Haut lieu de l’histoire gastronomique de la capitale. N’hésitez pas à venir acheter les célèbres macarons du patissier dans cet endroit ou profiter du salon de thé dans un cadre d’exception. En 1862, Louis Ernest Ladurée, crée une boulangerie au 16 rue Royale à Paris, dans un un quartier d’affaires en plein développement. En 1871, la boulangerie est transformée en pâtisserie.
Jules Cheret s’occupe de la décoration en s’inspirant des plafonds de la Chapelle Sixtine et de l’Opéra Garnier. C’est Jeanne Souchard,qui la première décide de mélanger les genres : le café parisien et la pâtisserie. L’un des premiers salons de thé de la capitale voit alors le jour. Deux fois par an, l’enseigne invente des nouveaux desserts
Ladurée – Madeleine : un temple sucré au cœur de l’élégance parisienne
En plein cœur du Paris haussmannien, à deux pas de la place de la Madeleine, l’adresse Ladurée de la rue Royale est bien plus qu’une simple pâtisserie : c’est un haut lieu de la gastronomie et de l’art de vivre à la française, qui conjugue raffinement architectural, histoire culinaire et innovation sucrée. Derrière ses vitrines délicates et son atmosphère feutrée, se cache une institution fondée il y a plus de 160 ans, où le macaron, devenu emblème mondial, n’est que la partie émergée d’un savoir-faire plus vaste, mêlant tradition, création, et une touche de décadence subtile.
Une adresse fondatrice dans le Paris du Second Empire
Tout commence en 1862, lorsque Louis-Ernest Ladurée, homme du sud-ouest, installe sa boulangerie au 16 rue Royale, artère chic et montante du quartier Madeleine-Concorde. Ce quartier d’affaires en pleine mutation, à deux pas de la nouvelle église néoclassique de la Madeleine, est alors en train de devenir un centre de l’élégance bourgeoise parisienne, propice à l’émergence de nouveaux lieux de consommation et de sociabilité.
En 1871, à la suite d’un incendie, la boulangerie est transformée en pâtisserie haut de gamme, avec une identité visuelle forte. Le peintre et affichiste Jules Chéret, maître du style Belle Époque, est chargé de la décoration intérieure. Il s’inspire des plafonds peints de la Chapelle Sixtine et de l’Opéra Garnier, alors en construction, pour créer un décor aux moulures dorées, fresques allégoriques et teintes pastel. Cette atmosphère, à la fois théâtrale et intime, devient l’une des signatures visuelles de Ladurée.
L’invention du salon de thé à la parisienne
Mais c’est en réalité Jeanne Souchard, l’épouse du petit-fils de Ladurée, qui révolutionne le lieu dans les années 1930 en imaginant un concept alors inédit : un salon de thé où les femmes peuvent venir seules, sans passer par les codes rigides du restaurant traditionnel ni la promiscuité des cafés masculins. En réunissant le confort feutré du salon bourgeois et les gourmandises d’une grande pâtisserie, elle crée un nouveau type d’établissement, qui préfigure les lieux hybrides de la gastronomie contemporaine.
Ainsi naît l’un des premiers véritables salons de thé de Paris, avec un service à table, une carte sucrée et salée, et une clientèle fidèle mêlant élégantes, hommes d’affaires, artistes et touristes éclairés.
Le macaron, icône gourmande de la maison
Le produit phare de Ladurée reste bien sûr le macaron, cette double coque meringuée à l’amande, garnie d’une ganache onctueuse. Si la recette du macaron parisien ne date pas de la maison elle-même, Ladurée est la première à populariser son format moderne dans les années 1950, avec des parfums raffinés, une présentation luxueuse, et un packaging iconique.
Aujourd’hui, plusieurs dizaines de parfums sont proposés tout au long de l’année, allant des grands classiques (vanille, framboise, pistache, chocolat, caramel beurre salé) à des créations éphémères plus audacieuses : jasmin-abricot, thé matcha-framboise, rose-litchi ou encore yuzu-gingembre. Deux fois par an, les chefs pâtissiers de la maison créent de nouveaux desserts et parfums, qui font l’objet de lancements très attendus par les amateurs et les collectionneurs.
Chaque macaron est confectionné avec une rigueur artisanale, dans les laboratoires de la maison, avec des produits nobles (amandes espagnoles, fruits frais, chocolat de couverture haut de gamme).
Une expérience complète : boutique, salon et restauration
L’adresse de la rue Royale ne se limite pas à la vente à emporter. C’est aussi un véritable lieu d’expérience. Le salon de thé, décoré dans l’esprit du XVIIIe siècle, accueille les visiteurs pour un petit déjeuner chic, un brunch à la française, un déjeuner léger ou un goûter royal. Au menu, on retrouve :
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Les viennoiseries maison, servies tièdes
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Des assiettes salées raffinées, comme la quiche Ladurée, les œufs cocotte aux truffes ou le club sandwich au saumon fumé
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Un choix impressionnant de pâtisseries, allant du macaron à la religieuse rose-framboise, en passant par la tarte passion-noix de coco ou l’iconique Ispahan (rose, litchi, framboise)
Le service est soigné, discret, fluide. On peut s’y attarder longtemps, entouré de miroirs biseautés, de boiseries sculptées et d’un parfum mêlant vanille et pâte d’amande.
À faire
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Choisir sa boîte de macarons personnalisée, parmi une collection de coffrets souvent artistiques ou en édition limitée
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Prendre un thé accompagné de pâtisseries maison, dans le salon historique
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Découvrir les créations saisonnières, parfois pensées en collaboration avec des designers, des chefs ou des marques de luxe
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Observer la clientèle, souvent internationale, mêlant élégance discrète et passion gourmande
À proximité
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La place de la Madeleine, avec son église néoclassique et ses grandes maisons de bouche (Fauchon, Hédiard)
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La rue du Faubourg Saint-Honoré, temple du luxe et de la mode
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La Concorde et le jardin des Tuileries, à quelques minutes à pied pour une balade digestive
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Le quartier de la rue Saint-Honoré, avec ses parfumeries historiques et ses hôtels particuliers
Ladurée – Madeleine n’est pas simplement un lieu où l’on mange des macarons : c’est un lieu de mémoire et d’élégance gourmande, où l’on vient goûter au Paris de la délicatesse, entre opulence visuelle et plaisir sucré. C’est une adresse que l’on visite autant pour le goût que pour l’atmosphère — un instant suspendu dans le temps, entre luxe à la française et gourmandise universelle.







