Tokyo

La porte Hozomon

Continuons d’avancer dans ce quartier et disons un mot sur l’évènement annuel qui est célèbre dans SHITA Machi. C’est le SANJA MATSOURI. Ce grand festival date de l’année 1316 et il se déroule le troisième week-end de mai. Presque un million de personnes y participent et se pressent autour d’une centaine de palanquins qui transportent les divinités. D’ailleurs, pour vous en faire une idée, regardez la 8e peinture. Elle reproduit le SANJA MATSURI, le festival. Les peintures suivantes racontent en images les activités commerçantes de la NAKAMISE DORI et les démonstrations folkloriques de poupées KARAKOURI. Ce sont ces automates funambules et acrobates utilisés lors des festivals. Notons que les anciens mécanismes de poupées KARAKOURI inspirent de nos jours les ingénieurs[…]

Le Bouddhisme TENDAÏ

Au bout de cette rue, il y a donc le temple SENSO-JI qui reste le temple le plus ancien de Tokyo. Autrefois, il était rattaché à la branche religieuse du Bouddhisme TENDAÏ. Mais que signifie le TENDAÏ ? Voici quelques éclaircissements relatifs aux religions. En 743, à l’époque où la ville de NARA était le centre du pouvoir politique, l’empereur SHOOMOU avait commandé la réalisation d’un temple faramineux, le TODAIJI. Et sa construction prit fin en 752. Comme les liens entre les grands monastères et la Cour devenaient très étroits, les hauts dignitaires ecclésiastiques influençaient fortement les décisions du gouvernement. Et dès son accession au trône, l’empereur KAMMU fit déménager la capitale pour l’éloigner de pareilles influences. Et en 794

Les frères Hinokuma

Vous avez dépassé la bibliothèque pour enfants ? Alors, poursuivez en serrant à gauche pour admirer les fresques murales qui retracent l’histoire vécue par 2 pêcheurs –les frères Hinokuma Hamanari & Hinokuma Takenari- sur la rivière Soumida en 628. Il y a 1400 ans donc. Leur aventure donna naissance au temple SENSO-JI et au quartier d’ASAKUSA. Lisons la fresque pour connaitre mieux l’histoire du lieu. Alors, regardez la 1re et la 2e peinture murale. Vous les voyez ? Même si d’un point de vue artistique ces fresques ne représentent pas de grands chefs-d’œuvre, elles ont au moins le mérite d’expliquer l’origine du temple. Difficile de les louper, elles sont placardées sur la gauche, tout au long de l’allée. Elles représentent

La Nakamise Dori

A la sortie de la maison KURODAYA, avancez de 10 mètres face à vous puis bifurquez à droite dans la une rue bordée d’échoppes. C’est la NAKAMISE DORI (NAKAMISé Dori) ! En chemin, quelques mots sur le terme NAKAMISE DORI ? Textuellement, c’est la rue intérieure des boutiquiers. La création de cette galerie commerçante remonte au début de la période Edo, aux alentours de l600 donc. Empruntons-la. Et pourquoi tant de boutiques ? Et bien vous l’aurez compris, tout simplement par ce qu’il y a un temple important au bout de cette rue, le sanctuaire de la guerre. C’est le temple SENSOJI et pas moins de 90 boutiques sont présentes sur le chemin qui y mène. Elles proposent toutes sortes

Art du papier chez KURODAYA

Promenons-nous dans le magasin et admirons donc les réalisations artistiques dans la boutique KURODAYA. Outre un grand choix de feuilles blanches, colorées, unies, marbrées, à motifs, incrustées de fleurs, d’autres articles en ce lieu sont une invitation à bien ouvrir les yeux. Observez sur les murs les CHIYOGAMI, ces impressions colorées qui reproduisent des scènes de vie quotidienne, des natures mortes ou des personnages de cour impériale. Sachez que l’habitude de décorer son intérieur avec des CHIYOGAMI remonte à 6 siècles. Ces dessins coloriés sont appliqués sur le papier avec des plaques de bois estampées ou alors réalisés au pochoir. Une autre technique nommée « CHIRI GAMI » consiste à réaliser un dessin par juxtaposition de petits morceaux de papier

Le Papier WASHI

La face arrière de la porte se trouve devant vous, dirigez-vous à gauche pour atteindre la grande boutique KURODAYA (KOURODAYA). L’entrée se trouve à dix mètres environ derrière le KOBAN (KOBANN), c’est-à-dire le poste de police local. Nous nous retrouvons à l’intérieur. Pourquoi visiter la maison KURODAYA ? Eh bien simplement parce que ce magasin est une institution : depuis 1856, il propose des éventails, des cerfs-volants, des ombrelles, des boites, des enveloppes fabriquées en magnifiques papiers WASHI entièrement réalisés à la main. L’intérieur vaut donc le coup d’œil. Mais au fait que signifie Papier WASHI ? En fait, en langue nipponne, le préfixe « WA » désigne l’Harmonie. D’accord, mais l’harmonie avec quoi ? Eh bien l’harmonie avec la

La porte KAMINARI

Normalement, vous ne pouvez pas louper cette porte qui marque l’entrée vers les arcades commerçantes. Êtes-vous bien à l’endroit indiqué ? Parfait ! Alors, traversez l’avenue au passage piéton, juste en face du poste de police appelé « KOBAN » (KOBANN). Nous sommes devant cette énorme lanterne qui mesure 3 mètres 30 de haut et pèse 110 kilogrammes. Entre les piliers latéraux de cette porte, vous voyez deux niches grillagées : elles abritent deux gardiens qui veillent au grain. Observez celui de gauche, avec son corps rosé et son visage grave qui garde toujours la bouche fermée. Son nom est RAIJIN (RAILLEDJIN) et ses origines remontent au Dieu du Tonnerre dans l’hindouisme. Il semble jongler avec des petits tambourins accrochés

Le Kanjis

faites demi-tour de telle sorte que la goutte dorée et le pont soient dans votre dos. Puis avancez tout droit. Vous croiserez alors l’avenue Edo dori que vous traverserez pour continuer tout droit. Si tel est le cas, continuez tout droit sur 100 mètres le long des arcades sous lesquelles se situent quelques restaurants et de petites échoppes de chaussures et vêtements essentiellement. Vers le milieu de ces arcades, nous voyons des tireurs de voitures à bras appelées JIRIKISHA. Les visualisez-vous ? Très bien ! Quelques mots à leur sujet. Leur accoutrement typique est constitué par un bandeau autour de la tête, d’une petite veste appelée HAPPI et de chaussures montantes en coton et caoutchouc de style TABI. C’est-à-dire de

Le parc SUMIDA

Avancez de quelques mètres jusqu’à l’entrée du pont, ne serait-ce que pour prendre une photo du bâtiment ASAHI. Puis traversez le pont et regardez alors par-dessus le parapet : vous apercevrez le parc SUMIDA. Signalons que ce parc Soumida s’étend le long du quai entre le pont AZOUMA et le pont SAKOURA. D’ailleurs, Sakoura signifie « Fleur de cerisier». Et il est en effet très agréable de s’y promener au printemps lors de la floraison. Évitez alors de vous y promener le week-end car la foule y sera présente aussi pour le « Sakura Mi », c’est-à-dire pour l’admiration des cerisiers en fleurs. Cet évènement, l’arrivée du Printemps, est très important au Japon. Chaque soir à la télé, un point

Le siège des bières ASAHI

Nous sortons de la station par la sortie nº 4. Et que voyons-nous devant nous ? Un immeuble noir. Oui, mais regardez sur le toit. Vous voyez une énorme goutte dorée. Alors, quelle est cette étrange construction dans ce quartier populaire de Tokyo ? Et bien, il s’agit du siège des bières ASAHI, qui est la marque la plus répandue au Japon. ASAHI signifie « Lumière du matin ». En 1989, cette société de brasseries s’est offert les services du célèbre architecte Philippe Starck pour fêter son centième anniversaire. Ce bâtiment fut donc appelé le Asahi Super Dry Hall. Mais bon … les tokyoïtes qui ne l’affectionnent pas particulièrement le surnomment « The Golden Shit« … Pour rester poli, nous

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