Provence Alpes Côte d'Azur

L’hôtel de Brion

Dans cette rue, sur votre droite à environ 20 mètres de l’Hôtel de Ville, s’ouvre le portail de l’hôtel de Brion. Il est possible d’entrer dans la cour. Vous verrez que l’entrée se trouve dans un recoin de la façade. L’hôtel date lui aussi de la renaissance et est très fortement inspiré des maisons à l’italienne : voyez comme la cour s’ouvre par une loggia qui est un des éléments caractéristiques de la maison italienne construite autour d’une cour intérieure. Cet hôtel est le siège du musée Louis Jou personnage atypique du début du 20e siècle. Voici en quelques mots son histoire : il est arrivé au moment de la guerre. En 1939, ce personnage développa aux Baux une imprimerie[…]

Descente vers le Grand rue Frédéric Mistral

Sinon redescendez vers le centre du village en empruntant dans l’autre sens la rue que nous avons prise pour monter. Passez devant l’hôtel de Manville et continuez à descendre en longeant sa façade que vous laissez sur votre droite. Dépassez l’hôtel. Vous êtes dans la Grand rue Frédéric Mistral. On a rajouté le patronyme du poète provençal, car il a véritablement redonné un élan à la littérature provençale. 2 mots à son sujet : poète, il est l’auteur de “Mireille”, ce long poème en provençal qui raconte les amours contrariés d’un jeune couple de la région. Ce texte connut un immense succès et servit de livret à l’opéra de Charles Gounod “Mireille”. Mistral né et enseveli à Maillane est aussi

La rue du château

Prenez tout de suite à droite la rue qui remonte le long de la façade de l’hôtel en faisant une courbe. C’est la rue du château; c’est dans cette direction que nous allons. Nous remontons la rue du château. A notre gauche nous remarquons des boutiques qui ont pris place dans des maisons assez basses, toutes couvertes d’un toit identique, à double pente. Regardez à l’intérieur de ces boutiques les belles voûtes en berceau des salles. Cet endroit tout proche de la rue des fours étaient l’entrée des fours communaux ; Ces fours étaient des fours banaux, c’est-à-dire à la disposition des habitants du village qui pouvaient venir y faire cuire leur pain mais aussi des pièces à rôtir trop

L’abside de l’église

Enfin, voyez tout au fond de l’église comme la nef se termine par une abside circulaire qu’on dit en cul de four parce qu’elle est arrondie sur toute sa surface. Avancez et entrez sous cette abside. L’abside est éclairée par 3 fenêtres. Levez les yeux au sommet de la voûte : un agneau est sculpté. C’est l’agneau symbole du sacrifice de la Messe. Ressortez de l’église en longeant le côté gauche. Vous remarquerez que la nef est étayée par de très étroits bas côtés qui sont invisibles du centre de l’église. Ils lui servent de contre fort dans toute sa longueur. Nous sortons de l’église. Les bâtiments que vous pouvez voir à droite en sortant ne se visitent pas :

L’église située tout à côté

La salle en face est consacrée à l’histoire de l’hospice d’aliénés au 19e. Après l’avoir visité, redescendrons au rez-de-chaussée par le même chemin et nous sortons du cloître. En sortant du cloître, nous prenons à droite pour nous rendre dans l’église tout à côté. Quand on est à l’intérieur, on découvre une église plus ancienne que ne le laissait supposer la façade. Quel est son style ? C’est du roman assurément. La voûte forme comme un berceau retourné. L’arc de la voute, la forme du berceau n’est pas en forme de demi-tonneau comme on le voit habituellement dans l’art roman. Ce sont comme deux arcs qui viennent se briser et se rencontrer au sommet. Cela dit, cette voûte est en

La chapelle des Pénitents blancs

Nous sortons pour retourner sur la place. Sur votre gauche en sortant et en vous retournant un peu, vous voyez le clocher dont on a parlé à l’intérieur de l’église. Il est en retrait par rapport à la façade. Ce campanile est très court, massif et coiffé d’un toit pyramidal. Il abrite des cloches qu’on aperçoit par les baies qui s’ouvrent de chaque côté. Il date lui aussi du 12e. De l’autre cote de la place, en face de l’église, nous voyons une autre chapelle reconnaissable au clocheton qui la surmonte. C’est la chapelle des Pénitents blancs. Elle est très sobre, seulement encadrée d’un rang de pierres taillées. Et elle est surmontée d’une sculpture où l’on devine encore 2 personnages

Le troisième bras du cloitre

Prenez maintenant le bras suivant du cloître. Là encore, n’hésitez pas à tourner autour des colonnes pour voir toutes les faces des chapiteaux et retrouvons-nous à la fin de ce bras. Les chapiteaux sont moins remarquables. En revanche, à droite avant d’arriver à la porte de l’ancienne salle du chapitre, vous remarquerez un panier de pierre sculptée de toute beauté. Il est posé sous une jolie arche où, là encore, les pierres servent à créer une broderie décorative. Pour information, ces pierres ainsi utilisées à des fins décoratives sont appelées des festons. L’ensemble est ravissant, mais le panier ne devait pas être la à l’origine. C’est un décor qu’on trouve beaucoup en Provence au-dessus des portails ou des portes. Celui-ci

La nef du côté gauche

Quand vous êtes face au chœur, traversez la nef principale pour aller du côté gauche. Le bas-côté gauche est la partie la plus récente de l’édifice : elle date du 15e siècle. Regardez bien la voûte : elle repose sur des ogives, sorte de nervures de pierre qui permettent de répartir le poids de la voûte sur des points précis du mur. Et cela, ces voûtes où les ogives se croisent, c’est la caractéristique du gothique. Mais voyez la différence entre ces ogives et celles de la chapelle du baptême. Elles sont beaucoup plus fines quoique reposant chacune sur des colonnes bien distinctes. Elles ont été construites beaucoup plus tard, à la fin du 15e. Vous remarquerez que dans cette

Le deuxième bras du cloître

Avancez et tournez dans l’autre bras du cloître. Ici, les chapiteaux sont encore plus étonnants. C’est la galerie des monstres. Regardez dans la première baie et regardez les angles des chapiteaux : vous voyez des queues de poisson. Tournez autour des chapiteaux, vous découvrirez comment les formes sont agencées pour respecter les structures générales de chacun d’entre eux. Sur chaque face, nous rencontrons tout un monde de monstres et de bêtes sorties de l’imagination des sculpteurs. Sur le chapiteau suivant, vous découvrez des oiseaux face à face. Sur celui d’après, ce sont encore des animaux indéfinissables, des monstres aux grosses pattes et aux ailes d’oiseau. Dans la baie suivante, parmi tous ces chapiteaux, il en est un double, tout à

La nef de droite

Maintenant, venez-vous placer dans la nef de droite quand vous êtes face au chœur. C’est la partie la plus ancienne de l’édifice. Regardez le long de ce côté : on voit trois chapelles troglodytes creusées dans le roc. Elles remontent à l’Église primitive, celle du temps des Carolingiens et elles servent de contrefort à l’édifice entier qui s’appuie sur elles. Tournez-vous pour regarder le fond de ce bas côté vers la sortie. Vous voyez que le fond est occupé par une tribune éclairée par une petite fenêtre. La voûte de ce côté est en plein cintre et l’arc qui la sous-tend au niveau de la tribune est d’une facture originale caractéristique de la période carolingienne: il est traité comme une

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