts en série limitée, souvent en collaboration avec des créateurs de mode, des artistes ou des parfumeurs : une façon de maintenir un dialogue vivant entre la pâtisserie et la culture contemporaine.
Le salon de thé : une pause gourmande dans un écrin d’époque
Le salon de thé de Ladurée Saint-Germain est à lui seul une destination. Disposé sur plusieurs salles en enfilade, il combine mobilier Napoléon III, miroirs anciens, lustres en cristal, et une palette de couleurs sourdes – bleu paon, vert amande, ivoire doré – qui renvoie à une idée d’élégance douce, presque littéraire. Ce décor parfaitement scénographié évoque les salons de lecture d’autrefois, tout en se prêtant merveilleusement à la dégustation.
La carte propose, outre les célèbres macarons, un large éventail de pâtisseries signature : le Plaisir Sucré (chocolat et noisette), le Saint-Honoré à la rose, la tarte citron meringuée, ou encore l’Ispahan (framboise, rose, litchi), devenu un classique incontournable.
Côté salé, Ladurée propose également une offre de déjeuner raffinée, avec quiches, œufs à la parisienne, sandwiches briochés ou salades, dans une optique de légèreté gourmande. La maison dispose aussi d’un service de petit-déjeuner, idéal pour commencer la journée dans un calme feutré.
Conseils pour une visite réussie
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Évitez l’heure de pointe (14h30–17h30) si vous souhaitez vous attabler sans attente : le salon peut être pris d’assaut, notamment le week-end.
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Pour un moment plus paisible, privilégiez la matinée en semaine, où l’on peut déguster un thé ou un café Ladurée accompagné de viennoiseries dans une ambiance presque confidentielle.
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Réservez si possible pour le brunch ou le déjeuner, notamment en période touristique.
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N’hésitez pas à demander conseil pour les parfums éphémères de macarons, qui ne sont pas toujours affichés mais souvent disponibles en boutique.
Un lieu de pèlerinage gourmand
Ladurée Saint-Germain n’est pas seulement une annexe élégante de l’adresse originelle de la rue Royale : c’est un temple rive gauche du raffinement pâtissier, où l’on goûte autant à l’excellence culinaire qu’à l’esprit parisien d’un autre temps. Loin du simple attrait touristique, cette adresse a su préserver une vraie atmosphère, une exigence de qualité et un soin porté à chaque détail.
Que l’on y passe pour un café accompagné d’un macaron à la pistache ou pour un tea-time complet dans un décor de théâtre, Ladurée Saint-Germain reste un rendez-vous inimitable pour les amateurs de douceurs et d’élégance à la française.







