Turin

Palazzo della Vittoria

Le palazzo della vittoria, de style néo-gothique, construit en 1920 par Giovanni Battista Carrera et restauré par le groupe Ordine en 2007, frappe par son entrée à la porte gothique à doubles battants, flanquée de deux séries symétriques de fenêtres ogivales. Elle est protégée par deux féroces dragons ailés ramassés sur leur queue et surmontée de cinq blasons – quatre latéraux et un frontal. Il faut savoir que la symbolique ésotérique qui peut, de prime abord, étonner, est distillée – même si discrètement – sur beaucoup de monuments, immeubles et statues de Turin dont on souffle qu’elle appartient – avec Lyon et Prague – au triangle européen de la magie blanche. Passé ce seuil peu avenant, vous pénétrerez dans un[…]

Cafe Liber

Café culturel alternatif, repère habituel des étudiants, artistes et cinéphiles, le café Liber, structure associative, sort des sentiers battus du parcours touristique traditionnel et vaut le détour par son ancrage dans la vie sociale turinoise actuelle. Pour prendre l’air du temps, ce lieu est idéal. Son atmosphère, entretenue par un service décontracté, est résolument bon enfant. Né en 1993, après une fermeture provisoire au printemps 2003 dûe à un manque de moyens, le caffè a réouvert ses portes dans l’enthousiasme général fin 2004. Décoration branchée art contemporain, néons flashy et couleurs chaudes, l’originalité du café réside dans sa vidéothèque très fournie, gérée par une association d’étudiants nommée LibereVisioni. Amateurs de cinéma, vous pourrez, selon des horaires définis, louer pour 20

Peyrano-Pfatisch

Le chocolat est par excellence le produit turinois . Trois spécialités, mariées parfois avec la noisette, sont nées de cette passion remontant au XVIIe : le Bicerin, le Gianjudotto et la Crema Gianduja. Peyrano-Pfatisch – une des plus fameuses enseignes de la ville – est née du rachat dans les années 60 par la famille de chocolatiers turinois Peyrano de la boutique de Gustavo Pfatisch, autre illustre chocolatier du début du siècle dernier. La boutique est située sous les arcades de l’artère principale de Turin. Dans ce temple du goût, où trônent d’imposantes vitrines, s’exposent berlingots, tablettes, pâtes de fruits, ainsi que tout ce qui peut contribuer à l’art du chocolat. Un laboratoire d’une vingtaine d’artisans supervise la fabrication de

La villa Scott

La villa Scott – bel exemple d’architecture liberty – nom donné en Italie au style Art Nouveau – a été construite en 1902 par Pietro Fenoglio. Elle est d’emblée repérable par sa couleur bouton d’or. Nichée dans un jardin en pente à la végétation dense, elle se situe dans les quartiers résidentiels de Turin, sur la colline dominant le Pô, dans le quartier Borgo Po. Son accès au charme mystérieux se fait par un escalier en épingle serpentant jusqu’au porche, où s’expriment déjà les exubérances liberty. Connue des cinéphiles pour être l’un des décors clefs du chef-d’oeuvre du réalisateur Dario Argento, ‘Profondo rosso’, on la surnomme affectueusement, comme dans le film, ‘La villa del bambino urlante’. Sa splendide véranda, aux

La Divizia

Les parcours enogastronomiques ont le vent en poupe, en particulier en Italie. En quête de produits traditionnels du terroir piémontais, foncez à la ‘Divizia’. Cette boutique au nom énigmatique est une antenne du Consortium de l’agrotourisme piémontais, institution récente dédiée à la valorisation, la promotion et la commercialisation des ressources de l’agriculture de la région Piémont. Disponibles en dégustation et/ou à la vente dans sa boutique, les produits-phares de la gastronomie locale entrent dans la dynamique économique de ce que l’on appelle à Turin les ‘paniere dei prodotti tipici’. Soutenue par l’Union Européenne et la région Piémont, cette ‘Divizia’ est l’endroit rêvé pour tout gourmet néophyte. Déguster tout en prenant une leçon d’histoire tant sur la fabrication des produits, leur

Musée national du cinéma

Berceau du cinéma italien avec la création en 1914 des studios Itala Film et Cabiria, Turin accueille depuis Juillet 2000 le musée national du cinéma de la péninsule. Il est dirigé par Alberto Barbera. Précisons que la première mouture du musée fut pensée en 1942 par l’ historienne Maria Adriana Prolo, dont on peut voir la riche collection à l’intérieur du musée actuel. Situé dans le monument emblématique de la ville, la Mole Antonelliana, que l’architecte suisse François Confino réussit avec ingéniosité et humour à aménager dans une scénographie à la verticale, il est, par ses ressources, l’un des plus importants d’Europe. Structuré suivant trois axes thématiques – l’histoire du cinéma, celle de la photographie, enfin, celle des films –

La ville de Turin

Capitale de l’art contemporain, la ville de Turin (ou Torino en italien) est la seule ville transalpine qui abrite 4 institutions exclusivement consacrées à la création moderne, à savoir : La GAM (Galerie Civique d’Art Moderne et Contemporain), le château de Rivoli, la fondation Sandretto de Rebaudengo et la fondation Merz dont la visite est vivement recommandée si on veut s’imprégner de l’ambiance artistique de Turin ! La ville au véritablement bouillonnement culturel, abrite chaque année les « Lucci d’Artista » ou les Nuits d’Artistes : A travers toutes les rues de Turin, des installations lumineuses créent une ambiance particulière dans la ville, à la nuit tombée, dessinant un véritable parcours ludique et coloré. Les musées et galeries sont d’une

La Mole Antonelliana

Construite en 1863, d’après un projet de l’architecte Alessandro Antonelli, la Mole Antonelliana devait servir de lieu de synagogue pour les juifs, avec laquelle, ils voulaient célébrer leur droit au culte, finalement accordé. Elle doit son nom « Antonelliana » à l’architecte qui l’a conçue. La Mole Antonelliana, haute de plus de 167m, est un des bâtiments de maçonnerie les plus imposants de toute l’Europe. Sa construction, en raison du coût élevé de sa réalisation, a connu quelques difficultés financières et techniques, ce qui retarda son achèvement à 1888. Du sommet de la Mole Antonelliana, on peut jouir d’une vue magnifique sur tout Turin ainsi que sur la chaîne des Alpes. L’importance de la Mole Antonelliana, en raison de l’originalité

La Porta Palatina

Âme ethnique de la ville de Turin, la porta Palatina, au cœur d’une gigantesque place, se transforme la nuit en marché à ciel ouvert, le plus grand de toute l’Europe. La porte Palatine, restes d’une forteresse du moyen âge, est le témoignage le plus significatif de la période romaine du Ier siècle ap. J.C. à Turin. Elle est composée de deux tours polygonales hautes de 30m chacune et larges de 1.5m. Les deux tours, en briques de terre cuite, ayant 16 côtés sont unies à un mur avec des fenêtres. La porte offre 4 passages : deux réservés aux chars (les plus grands) et les deux autres, aux piétons.

Galleria Subalpina

La galleria Subalpina, située entre la piazza Castello et la Carlo Alberto, est une somptueuse galerie couverte datant de la fin du XIXième siècle. Pensée en 1873 par l’architecte Pietro Carrera, elle fut inaugurée en Septembre 1874. Longue de 50m, haute de 18m, elle doit son nom à la banque industrielle Subalpina, principale pourvoyeuse de fonds du projet. Argent oblige, elle fut aussi le siège du ministère des finances avant son déménagement à Florence après l’unification italienne. Sous une délicate et arachnéenne verrière en fer, la décoration chargée est tout à la fois inspirée de l’art nouveau et du style baroque. S’y trouvent concentrés nombre de magasins – des vieilles enseignes commerçantes de la ville, comme le très chic café

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