Prague

La rue Panska et le palais Sylva Tarouca

Nous sommes maintenant sur le trottoir de gauche. Continuons à descendre la rue Na Prikope jusqu’à la rue Panska, ce sera la première sur votre gauche. Vous êtes à l’angle de la rue Panska et de Na Prikope juste devant l’Eglise de la Sainte-Croix. C’est une église très austère de style empire réalisée autour de 1820. Il est possible de prendre cette rue Panska et la remonter sur environ 200 mètres pour rejoindre le Musée Alfons Mucha. C’est un petit musée, mais il donne une idée de l’art de Mucha. On peut y voir des affiches, surtout de Sarah Bernhardt, dont il fut l’artiste attitré, des croquis, esquisses, quelques peintures à l’huile et en prime une peinture de Paul Gauguin[…]

L’intérieur de la banque

Allons faire un tour dans cette banque. Traversons la rue puis entrons. Prenez l’escalier et montez au premier étage, à la salle des guichets. Le spectacle est unique : vous verrez une gigantesque verrière autour de laquelle ont été installées les personnifications des différentes régions de la Bohême. Nous nous retrouverons ensuite devant l’entrée. À la découverte de l’intérieur de la banque Franchissons la rue et pénétrons à l’intérieur de cet édifice impressionnant. Dès l’entrée, l’atmosphère solennelle du lieu se fait sentir, avec ses colonnes massives et ses détails architecturaux raffinés qui témoignent de la grandeur passée. Pour accéder au cœur de la banque, empruntez l’escalier majestueux menant au premier étage, où se trouve la salle des guichets. Dès votre

La Banque Zemska

Et avant de poursuivre notre promenade, regardons quelques instants le bâtiment de droite où se trouvait l’annexe de la Banque Zemska. Les deux édifices sont d’ailleurs reliés par un pont couvert qui enjambe la rue Nekazanka. L’architecte est encore Osvald Polivska, sans doute l’architecte qui s’adapta le mieux durant sa vie aux goûts de ses commanditaires, sans cultiver le moindre dogmatisme en matière de style. Cette façade nous le rappelle, car elle date de 1911, douze années la sépare de la première. Et en 12 ans, beaucoup de choses se sont passées. Polivska est devenu un architecte adulé, mieux : il est devenu l’architecte officiel de la Commune de Prague ! En même temps, l’éclectisme s’en est allé, et l’art

L’Ancienne Banque d’Investissement

Nous voilà maintenant au niveau du numéro 20 mais sur le trottoir de droite lorsqu’on vient de la tour poudrière. L’Ancienne Banque d’Investissement, ex Zemska Banca, se trouve juste en face. Elle est en fait composée de deux parties, un bâtiment principal et une annexe. Les deux édifices sont reliés par un pont couvert qui enjambe la rue Nekazanka. Ils ne datent pas de la même époque, mais sont l’œuvre d’un même architecte Osvald Polivska, l’un des maîtres d’œuvres de la Maison Municipale. Intéressons-nous d’abord à la façade du bâtiment le plus imposant des deux, celui de gauche. Décomposons-la et essayons de voir ce qu’est son style. Tout d’abord, la façade est très différente dans son traitement de celle de

La rue Na Prikope

Nous sommes devant la tour poudrière et la Maison Municipale est à notre droite. Sur notre gauche, il y a une large rue, c’est la rue Na Prikope qui commence. Avant de nous y engager, regardons une dernière fois la Tour poudrière. A droite, on voit ce petit pont qui la relie au Palais Municipal. Bizarre non, pour deux édifices de périodes si différentes ?. En fait, il était bien stipulé dans le cahier des charges remis aux architectes de la maison municipale que la tour poudrière devait être reliée à la Maison Municipale. Et c’était une façon d’insister sur la continuité historique à laquelle étaient si attachés les patriotes tchèques. Alors maintenant, engageons-nous sur Na Prikope qui signifie en

Le rez-de-chaussée de la maison municipale

Regardons maintenant le niveau inférieur écrasé par la beauté de l’auvent monumental qui précède l’entrée et dont la rotondité rappelle celle du tympan. Il y a plusieurs choses à dire sur ce rez-de-chaussée. Tout d’abord, remarquez la verrière décorée de vitraux colorés et qui est comme suspendue à cet auvent. On a utilisé ici des matériaux modernes, le verre et le bronze. Pour preuve, regardez ces beaux atlantes hissés sur deux colonnes latérales et en train de hisser un globe de verre sur leurs épaules : ce sont des porteurs de lumière ! Dans le projet initial, il était prévu de dérouler sur les murs de véritables cycles retraçant l’épopée de la Bohême. Au bout du compte, seul des médaillons

Le tympan central de la maison municipale

Maintenant, si nous regardons la façade, elle reste très décorative. Elle est couverte d’ornements mosaïques, stucs, statues qui sont des citations de l’art du passé. Par exemple, regardons le grand tympan central, ne vous fait-il pas penser à une sorte d’arc de triomphe ? S’il faut absolument rattacher cette façade à une des écoles de l’Art Nouveau, alors choisissons l’école allemande, le Jugendstyl, plus historisant, plus décoratif et moins rationaliste que par exemple le style de la Sécession viennoise bien représenté un peu plus loin. Quoi qu’il en soit, cette indécision stylistique entre éclectisme et modernité que reflète la Maison Municipale fut critiquée par tout le monde. Par les Allemands d’abord, qui y virent une construction « agressive » qui

La maison municipale

Nous voici sur la Place de la République, au pied de la Tour poudrière. La Maison Municipale se trouve à notre droite, et elle est reliée à la tour par une petite galerie en pierre. De l’autre côté, à gauche de la tour, c’est l’avenue Na Prikope qui commence. Débutons par la Maison Municipale. Pour avoir une bonne vue d’ensemble de cette dernière, prenons du recul. Et pour cela, passons de l’autre côté de la rue et allons vers ce haut bâtiment austère couronné par un tympan. C’est l’ancienne douane, et elle se trouve juste dans l’axe de la Tour poudrière. Retournons maintenant à nouveau vers la maison municipale. L’avenue Na Prikope est toujours sur notre gauche, et devant nous

Histoire du quartier

Tous les quartiers de Prague sont chargés d’histoire, c’est entendu. Mais alors qu’à Stare Mesto -la Vieille-Ville-, ou du côté du Château de Hradçany, on peut remonter jusqu’à la genèse de la ville, ici à Nove Mesto, c’est une autre histoire. Cette histoire a débuté au 14e siècle, quand l’empereur Charles 4, pour pallier à la surpopulation de la Vieille-Ville, décida de fonder Nove Mesto. C’est à dire mot à mot « la ville nouvelle ». Une ville nouvelle donc, enfermée derrière des murailles, dotée d’une administration propre et peuplée par la petite bourgeoisie. Pourtant, vous verrez en un coup d’œil qu’il est bien difficile d’aligner les façades médiévales dans ce quartier. C’est que la ville a vécu, et vu

Nove Mesto, de da Maison Municipale à la Place Venceslas : introduction

Avec les quartiers du château de Malastrana et de la vieille ville, nous avons découvert les 1000 ans de l’histoire de Prague. Dans ce quartier-ci, Nove Mesto, la Nouvelle ville en tchèque, nous découvrons son passé récent. Et surtout, nous comprendrons mieux l’esprit qui a animé la quête d’indépendance des tchèques, que ce soit l’indépendance vis-à-vis des Autrichiens au début du 20e ou bien l’indépendance par rapport au système communiste et à Moscou à la fin de ce même 20e siècle. Et comme nous le verrons, l’urbanisme et l’art et notamment l’art nouveau Pragois seront les fers de lance de cette quête. Alors, pour découvrir ce quartier, notre promenade débutera au pied de la tour poudrière, juste à côté de

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