Nancy

Porte de la Craffe

La Porte de la Craffe est le plus important des vestiges des fortifications de la ville médiévale (la Vieille Ville) de Nancy. Construite au XIVe siècle, elle fut flanquée, au siècle suivant, de deux grosses tours rondes qui assuraient sa défense contre les armes de jet comme contre l’artillerie naissante. Maintenue lors de l’extension des fortifications au XVIe siècle, elle se vit adjoindre une seconde porte, à laquelle elle est reliée par un tunnel, puis, au XVIIe siècle, elle fut précédée d’un porche classique. Ce dernier a été transformé au XIXe siècle pour lui donner son aspect néo-gothique actuel.

Place Stanislas

La construction de la Place Stanislas (alors place royale) est l’élément clef du grand projet de rénovation urbaine de l’ancien roi de Pologne et duc de Lorraine Stanislas Leszczynsky, visant à réunir ensemble la Vieille Ville et la Ville Neuve de Nancy par une enfilade de trois places. Commencée en 1752, elle fut confiée d’abord à Jean-Nicolas Jennesson, rapidement remplacé par Emmanuel Héré qui conçoit, sous l’impulsion du duc, une place ordonnancée où se mêlent équipements administratifs et de loisirs. Chacun des bâtiments y est conçu non seulement pour lui-même, mais pour sa façon de s’intégrer à l’ensemble de la place, tempérant la rigueur du clacissisme hérité de Mansart et de Boffrand par des adjonctions plus “rocaille”, notamment l’arc Héré

Place de la Carrière

Créée au XVIe siècle lors de l’extension des fortifications de Nancy, la place de la Carrière a été entièrement remodelée lors du réaménagement de la ville par Stanislas Leszczynsky au milieu du XVIIIe siècle. Emmanuel Héré a conçu une place rectangulaire, bordée, au nord, sur la friche laissée par l’abandon du projet du nouveau Louvre, par le palais du Gouverneur, au Sud, du côté de la Ville Neuve, par la porte royale, percée au XVIe siècle lors de l’occupation française et réarrangée en arc de triomphe et au Sud-ouest, imitant l’hôtel de Beauveau-Craon construit au début du siècle par Germain Boffrand, la Bourse de Commerce. Seuls l’Hôtel de Beauveau-Craon et les hôtels particuliers le long de la carrière sont maintenus,

Parc de Loisiers de la Forêt de Haye

Petit bout de forêt situé à quelques minutes de Nancy, le parc de loisirs de la forêt de la Haye occupe plus de 200 hectares, et vous permettre de vous retrouver au cœur de la nature tout en bénéficiant d’équipements de loisirs et d’activités sportives nombreuses et variées. Que vous soyez amateur de VTT, de cheval ou même de ski, vous trouverez ici des espaces, mais aussi des associations qui vous soutiendront dans votre pratique. Parents accompagnés de vos enfants, vous apprécierez tout particulièrement les jeux disséminés, mais aussi la ferme forestière et ses animaux domestiques parfois méconnus. Le mot haye provient vraisemblablement du terme celte « hag » qui signifie forêts.

Palais Ducal

La Bataille de Nancy en 1477 avait laissé le palais ducal de Lorraine en très mauvais état, aussi le duc René II lança-t-il un chantier de reconstruction qui dura de 1502 à 1512, donnant naissance à un château mêlant goût flamboyant et goût italianisant. La porterie, qui rappelle celle du château de Blois, est surmontée d’une statue équestre à la gloire du duc Antoine de Lorraine, fils et successeur de René II. Vous en admirerez tout particulièrement les riches gâbles flamboyants qui ornent les fenêtres sur la cour intérieure. Le palais fut grandement mutilé au XVIIIe siècle par le duc Léopold qui, souhaitant un édifice grandiose dont il confia les plans à Boffrand, le nouveau Louvre, détruisit les trois quarts

Palais du Gouverneur

Le palais de la Nouvelle Intendance, ou palais du Gouverneur, fait parti des aménagements de la place de la Carrière par Héré. Remplaçant le nouveau Louvre de Boffrand, inachevé et démoli en 1745, il s’ouvrait (jusqu’en 1766) à travers une colonnade, sur le jardin orné d’une fontaine de Söntgen symbolisant le Temps. De nos jours, les colonnades du palais de l’Intendance sont closes et son péristyle s’ouvre sur un grand escalier d’honneur dont la rampe est l’œuvre de Jean Lamour. À l’étage noble, vous admirerez tout particulièrement le bureau dit du maréchal Foch remeublé par Majorelle et la balustrade, surmontée de groupes allégoriques de Barthelémy Guibal : la Royauté, la Justice, la Vérité, la Fécondité et le Pouvoir.

Opera

L’incendie en 1906 du Théâtre de la Comédie, construit en 1758 par Stanislas Leszczynsky, laissa l’Opéra de Lorraine sans toit. L’État confia dès cette même année 1906 à Joseph Hornecker le soin d’édifier un nouvel opéra sur la place Stanislas, accolé à l’ancien évêché. Inauguré en 1919, c’est un bâtiment étonnant car, quoique conçu par un des architectes de l’École de Nancy, il n’en reste pas moins un bâtiment qui se veut l’héritier du clacissisme, s’intégrant dans le reste des bâtiments de la place Stanislas. Seul le salon oriental fait appel à toutes les ressources de l’Art Nouveau.

Muséum-Aquarium de Nancy

Le Muséum Aquarium de Nancy doit sa réputation à ce qu’il n’est pas uniquement un aquarium public mais aussi un lieu de recherche et d’enseignement sur l’aquariophilie. Il regroupe 80 aquariums, dont certains de près de 15 000 litres, hébergeant plus de 500 espèces aquatiques, tant d’eau de mère que d’eau douce. Arrivé au muséum, deux galeries en forme de “L” s’offrent à vous : au bout de chacune d’entre elles se trouve un aquarium géant. Eau douce pour la galerie de gauche et deux grands aquariums d’eau de mer pour celle de droite. Entre les deux galeries un escalier vous mènera au musée des fossiles et des animaux naturalisés.

Musée Historique Lorrain

Créé en 1848 par la Société Archéologique Lorraine et installé dans le Palais ducal et l’église adjacente des Cordeliers, le musée historique Lorrain ouvre avec l’apparition de l’humanité et suit l’aventure des habitants de l’actuelle Lorraine jusqu’à l’Empire, cédant, pour la suite, la place au musée des arts et traditions lorraines, installé dans le couvent des Cordeliers. Malgré l’incendie qui, en 1875, détruisit en même temps que la Galerie des cerfs une partie des collections, il présente toujours une collection exceptionnelle, articulée en grandes périodes autour desquelles sont réservées des salles consacrées aux grands artistes de la région, et notamment à Georges de La Tour, dont le musée conserve l’une des plus riches collections au monde.

Musée des Beaux-Arts de Nancy

Créé en 1793, le musée des Beaux-Arts de Nancy est installé depuis cette date dans l’un des grands pavillons bordant la place Stanislas. Ce sont notamment ses collections de peinture européenne qui font sa richesse. Peinture ancienne avec le Tintoret ou le Lorrain, l’enfant du pays, mais aussi peinture du XIXe siècle, avec notamment la bataille de Nancy de Delacroix, et peinture moderne : autour de plusieurs Monet et Manet, vous verrez ainsi d’importants Picasso ou Modigliani. Au sous-sol est conservée une riche collection de verreries Daum. Enfin, sa politique d’exposition temporaire, particulièrement active et dynamique, saura vous surprendre et vous émerveiller.

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