Rochefort-en-Terre

Musée des Commerces d’Autrefois

Ouvert en 1988 par deux collectionneurs passionnés, le musée des commerces d’autrefois se consacre à recréer l’ambiance des magasins de la première moitié du XXe siècle, Installé dans un ancien entrepôt, il se compose de plusieurs reconstitutions de boutiques et d’ateliers récupérés, pour l’essentiel, dans les environs de Rochefort, et disposés sur trois étages, le long des coursives. Sa collection d’objets publicitaires est particulièrement riche. Le Musée des Commerces d’Autrefois, une plongée dans le passé Situé à Rochefort, le Musée des Commerces d’Autrefois est une véritable machine à remonter le temps, permettant de redécouvrir l’atmosphère des magasins et ateliers de la première moitié du XXe siècle. Ouvert en 1988 par deux collectionneurs passionnés, il présente une reconstitution minutieuse des boutiques[…]

Le quartier de l’Arsenal

En 1666, Louis XIV fit raser le château de Rochefort, contrôlant l’embouchure de la Charente, pour y faire construire une ville nouvelle, destinée à abriter la flotte du Ponant, en un temps où l’Atlantique se place au centre de tous les conflits. Au cœur du dispositif se trouve l’arsenal. Celui-ci se compose de trois éléments principaux : la maison du Roy, en son centre, la Corderie et la forme de radoub, au nord et les magasins généraux au sud. Le Quartier de l’Arsenal de Rochefort : Une Cité Maritime Taillée pour la Gloire Navale Créé sur ordre de Louis XIV en 1666, le quartier de l’Arsenal de Rochefort est un modèle de ville militaire et industrielle, conçu pour faire de

Rochefort-sur-Mer

Entre la Rochelle et Royan, au cœur du département de la Charente-Maritime, Rochefort-sur-Mer est une ville surprenante. Tout d’abord l’on s’attend à y voir la mer comme son nom l’annonce, mais cette situation géographique appartient au passé, alors que les eaux de l’Atlantique recouvraient les terres marécageuses qui bordent aujourd’hui la ville. Et puis la ville surprend par son plan très rectiligne, précurseur de celui des villes américaines. Au XIème siècle, Rochefort, n’est qu’un simple château situé à l’embouchure de la Charente. Les quelques chaumières entourant la place forte n’ont ensuite connu qu’un développement faible dans ce paysage de marécages. Ce n’est qu’à la fin du XVIIème siècle, que l’histoire de la ville explose alors que Louis XIV décide de

Place Colbert ou place des Demoiselles, Rochefort

En 1670, époque de la construction de Rochefort en parallèle avec son arsenal, du blé était cultivé sur la place Colbert, qui portait alors le nom de place des Capucins, puis, à la Révolution, place de la Liberté, où trônait l’échafaud. Au XIXe, l’hôtel de ville est construit en bordure de la place, dès lors le centre névralgique de la ville. Cette vaste esplanade, ceinte d’arbres, est décorée en son centre d’un fontaine datant du XVIIIe siècle, sculpture allégorique de la rencontre de la Charente avec l’océan Atlantique. Autours de la place, plusieurs hôtels particuliers témoignent de l’architecture raffinée des XVII-XVIIIe siècles. Mais si il y a une chose qui a fait entrer la place Colbert dans la postérité, c’est

Pont transbordeur du Martrou

En traversant la Charente par le viaduc qui l’enjambe, on aperçoit un peu plus loin la haute silhouette d’acier de l’ancien pont transbordeur du Martrou. Constructeur et concepteur de cet ouvrage, F. Arnodin, en déposa le brevet en 1887. Treize ans plus tard, en juillet 1900, le pont était mis en service et remplaçait le bac insuffisant face à l’augmentation du trafic. L’édifice consiste en deux hauts pylones de plus de 65 mètres de hauteur, plantés sur chacune des rives du fleuve, reliés par un tablier d’acier de 175 mètres de long : à ce tablier est suspendu par des câbles la nacelle, à quelques mètres au-dessus du niveau de l’eau, sur laquelle passagers, véhicules et bétail embarquaient pour une

Musée d’Art et d’Histoire de Rochefort

Non loin de la Place Colbert, dans le centre ville de Rochefort, le Musée d’Art et d’Histoire est installé sur les trois étages de l’hôtel Hèbre de Saint-Clément, l’hôtel particulier, datant du XVIIIe siècle, de cet ancien négociant. De l’édifice d’origine, il ne reste que les façades, largement remaniées pour un imposant bâtiment à l’architecture contemporaine. Le musée a réouvert ses portes après avoir été repensé, en 2006. Aux différents étages sont attribués des thèmes propres : au second, une importante collection de peintures d’artistes s’étalant des périodes du XVIe siècle au XXe, comprenant des artistes locaux, pour un parcours artistique de l’histoire de Rochefort et de sa région. A noter la présence d’un Rubens, clou de l’exposition permanente, avec

Maison de Pierre Loti à Rochefort

Pierre Loti (1850-1923), le célèbre écrivain voyageur de son vrai nom Julien Viaud, est un natif de Rochefort, où il passa toute son enfance et y revint faire escale tout au long de sa vie. Engagé dans la marine en tant qu’officier, son métier lui a permis de découvrir, durant 40 ans de service, Tahiti, d’où il ramènera son nom d’auteur, l’Afrique occidentale, l’Extrème-Orient et le Moyen-Orient, ou encore la Turquie, qui l’inspira tout particulièrement : Loti a puisé dans ses voyages les sujets de romans qui ont fait sa renommée. La maison de Pierre Loti est à l’image de l’auteur, hétéroclite et exotique : au 141 d’une rue tranquille qui porte désormais son nom, derrière une façade des plus

Musée national de la Marine de Rochefort

Le Musée national de la Marine de Rochefort prend place dans l’ancien Hôtel de Cheusses, du nom du dernier seigneur de la ville. Cet édifice est classé monument historique depuis 1932, et, après avoir abrité diverses administrations, devint musée national en 1978. Antérieur à la construction de l’arsenal, c’est un des plus anciens édifices de la ville, organisé selon un plan en U, décoré de boiseries car destiné à assoir le prestige des officiers rochefortais. La collection du musée prend pied bien sûr dans la prestigieuse histoire navale de Rochefort et de ses chantiers. Dans un premier temps, l’exposition se consacre à la vie de l’arsenal, avec notamment une maquette pédagogique, estimée des années 1720-1730, le Dauphin Royal, de presque

L’Arsenal et la Corderie Royale

En 1666, Colbert, alors conseillé de Louis XIV, avait décidé que la flotte du royaume devait être largement développée. Rochefort, qui n’était alors qu’un petit village de pêcheurs en bordure de Charente, fut choisi pour l’établissement d’un arsenal, en raison de sa position stratégique en amont du fleuve, dont l ’embouchure était protégée par les île d’Aix et d’Oléron. Ainsi naquit l’Arsenal de Rochefort, bâti de toutes pièces, dont l’activité ne fut interrompue qu’en 1927. Monument remarquable par ses dimensions, la Corderie Royale mesure 374 mètres de long : une taille dictée par la production de cordages atteignant les 200 mètres. Avec l’apparition des cables, les cordes disparurent peu à peu jusqu’à la fermeture de la Corderie en 1867. Laissée plusieurs

Chantier de l’Hermione

C’est en 1997 qu’a débuté un travail d’envergure à Rochefort, le chantier de l’Hermione : le projet consiste à reconstruire à l’identique la fameuse frégate dont la version originale fut, en 1778, bâtie ici même, dans les formes de radoub de l’Arsenal. Ce navire doit sa renommée à son histoire remarquable, en lien avec son plus prestigieux passager, La Fayette : en 1780, c’est à bord de l’Hermione que ce dernier embarqua pour les futurs Etats-Unis en révolte contre l’Angleterre pour leur assurer l’arrivée prochaine de soutiens militaires français. Il participa en outre à plusieurs batailles navales décisives, ce qui vaut aujourd’hui à l’Hermione le surnom de « frégate de la liberté ». On comprend l’importance du chantier entrepris en apprenant les

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