Prague

Vyšehrad

Sur une éminence rocheuse dominant la Vltava s’étendait jadis le château des hauteurs qui lui donna son nom. Fortifié au Xe siècle, il servit par périodes de résidence aux Premyslides et son emplacement garde une grande signification historique et mythologique pour le peuple tchèque. Le lieu reste attaché à la légendaire Libuse, fondatrice mythique de Prague ainsi que de la première dynastie royale de Bohême. On découvrira dans le parc la vieille rotonde Saint-Martin, les restes de la porte gothique Spicka, les colonnes du Diable et de la Peste. On y fonda dans les années 1870 un cimetière national. Au pied du rocher se dressent trois constructions cubistes de J. Chochol, édifiées entre 1911 et 1913.

Vieux Cimetière Juif

Au cœur de l’ancien ghetto, le vieux cimetière juif renferme près de 12000 stèles derrière son imposant mur d’enceinte. Fondé en 1478, il est considéré comme l’un des plus anciens d’Europe. Il resta pendant plus de trois cents ans le seul lieu de sépulture accordé aux juifs. Le territoire du ghetto étant très limité, le cimetière ne fut bientôt plus en mesure de recevoir de nouvelles tombes et dans la mesure où le rite proscrit la violation des sépultures, on étagea les cercueils, parfois sur 10 niveaux. Imprégnez-vous de l’atmosphère si particulière qui se dégage de ce lieu hors du temps et n’oubliez pas d’aller déposer vos vœux sur la pierre tombale de Rabbi Löw.

Théâtre National

Le théâtre national est emblématique. A lui seul, il symbolise et couronne la lutte des tchèques pour la reconnaissance de leur culture nationale. La construction commença en 1868 sur les dessins de Josef Zitek. Après l’incendie qui détruisit le bâtiment, Josef Schulz reprit les travaux et les plus grands artistes tchèques de l’époque associèrent leur talent pour créer l’un des chefs-d’œuvre du style néo-Renaissance. On inaugura en 1983 sa Nouvelle Salle conçue par l’architecte Karel Prager. Ne manquez pas d’admirer l’auditorium, les fresques du plafond de l’entrée et l’exceptionnel rideau de scène peint par Hynaïs et ordonnancé comme une tapisserie des Gobelins représentant la fondation du théâtre. Il accueille les plus grands ballets et opéras, ainsi que les pièces les

Théâtre des États (ou de Tyl)

Le théâtre du comte Nostic fut créé en 1781 pour faire de Prague une des plus grandes scènes artistiques d’Europe. Puis il fut vendu à la Bohême, devenant le théâtre des Etats. Et en 1945, on l’appellera théâtre Tyl, auteur du 19ème créateur de l’hymne Tchèque. Mais pour la plupart des Praguois, ce théâtre là est à jamais : le “Théâtre de Mozart” ! Et pour cause, c’est ici que fut créé en 1787 le “Don Giovanni” de Wolfgang Amadeus Mozart. Dire que Mozart appréciait la ville est un euphémisme. Alors que Vienne avait boudé son “Mariage de Figaro” quelques mois plus tôt, Prague s’était au contraire enthousiasmé. Quant à son architecture, elle est surprenante et cherche à marier le

Théâtre de Vinohrady

Le spectaculaire théâtre Vinhorady, installé sur la charmante place de Namesti Miru est un magnifique édifice Art nouveau de 1907 qui vaut le déplacement. Le bâtiment de style néo-baroque d’Alois Censky présente une ornementation Jugendstil. Sculptés par Milan Havlicek, les deux personnages ailés qui couronnent sa façade symbolisent le Drame et l’Opéra. De 1913 à 1920, son répertoire se développa dans une veine expressionniste très dynamique. Dès le 18 novembre 1989, le théâtre fut un des lieux de réunion du Forum civique de Vaclav Havel, ses acteurs en tête.

Synagogue Vieille-Nouvelle

Fondée au XIIIe siècle, cette synagogue de style gothique est le plus ancien édifice du ghetto dont elle devint le centre. Elle s’appelait initialement Nouvelle Ecole et, quand de nouveaux temples furent édifiés, elle devint Vieille-Nouvelle. La synagogue a survécu à bien des incendies, des pogroms et même à l’assainissement du quartier. La décoration est très sobre mais ne manquez pas d’admirer les splendides voûtes à cinq nervures. Cet édifice est toujours un lieu de culte actif, que la période communiste n’a pas interrompu. Le plus célèbre rabbin de cette synagogue reste le rabbi Löw, créateur du légendaire Golem et dont vous pourrez voir le fauteuil où prenait place l’érudit du XVIè siècle.

Synagogue Pinkas

Fondée en 1479 par le rabbin Pinkas et agrandie en 1535, la synagogue Pinkas était initialement bâtie en style gothique tardif, mais fut remaniée en 1625. La voûte a conservé, malgré tout, son caractère de gothique flamboyant. Une galerie pour les femmes y fut ajoutée au XVIIè siècle. La synagogue abrite une mikva, ou bain rituel, datant du Moyen Age. Depuis 1959, elle est un émouvant mémorial aux juifs de Bohême et de Moravie assassinés dans les camps d’exterminations nazis. Ses murs sont couverts de près de 80000 noms, avec leurs dates de naissance et de mort. Des dessins réalisés par les enfants enfermés à Terezin y sont exposés.

Synagogue Klaus

De style haut baroque, la synagogue Klaus présente une remarquable voûte en berceau richement décorée de stucs. Elle abrite aujourd’hui, outre une collection de manuscrits et d’imprimés en hébreu, une exposition retraçant l’histoire des traditions juives en Europe centrale depuis le début du Moyen Age. De nombreux personnages importants de la communauté juive de Prague y apparaissent comme Rabbi Löw qui, selon la légende, aurait donné vie au XVIè siècle au célèbre golem. Adjacente à la synagogue, ne manquez pas d’aller voir l’ancienne salle des cérémonies (1906) de la confrérie du Dernier Devoir qui ressemble à un petit château médiéval. On y installa en 1944 une intéressante exposition relatant l’histoire du ghetto de Prague.

Synagogue Maisel

Financée par Maisel dans les années 1570, la synagogue Haute communiquait à l’origine avec l’hôtel de ville juif. Le sanctuaire ne reçut sa propre entrée et son escalier qu’au moment de leur séparation au XIXe siècle. La salle principale, située au premier étage, d’où son nom de synagogue Haute, a conservé son plafond à voûtes et sa décoration magnifique de stucs Renaissance. Vous pourrez y admirer de splendides rideaux destinés à être suspendus dans la partie antérieure des tabernacles, au contact des rouleaux de la Torah.

Synagogue Espagnole

La première synagogue de Prague, connue sous le nom de Vieille Ecole, s’élevait à cet endroit. Elle était au XIe siècle le centre de la communauté juive de rite oriental. Il ne reste rien de la Vieille Ecole et le sanctuaire actuel date de la seconde moitié du XIXe siècle. L’extérieur mêle styles mauresque et Renaissance et possède à l’intérieur une riche décoration en stucs inspirée de celle de l’Alhambra de Grenade, d’où le nom de synagogue Espagnole. Autrefois fermée au public, elle abrite aujourd’hui une exposition permanente consacrée aux juifs de Bohême.

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