Séville

Le Patio del Yeso

Approchons-nous maintenant de la porte pour contempler le patio del Yeso ou patio des stucs. Il fut construit sur l’emplacement de l’ancienne maison du gouverneur du Calife de Cordoue, au 10ème siècle. Le petit canal que nous venons de suivre alimentait un grand bassin plus grand que celui qui s’y trouve actuellement. Ce bassin est entouré de buissons drus et taillés, appelé myrtes. Ces buissons étaient appréciés par les Arabes pour leur vertu aromatique. Dans son état actuel, ce patio constitue un des rares témoignages de l’art raffiné et de l’architecture almohade à Séville. Ce patio est entouré par une galerie formée de petits arcs polylobés qui furent redécouverts à la fin du 19ème siècle. C’est-à-dire que l’intérieur de l’arc[…]

La salle de justice

Maintenant, avançons-nous vers le mur percé de 3 arcades, sans le franchir. Nous allons tourner à gauche devant nous se trouve un petit escalier que nous allons emprunter afin de pénétrer dans la salle de justice. Nous nous trouvons dans la salle dite salle de justice ou la salle du conseil. Cette salle fut construite par Alphonse 11, après 1340, sur les ruines de l’ancien palais almohade. Rappelons que les Almohades étaient une tribu berbère qui unifia le Maroc et l’Andalousie du 12ème au milieu du 13ème siècle. La Giralda et la Torre del Oro, deux symboles architecturaux de Séville, furent construits sous la domination almohade. Cette salle est appelée salle de justice, car c’est là que le roi Pierre

Le patio du Lion

Nous allons pénétrer dans l’Alcazar en empruntant cette porte puis en tournant immédiatement à droite. Nous arrivons dans la salle dans laquelle se trouve la billetterie. Nous allons tourner sur la gauche afin de nous diriger vers les tourniquets. C’est là que l’on peut se munir d’un petit plan de l’Alcazar qui nous sera utile pour notre visite. Une autre précision avant de commencer : des panneaux installés dans chaque pièce de notre parcours indiquent le nom de la salle où nous nous trouvons. Et maintenant, passons les tourniquets. Une fois franchi le tourniquet, nous pouvons tourner à gauche pour pénétrer dans une première cour : cette cour intérieure est appelée le patio du lion en raison du lion qui

L’entre principale de l’Alcazar

Nous sommes devant l’entrée principale de l’Alcazar. Celle-ci se trouve sur la Plaza del Triunfo. Nous tournons le dos à la cathédrale et regardons vers la porte d’entrée de l’Alcazar. Cette porte est percée dans une muraille fortifiée. De part et d’autre de la porte, vous voyez que le mur a été recouvert d’un enduit rouge. Cependant, si nous regardons sur la gauche, nous observons que le mur se prolonge et qu’il est construit en gros blocs de pierre ocre. Cette muraille, qui constitue toujours l’enceinte extérieure de l’Alcazar, est très ancienne puisqu’elle remonte à la fin du 10ème siècle. A cette période, l’Alcazar fut construit pour le gouverneur de Séville et fut donc appelé Dar Al-Imara, c’est-à-dire la maison

L’histoire de l’Alcazar de Séville

Mais avant de relater l’histoire de l’Alcazar de Séville, il convient d’abord d’expliquer l’origine de ce mot. Alcazar provient du mot arabe “al Qasr”, qui signifie «château fortifié». Il explique plusieurs alcazars en Espagne par exemple l’Alcazar de Ségovie, ou celui de Jaen. L’utilisation d’un mot d’origine arabe dans la langue espagnole n’a rien d’étonnant. Rappelons en effet que la péninsule a été sous domination arabe durant plusieurs siècles. Et maintenant, retraçons l’histoire de L’Alcazar depuis ses débuts en 913. A cette époque, l’Espagne connaissait alors un âge d’or sous la domination du Califat de Cordoue. Et c’est d’ailleurs pour le gouverneur du Calife que fut entreprise la construction de ce palais. Celui-ci fut agrandi au 11ème siècle vers le

Visite de l’Alcazar de Séville : introduction

Avec la visite de l’Alcazar de Séville, nous allons découvrir l’une des plus belles résidences royales d’Espagne. Depuis sa création en 913 sous le califat de Cordoue jusqu’à nos jours, ce palais somptueux nous permettra d’évoquer les grands épisodes de l’histoire espagnole tout en admirant la diversité des styles architecturaux utilisés: on y verra les plus belles réalisations du style mudéjar, où des artistes arabes mettent leur précieux savoir-faire au service des chrétiens après la reconquista au milieu du 13ème siècle. Nous verrons comment, petit à petit, des ajouts successifs vinrent intégrer le gothique puis la Renaissance. La visite de l’Alcazar est l’occasion de passer un moment enchanteur dans la pénombre de ses salles de réception et de savourer la

La plaza Virgen de los Reyes

Continuons à descendre cette rue très animée jusqu’à l’immense cathédrale Santa Maria la Mayor. Nous arrivons à la Plaza Virgen de los Reyes où s’achèvera notre promenade. La plaza de la Virgen de los Reyes vient d’être complètement réhabilitée. Elle est bordée par la cathédrale, devant nous, l’archevêché, sur la droite, et la façade blanche du couvent de l’incarnation sur la gauche. Cette place n’existe que depuis une période relativement récente, puisqu’elle ne fut dégagée qu’en 1790. Auparavant, il s’agissait d’une cour, le corral de los Olmos -la cour des ormes-, qui fut d’abord l’une des cours de la mosquée, avant d’accueillir les réunions du chapitre ecclésiastique et celles du conseil municipal. Au centre de la place, admirons la très

La Calle Mateos Gago

Continuons dans la calle Abades. Nous allons marcher durant 150 mètres environ et prendre la 1ère rue sur notre gauche, c’est la calle Angeles. Parcourons cette rue étroite, la calle Angeles, jusqu’au bout, pour déboucher sur la Calle Mateos Gago que nous allons prendre sur la droite. Nous avons tourné à droite sur la rue Mateos Gago et la descendons jusqu’à la cathédrale présente sur la Plaza Virgen de los Reyes. Chemin faisant, parlons de cette rue Mateos Gago. Elle suit le tracé de l’enceinte de l’ancien quartier séfarade. Ces remparts n’existent plus actuellement. Rappelons que, depuis 1215, date du 4ème concile de Latran, les autorités ecclésiastique imposaient la séparation physique entre l’habitat juif et l’habitat chrétien. La frontière entre

La Casa de los Piñelo

Continuons jusqu’au bout de la calle Marmoles. Nous sommes au bout de la calle Marmoles. Prenons la 1ère rue sur notre droite, puis immédiatement la 1ère rue à gauche, c’est la Calle Abades. La calle Abades suit le tracé du cardo maximus, l’axe majeur, orienté Est-Ouest, de la cité romaine d’Hispalis. Elle est ponctuée, comme souvent dans le barrio Santa Cruz, de bâtiments dont la base des murs est formée de grandes meules circulaires, provenant de moulins. Nous pouvons constater, une nouvelle fois, le goût des Sévillans pour les matériaux de réemploi. Au croisement des rues, nous apercevons, à l’angle des maisons, des bornes de marbre ou de bronze, qui étaient destinées à protéger les piétons de la circulation. Ce

La Calle Marmoles

Lorsque nous sommes face à l’entrée de l’église Saint Nicolas, prenons la 2e rue à gauche, c’est la Calle Marmoles. A l’entrée de la calle Marmoles, à gauche, nous pouvons apprécier la jolie façade saumonée d’une belle demeure du 18e siècle et les formes curvilignes de ses corniches. Avançons d’une centaine de mètres encore dans la calle Marmoles. Presque au bout de la rue, sur notre droite, entre deux immeubles, nous apercevrons, derrière un grillage, 3 grandes colonnes, situées en contrebas. La Calle Marmoles -ou rue des marbres- doit son nom à ces 3 colonnes de granit, hautes de 9 m. Il s’agit de vestiges d’un temple romain, de la période impériale, probablement dédié à Hercule, ou au dieu Mars.

Scroll to Top