Au cœur du centre-ville grenoblois, l’Hôtel de Ville est un symbole de la Grenoble moderne à l’urbanisme audacieux. Construit à l’occasion des Jeux Olympiques de 1968 par l’architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux, Maurice Novarina (ainsi que Christin, Welti et Giovanonni). Il a été inauguré juste avant les jeux, le 18 décembre 1967.
Tout en verticalité et en horizontalité, le bâtiment impose sa silhouette. Si aujourd’hui elle peut nous apparaître très lourde, elle se voulait aérienne et lumineuse. L’imposante tour de douze étages abrite les bureaux des services municipaux. Le large rez-de-chaussée est surélevé, comme sur pilotis. Néanmoins l’édifice est en béton et le béton n’est plus forcément autant à la mode, ou du moins n’est plus autant reconnu d’un point de vue esthétique. Cela ne retire rien à la prouesse architecturale, également révélatrice d’un courant, d’une époque.
L’intérieur du bâtiment vaut aussi le coup d’œil, non pour son architecture interne, même si les passionnés sauront y trouver intérêt mais pour la collection d’œuvres d’art exposée ici. Remarquer le patio couvert de mosaïques et sa fontaine centrale ou encore la sculpture en marbre du hall d’honneur.

Grenoble
Entourée de montagnes, on aime