Munich

Le grand tableau peint de l’autel

Admirons le grand tableau peint. Il remplace un tableau détruit pendant la guerre et qui montrait la fondation de l’église des Théatins par le couple princier. Car nous ne vous avons pas encore annoncé la triste nouvelle, mais le cœur de l’église comme la voûte fut reconstituée après la 2d guerre mondiale, suite à un bombardement aérien qui détruisit le centre historique de Munich. Le tableau original ayant été détruit par les flammes, l’administration de l’ancienne pinacothèque accepta de mettre une de ses oeuvres en dépôt. Elle est due au peintre flamand Caspar de Crayer né à Anvers en 1584. Son style pictural est très influencé par le baroque grandiloquant de Peter Paul Rubens. Nous pourrions presque confondre les peintures[…]

L’autel de l’église des Théatins

Et pour finir, tournons-nous vers le cœur. Il est dominé par un superbe autel de stuc orné d’un tableau datant de 1646 et s’harmonisant parfaitement avec le reste de l’église. Regardez les immenses colonnes torsadées et enroulées de guirlandes de fleurs sur lesquelles jouent des petits angelots. Ces colonnes tout en mouvement changent des traditionnelles colonnes antiques annelées et droites. Et c’est Le Bernin qui fut l’inventeur de ce type de colonnes monumentales si baroques. Les plus célèbres, il les dessina en 1624. Ce sont celles qui soutiennent le baldaquin en bronze au dessus de l’autel de la basilique Saint Pierre de Rome. Revenons ici à l’église des Théatins. Regardez les colonnes : elles soutiennent un fronton brisé qui encadre

La coupole de l’église des Théatins

Tout à l’heure, nous avons parlé de voie triomphale conduisant à l’autel depuis le portail. Et bien, levez les yeux vers les arcades, à droite comme à gauche, qui donnent accès depuis la nef aux chapelles latérales. Au dessus de chaque arcade repose un angelot gigantesque. Ces anges nous montrent le chemin. Ils ont tous un bras pointé en direction de l’autel. Certains ont même un doigt sur la bouche en signe de silence contemplatif. N’est ce pas une géniale invention des décorateurs ? Car encore une fois, il faut toujours essayer de se remettre dans le contexte de l’époque pour imaginer l’impact que cela devait avoir sur les fidèles. Et à l’époque, ce spectacle devait être très marquant. Mais

Le portail de l’église des Théatins

Nous vous invitons à traverser la nef et à entrer dans l’espace compris sous la coupole. Avant de nous intéresser à la coupole, tournons-nous en direction du portail d’entrée pour saisir l’aspect triomphal de cette église. Impressionnant n’est-ce pas ? Encore une fois le gigantisme ! La porte proprement dite est encadrée par deux gigantesques pilastres pour s’harmoniser avec le reste de l’église, mais également pour offrir un caractère triomphal à cette entrée. La somptueuse décoration sculptée est en rapport direct avec le vœu du couple souverain qui commanda la construction. Regardez au dessus de la porte d’entrée : entre deux statues féminines, on y voit un panneau sombre portant une longue inscription latine en lettres d’or. Cette inscription rappelle

L’intérieur de l’église des Théatins

Entrons maintenant dans l’église. Nous nous retrouvons exactement après l’entrée à l’extrémité de la nef. Nous avons le souffle presque coupé devant l’immensité de cet espace avec ses hautes voûtes et sa décoration de stuc envahissante ! On a comme un sentiment d’écrasement. Pas vous ? Pour notre part, nous employons volontiers l’expression de triomphe du baroque. Englobons du regard la nef dans laquelle nous nous trouvons. Elle forme comme une vaste salle allongée menant directement vers un véritable puits de lumière qui accroche le regard dès que nous rentrons. Bien évidemment, vous l’aurez compris, ce puits de lumière éclaire le cœur, c’est-à-dire l’espace sacré de l’église. C’est là encore la présence divine qui est illustrée par cette lumière traversant

L’histoire de l’église des Théatins

Avant d’identifier les 4 grandes statues de la façade, permettez-nous de dire quelques mots sur l’origine de ce sanctuaire qui doit sa création à un vœu pieux. Alors voilà : nous sommes en 1650 et le prince de Bavière Ferdinand Maria épouse Henriette Adélaide de Savoie. Enfin, en 1662, naquit Maximilien Emmanuel qui allait devenir l’un des grands souverains de Bavière. Et pour remercier le Seigneur de la tardive et heureuse naissance, le couple décida de bâtir cette nouvelle église. La princesse Henriette Adélaide avait grandi à la cour de Savoie qui était célèbre pour son faste. C’est cette dame qui introduisit l’art baroque en Bavière. Mais pourquoi l’église est-elle appelée église des Théatins ? Et bien, regardez la statue

L’église des Théatins

Tournons nous maintenant vers la droite, vers l’imposante façade de l’église des théatins. Même si le hall des généraux est le point central de la place, pour autant, nous pouvons dire que c’est l’imposante façade de l’église des Théatins qui domine réellement le quartier. Tout d’abord, voyez sa couleur extérieure : ce jaune est vraiment très inhabituel. Levez les yeux un instant vers les deux tours. Une étrange construction n’est ce pas! Les tours carrées s’élèvent régulièrement au-dessus de la façade, puis soudain elles s’achèvent par une sorte de haut belvédère circulaire couronné d’un dôme de cuivre. Regardez encore le belvédère : il est entouré ou maintenu par de grandes volutes de pierre qui, disons le, ressemblent un peu à

Le hall des généraux ou le Feldherrnhalle

Maintenant, tournons-nous de nouveau vers les arcades qui ferment la perspective derrière nous. Avez-vous déjà vu une construction similaire? Et bien en fait, si vous êtes allés à Florence, vous avez pu admirer le modèle de ce bâtiment : il s’agit de la loge des lanciers présente sur la place de la Seigneurie. Eh oui ! encore et toujours l’Italie dont Louis 1er était un grand admirateur. Contemplons cet imposant monument qui fut surnommé le « hall des généraux» pour honorer l’armée bavaroise. Sa structure très simple lui confère une grande élégance presque martiale. Trois grandes arcades s’ouvrent sur un grand hall ressemblant presque à un podium destiné à mettre en valeur les statues qu’elle abrite. Si vous levez les

La rue Ludwig

Maintenant, continuons notre promenade et ressortons. Et en sortant, prenez sur votre gauche. Au coin de la rue, prenez à gauche pour vous placer devant la façade d’un surprenant bâtiment percé de trois hautes arcades. Il se trouve sur l’Odeonsplatz et abrite de grandes statues militaires. Êtes-vous bien face aux 3 grandes arcades abritant 3 statues ? Tournez un instant le dos à cette galerie afin de découvrir la somptueuse perspective qui s’ouvre devant nous. Il s’agit de la rue Ludwig. N’est-ce pas une perspective digne d’une grande métropole ? Nous sommes sur la place dite de l’Odéon qui achève la grande rue Ludwig qui semble partir à l’infini. Sans l’arc de triomphe et toute proportion gardée, l’effet rappelle un

Le palais Preysing

Allez maintenant jusqu’au second portail du palais gardé par deux lions. Pour cela, traversez à nouveau la rue pour regagner le trottoir qui longe la résidence et avancez vers la gauche. . Cette porte est identique à la première que nous avons rencontrée un peu plus bas dans la rue. Mais regardez attentivement les lions et regardez entre leurs pattes : vous remarquez une boule qui brille. Voyez-vous comme elle est dorée contrairement au reste de la sculpture qui est de couleur vert bronze. Vous l’avez deviné, les Munichois caressent cette boule qui fut lustrée par tant de mains. N’hésitez pas à faire un vœu en touchant vous aussi la boule. C’est la version munichoise de la fontaine de Trevi

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