Prague

Histoire de Jean Hus

N’oublions pas que le quartier de Saint-Gilles et au-delà la Vieille-Ville tout entière, fut pendant longtemps un quartier contestataire et Jean Hus avait montré la voie dès la fin du 14e siècle. Justement, continuons à remonter la rue Husova jusqu’à la place de Bethléem où Jean Hus lança ses slogans. En passant jetez un oeil sur les façades baroques, en particulier celle qui se trouve au N°5 de la rue, à peine 10 mètres plus haut, sur le trottoir de droite. C’est l’ancien séminaire jésuite réalisé par Dienzenhofer, en 1736, peu de temps après la grande église jésuite de Saint-Nicolas-de-Mala-Strana, son chef-d’oeuvre. Continuez ensuite sur le trottoir de droite, remontz encore la rue Husova sur 50 mètres et continuez sur[…]

L’église Saint-Gilles

Continuons donc à descendre la rue Karlova, sur le côté droit de la rue. Là, les maisons ne sont ni médiévales, ni baroques : elles sont néo-Renaissance et sécession : elles datent du 19 ou du 20e siècle : décidemment cette ville est un vrai millefeuille ! Nous nous donnons rendez-vous une centaine de mètres plus bas, à l’angle de la rue Karlova et de la rue Husova, qui tire bien sur son nom de Jean Hus dont nous reparlerons. Nous sommes maintenant à l’angle de la rue Karlova et la rue Husova. La rue Husova est dédiée à Jean Hus, un clerc qui a marqué l’histoire de la Bohême et de la ville de Prague à vie. Un peu

La rue Karlova

Nous allons quitter maintenant cette place des Chevaliers-de-la-Croix pour nous enfoncer, dans la rue Karlova. C’est la rue qui est juste l’angle de l’église du Saint-Sauveur et de l’avenue des Croisiers, à droite, en face de la tour du pont. Et, en chemin, parlons un peu de son histoire. La rue Karlova est l’une des rues les plus anciennes de Prague. Dans le passé, elle se trouvait sur ce que l’on appelle la « voie royale », cette longue artère qui permettait de relier la Vieille-Ville au château de Prague en passant par le pont Charles. Déjà d’ici, on voit bien que cette rue est longue, étroite et irrégulière. Son tracé remonte aux premiers temps de l’histoire du quartier, c’est-à-dire

L’Eglise Saint-Sauveur

Il nous reste à évoquer l’église du Saint-Sauveur. Alors, si le pont est derrière nous, l’église Saint-François sur notre gauche, alors l’église du Saint-Sauveur est en face de nous. Cette église est déjà plus théâtrale et son message est plus expressif que celui de l’église des Chevaliers de la Croix. Essayons de comprendre pourquoi en racontant son histoire et en la décryptant. L’histoire de cette église commence à la fin du 16e siècle dans le style de la Renaissance italienne. Un siècle plus tard, les Jésuites décident de faire de Prague leur quartier général pour toute l’Europe centrale et ils font l’acquisition de vastes terrains sur lesquels ils bâtissent, en quelques décennies, le plus vaste ensemble architectural de la ville

L’église Saint-François-des-Croisiers-à-l’Etoile-Rouge

Continuons notre visite et faisons maintenant un demi-tour sur place. La tour est désormais dans notre dos et l’église du Saint-Sauveur juste en face de nous. Maintenant, faisons quelques pas sur notre gauche et plaçons-nous dans l’axe de l’église Saint-François-des-Croisiers-à-l’Etoile-Rouge. Cette église est importante, elle a d’ailleurs donné son nom à la place. Mais qui sont ces nouveaux «Croisiers» ? Nous allons y répondre et découvrir cette église, mais revenons d’abord à ces Chevaliers de la Croix, le seul ordre religieux fondé à Prague, c’était en 1237. D’abord dévoué à des tâches hospitalières, l’ordre devint par la suite militaire. Il connut une grande expansion à partir du 15e siècle multipliant ses fondations en France, Belgique, Allemagne et bien sûr en

Le roi Charles 4

Charles 4 est une charnière dans l’histoire de la Bohême et à qui la ville de Prague doit beaucoup. Deux mots sur son histoire s’impose ici, pour ce faire, repartons en arrière au début du 13e siècle. La dynastie des Prémyslides est toujours au pouvoir. Et même, ce pouvoir est renforcé par une bulle d’or promulguée par l’allemand Frédéric 2 von Stauffen, l’empereur du Saint Empire Romain Germanique, qui donne un droit héréditaire aux Prémyslides sur la Bohême. Puis la mort de Frédéric 2 consacrera la puissance de la papauté. Premysl Ottokar 2, en souverain avisé, entame tout d’abord un rapprochement avec la Curie. Le rayonnement de la Bohême est très grand. Et le puissant Ottokar 2 se lance dans

La Tour du Pont Charles

Passons maintenant sous le porche de la tour, on se retrouve de l’autre côté sur la Place-des-Chevaliers-de-la-Croix. Nous voilà donc sur la Place des Chevaliers-de-la-Croix. La tour et le pont se trouvent maintenant derrière nous. Sur la gauche, il y a un petit square avec une grande statue en bronze de Charles 4 représenté en législateur, il tient un parchemin dans la main. Devant ce petit square, mais toujours sur la gauche de la place, se trouve l’église des Croisiers-à-l’Etoile-Rouge, les Chevaliers de la Croix. Enfin, de l’autre côté de l’artère qui coupe la Place en deux et dans l’axe du pont, c’est l’église du Saint-Sauveur, avec sa façade crème et ses nombreuses statues. Elle appartient au vaste ensemble jésuite

La Fin du pont

Nous laissons là Brokoff et Braun pour le moment pour nous diriger vers la tour du pont mais cette fois du côté de la vieille ville. Regardez, elle est juste devant nous. Commençons à avancer dans sa direction. Encore une remarque : en chemin, un peu plus loin, le long du parapet de gauche, vous verrez une Crucifixion sur laquelle une inscription en lettres hébraïques dorées a été fixée. On rapporte que pour punir un juif qui aurait craché en passant devant le Crucifix, en 1698, on lui ordonna de financer le rajout en lettres d’or sur le monument d’un «Saint, Saint, Saint Dieu» mais en caractères hébraïques. Une histoire qu’il faut aussi replacer dans le contexte des luttes religieuses

La statue de St François-Xavier

Passez maintenant de l’autre côté du pont pour découvrir la statue de saint François-Xavier, le grand missionnaire jésuite. Cette statue nous donnera donc l’occasion de parler des jésuites, de St François-Xavier et bien sûr cette belle réalisation du désormais célèbre Ferdinand Brokoff. Et tout d’abord, parlons des jésuites. Toujours, les ordres religieux ont eu conscience des fonctions propagandistes et symboliques de l’art. Mais ce sont les Jésuites qui ont poussé le plus loin cette rhétorique des images artistiques. Ne parle-t-on d’ailleurs pas d’art Jésuite pour qualifier l’art baroque de l’Europe à l’Amérique du Sud ? Dès le 16e siècle, les Jésuites se présentent comme les nouveaux champions du prosélytisme catholique et ils le font savoir par un ingénieux jeu de

Le groupe de statue de St Cyrille et Méthode

Une fois passé le monument consacré à saint Jean Népomucène, nous allons aborder la seconde section du pont. Allons voir le groupe des saints Cyrille et Méthode installés trois arches plus loin, c’est-à-dire à la troisième statue en partant de saint Jean Népomucène et toujours en restant sur le côté gauche du pont. Le groupe de statues qui est sous nos yeux représente les évangélisateurs du monde slave, les deux frères Cyrille et Méthode. Là encore, ce groupe de statues vaut plus par son message et son histoire que par ses qualités artistiques. Revenons maintenant à cet ensemble sculpté, qui, en fait, a été placé tardivement sur le pont, en 1938 très exactement, pour fêter les 20 ans de la

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