Province de Liège

La vitrine d’orfèvrerie

Tournons-nous maintenant vers la vitrine d’orfèvrerie. De nombreuses pièces y sont présentes, la plupart du 17e siècle. Le 17e siècle, comme par après la 18e, a été une époque de grand rayonnement pour les orfèvres liégeois, qui produisent en abondance vaisselle et surtout objet liturgique. La plupart des principaux orfèvres du temps sont connus, et reconnaissables au poinçon – ou marque de fabrique – que l’on trouve généralement sous le pied de ces objets. On retrouve aujourd’hui de l’orfèvrerie liégeoise un peu partout en Europe, car sa renommée faisait qu’elle était aussi exportée. Prenons un exemple éclatant. Au milieu de cette grande vitrine se trouve un haut et grand objet sur pied, portant en son centre un soleil de verre,[…]

Les trésors de la troisième salle

Nous allons maintenant passer dans la troisième salle. Prenons donc la porte à gauche du tableau de Patenier. Nous nous trouvons dans une petite pièce en largeur. Elle contient quelques belles pièces. Mais nous souhaitons surtout vous parler de pièces présentées dans la salle suivante. Nous tournons donc vers la gauche, et passons une nouvelle porte. Nous serons alors dans la troisième salle, et nous arrêterons à l’entrée. Vous y êtes ? Bien. Alors à votre gauche s’étend une grande vitrine présentant des pièces d’orfèvrerie liégeoise. Nous en dirons un mot dans un instant. Sur le mur à notre droite se trouve un très beau tableau représentant le repos pendant la fuite en Egypte, attribué au peintre Gilles Van Coninxloo.

Le tableau de Joachim Patenier

Tournons maintenant le dos à la plus longue partie de ce podium. Dans le mur face à nous s’ouvre la porte d’accès vers la salle suivante. Juste à droite de cette porte, sont accrochés trois tableaux. Nous allons regarder celui qui se trouve tout à fait à droite, vers le bas. Vous y êtes ? Ce petit tableau est attribué à un artiste très célèbre de la région Mosane, Joachim Patenier, et représente un paysage avec saint Jérôme. Joachim Patenier est un artiste très important de la région mosane. Il a vécu au début du 16e siècle. A l’avant-plan d’un grand paysage, nous voyons saint Jérôme qui se frappe la poitrine avec une pierre, en signe de sa pénitence. A

Le thème de sainte Anne trinitaire

Lorsque nous faisons face à la statue de sainte Anne, toutes les sculptures qui se trouvent à notre gauche, après l’angle du podium, représentent le thème de sainte Anne trinitaire, d’une manière beaucoup plus traditionnelle. Le thème de sainte Anne trinitaire est celui de sainte Anne avec sa fille Marie et son petit fils Jésus. Ils sont donc trois, d’où le nom de « trinitaire ». Sainte Anne et la Vierge, toutes deux adultes, se regardent. Entre elles se tient l’enfant Jésus, tenu par la Vierge, mais tendant les bras vers la grappe de raison que tient sa grand-mère. Cette grappe, c’est d’abord la grappe de raisin que les premiers Hébreux, après leur sortie d’Egypte, apportèrent au prophète Josué, afin

La lignée de sainte Anne

Si nous faisons face à la Vierge de Berselius, nous avons à notre droite un long podium de bois peint, sur lequel repose une multitude de statues de bois. Elles représentent différents saints et saintes. Allons juste dans le coin, pour regarder la belle grande statue qui se trouve dans ce coin, sur la planche du haut. Elle représente la « lignée de sainte Anne », sainte Anne étant traditionnellement considérée comme la mère de la Vierge, donc la grand-mère du Christ. Cette œuvre est à nouveau d’origine allemande et date du début du 16e siècle. La lignée de sainte Anne est un thème très fréquent de l’imagerie chrétienne de la fin du Moyen Age. Sa fonction était multiple. À

La vierge de Berselius

Allons maintenant tout droit, en tournant le dos à la porte d’entrée. Au milieu de la pièce se trouve une vitrine isolée, contenant une magnifique Vierge à l’Enfant en bois sculpté, dite « Vierge de Berselius ». Nous sommes ici face à une des plus belles œuvres du musée. En fait, elle est considérée comme un des chefs-d’œuvre de la Renaissance pour ces régions. C’est d’ailleurs ce que signifie l’inscription gravée en latin sur le socle : « les statues célèbres des temps anciens ont certes leur valeur, mais aucune ne peut se comparer à celle de Daniel ». Car l’auteur est connu, il s’agit d’un sculpteur allemand installé à Liège, Daniel Mauch. Fidèle à Rome, il avait trouvé refuge

La scène de l’Adoration des Mages

Et maintenant, observons les oeuvres. Le premier étage du musée est consacré à l’art depuis la Renaissance jusqu’au 19e siècle. Quelques œuvres majeures s’y trouvent déjà. Cependant, c’est surtout au 2e étage que nous aurons à faire aux principaux trésors de ce musée, les œuvres de l’époque romane. Plaçons-nous à la porte qui sépare la salle de la cage d’escalier, comme si nous rentrions pour la première fois dans la salle. Juste à note gauche se trouve une petite vitrine. Sur la planche du haut, nous y voyons une belle petite crèche en bois peint. Plutôt qu’une crèche, c’est une scène de l’Adoration des Mages. Elle date du début du 16e siècle, et provient ans doute à l’origine de la

L’histoire du musée

A l’origine, il s’agit du musée diocésain, lié à l’évêché donc. Ses collections ont été rassemblées essentiellement au 19e siècle et au début du 20e. Depuis 1976, il porte le nom de musée d’art religieux, ce qui détermine clairement sa vocation. Mais ce nom est complété par une précision : musée d’art religieux ET d’art mosan. Car l’idée était, dès le départ, de donner la primauté bien sûr aux œuvres d’artistes et artisans issus du grand territoire de l’ancien évêché de Liège, traversé essentiellement par le cours de la Meuse. Et bien que le bâtiment du musée ne soit pas particulièrement grand, la concentration des œuvres, disposées de manière chronologique, nous permettra de prendre conscience de ce que fut la

Le musée d’Art Religieux et d’Art Mosan : introduction

Nous vous proposons maintenant de découvrir les très belles colletions du musée d’Art religieux et d’Art mosan. Ces collections nous permettront d’entrer dans l’extraordinaire histoire religieuse de Liège, ancienne principauté épiscopale, et notamment de découvrir quelques merveilles artistiques, en particulier celles produites à l’époque romane, essentiellement en orfèvrerie et en sculpture. Car Liège, ville majeure de la vallée de la Meuse, était un centre culturel important, que les amoureux du moyen âge d’aujourd’hui connaissent bien. L’orfèvrerie mosane en particulier produisait des œuvres parmi les plus recherchées au Moyen-âge.

Fin de la promenade

Alors, regardez, écoutez ces personnages, le silence des scènes. Quand vous aurez achevé la découverte de cette oeuvre, vous pourrez ressortir. Nous vous attendons dehors pour vous donner quelques indications à propos de votre chemin de retour. Et nous voici à la fin de notre visite. Si vous tournez le dos à la porte de l’église, vous avez devant vous la Place Saint-Barthélémy. Vous pourrez alors reprendre la longue rue qui passe à gauche de la place : c’est la rue Ferronstrée, qui vous ramènera, sur un kilomètre environ, à notre point de départ, la place du Marché. Nous vous signalons qu’en chemin, dans la rue Ferronstrée, vous trouverez deux beaux musées. D’abord, au numéro 114, le musée d’Ansambourg, un

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