Munich

La nouvelle mairie de Munich

Maintenant, tournons notre regard autour de la place pour en saisir l’espace. Nous sommes au cœur de la capitale bavaroise et à l’emplacement du premier marché du Moyen Age. Cette place centrale est devenue une zone piétonnière. Il faut néanmoins vous imaginer qu’autrefois ce vaste espace était envahi par les échoppes et charrettes des marchands de céréales et de sel ; les deux ingrédients essentiels de la vie quotidienne au Moyen Âge. Les céréales servaient naturellement à faire le pain. Et le sel ? A goûter aliments ? Bien sûr, mais surtout il servait à les conserver, chose très précieuse à une époque où les frigidaires n’existaient pas ! Mais qui dit marché, dit également centre de la vie bourgeoise.[…]

L’histoire de la colonne

La sculpture fut exécutée en 1590 par Hubert Gerhard pour le maître autel de la cathédrale de Munich. Gerhard est le principal sculpteur de la Renaissance qui œuvra à Munich. Nous aurons l’occasion de rencontrer d’autres œuvres de lui au cours des différentes promenades dans la cité. Mais si la statue de Marie fut réalisée pour la cathédrale, pour quelle raison se trouve à aujourd’hui au milieu d’une place ? Alors, voilà : c’est le prince-électeur de Bavière, Maximilien 1er, qui décida de la déménager ici en 1640. Fervent catholique, ce prince souhaitait remercier la mère du Christ d’avoir épargné sa capitale pendant la terrible guerre de Trente Ans qui déchira l’Europe de 1618 à 1648. Cette guerre opposa principalement

Style architectural de la colonne de Marie

Êtes vous au centre de la place et au pied de l’immense colonne de marbre rose supportant une vierge dorée dressée sur un croissant de lune ? Alors, débutons justement notre promenade par cet imposant monument et admirons tout d’abord son haut socle rectangulaire. Nous voyons qu’il est orné de 4 sculptures de bronze quasiment identiques et placées respectivement à chaque angle. Faites une fois le tour du socle pour contempler ces 4 chefs-d’œuvre de bronze. Ces sculptures, exécutées en 1590, ne sont-elles pas ravissantes et en même temps dramatiques ? Il y a un véritable contraste entre l’aspect jovial de ces angelots bien joufflus revêtus d’une armure et d’un casque romain et la violence de leur geste qui consiste

Le Vieux Munich, la Marienplatz et ses monuments : introduction

Et sinon, qu’allons-nous voir lors de cette promenade ? Et bien, nous allons découvrir le cœur historique de la vieille ville de Munich avec son charme bavarois et ses multiples monuments chargés d’histoire. Nous verrons successivement la place de Marie, MarienPlatz en allemand,avec ses deux superbes mairies, son beffrois et sa magnifique colonne baroque dédiée à la vierge, puis, passant dans les petites rues de la ville, nous nous rendrons jusqu’à l’église de la Sainte Trinité. Nous passerons notamment par la célèbre Brasserie de la Cour (la Hofbräuhaus) et nous visiterons la plus ancienne paroisse de Munich, l’église Saint pierre pour enfin découvrir l’église Saint Jean Népomucène bâtie par les frères Adams et considérée comme un chef-d’œuvre absolu du baroque.

L’interieur de Kunsthaus

Nous vous invitons à entrer dans le hall qui permet d’admirer la grande salle centrale qui a été entièrement restaurée dans son style de 1937. Elle présente l’un des meilleurs exemples d’architecture intérieure de l’époque du nazisme. Montez les marches et dirigez-vous vers la grande salle percée d’une immense porte encadrée de marbre rouge. Elle est exactement au centre du bâtiment et s’ouvre droit devant vous après avoir franchi l’entrée. La première chose que nous pouvons dire c’est que les Nazis appréciaient le gigantisme ! Les portes et les ouvertures à droite et à gauche donnant dans les salles d’exposition sont réellement aménagées pour des géants. Quant à la décoration particulièrement minimaliste : elle est d’une grande froideur. Heureusement, l’architecte

Le Kunsthaus

Pour finir notre promenade par un contraste, nous vous proposons un bon dans l’histoire pour découvrir le plus important bâtiment hitlérien de Munich : la maison des arts. Laissez l’entrée du palais Carl derrière vous et dirigez-vous tout droit jusqu’à la rue. Il s’agit de la rue Franz Joseph Strauss. Regardez maintenant sur la gauche, nous avons une grande artère perpendiculaire appelée la Prinzregentenstrasse. Sur le trottoir d’en face, c’est à dire à gauche quand nous avons le palais de Carl dans le dos, nous apercevons une monumentale construction de béton au toit plat et surtout dont la façade est formée par une immense colonnade. Traversez la Prinzregenstenstrasse pour vous rendre devant cette façade. Nous pourrions tout de suite qualifier

Le palais du prince Carl

Nous vous proposons de traverser le jardin pour découvrir un dernier palais qui occupe une place à part dans la vie politique bavaroise. Quand vous êtes au niveau du pavillon, tournez le dos à la monumentale façade de la résidence et dirigez vous vers la galerie d’arcades fermant le jardin à l’opposé de la résidence. Marchez désormais jusqu’au bout de la galerie en conservant le jardin sur votre droite. Regardez sur votre gauche. Un chemin pavé descend en pente douce : vous allez vite apercevoir un palais rose précédé d’un portique à colonnes. Rendez-vous devant son entrée ou plus exactement devant le portique. Ce bâtiment est appelé amicalement par les Bavarois : numéro 1 de Munich. C’est en effet entre

L’intérieur du pavillon

Rapprochez-vous du pavillon et regardez l’intérieur à travers les arcades. Une étrange décoration murale qui fait penser à une grotte : vous ne trouvez pas ? La plinthe des murs sur laquelle s’élèvent de hauts pilastres est formée de pierrailles brutes. Et puis la fontaine murale avec son dauphin penché vers la vasque de marbre rouge est entièrement décorée de coquillages et de cailloux polychromes. Cette astuce artistique est encore une fois une invention du maniérisme et rappelle la fraîcheur des grottes et des bords de mer. Cette idée est liée avec la fonction du pavillon qui servait à se mettre à l’ombre les jours de grand soleil pour profiter de la fraîcheur de l’eau diffusée par la fontaine.

Le pavillon du jardin

Nous vous invitons à vous rendre directement au milieu du jardin pour admirer le charmant pavillon couvert d’un dôme construit au centre. Ce pavillon plein de légèreté est le seul vestige du premier jardin aménagé par Maximilien 1er entre 1613 et 1617 dans le style italien. Les arcades sont exactement au nombre de huit et si vous faites attention autour de vous, vous remarquerez que tous les chemins du jardin convergent vers ces dernières. A l’origine, le jardin était aménagé à l’italienne avec de multiples espèces de fleurs plantées en parterre que limitaient les allées. Le pavillon central permettait ainsi d’obtenir une jolie symétrie d’ensemble. Maintenant, levez les yeux au dessus de la coupole de cuivre pour contempler la statue

La place de l’Odéon

Avant de quitter le sanctuaire, n’hésitez pas à vous attarder sur les riches ornements qui recouvrent l’ensemble comme ceux placés à droite et à gauche du maître autel. Regardez cette profusion de lourdes guirlandes de fleurs et fruits ainsi que la multiplicité des angelots. Sortons à présent de l’église et allons devant sa façade. Quand vous regardez la façade de l’église, dirigez-vous vers la droite et marchez tout droit jusqu’à une place ornée au centre d’une statue équestre en bronze. Nous ne pouvons pas vous donner d’adresse, car il s’agit encore de la place de l’Odéon. Allez jusqu’au pied du cheval. Le plan urbanistique de Munich est vraiment étrange dans ce quartier. La Halle des généraux se trouvait au bout

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